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Capitation
Décimes
Caisse commune
Gag-es de l’archivai re
Pensions que le comman-
deur de Caig-nac devait payer en 1753 à MM. les chevaliers d’Hautpoul, de Valabre, de Gast, de Léaumont, de Beaureg-ard , de Gharmeuil , de Boisse , de Piêt, de Vier, d’Aynac, d’Olivaris, de Lyrac,
d’Auret, de .lavon..., soit... 3,332 — » »
Total des charges. . . . 4?o47 Jiv. 4 s. ))
Revenu net pour l’année i753, apres les charges déduites : io,35o livres i6 sols.
Pour jouir , paisiblement de ces revenus qui, on le voit, étaient considérables, les commandeurs possédaient dans le chef-lieu de leur commanderie
LA COMMANDERIE DE CAIGNAG
un véritable château féodal. Dans Pacte de donation de Pan 1171, Sicard de Laurac, ses frères et ses enfants avaient stipulé que les Hospitaliers de Saint-Jean pourraient élever, à Pendroit le plus convenable du territoire qui leur était concédé, un château fortifié,, afin de pouvoir défendre leurs droits et sauveg-arder leur suzeraineté : ut castelliim ibi pro vestro dorninio et forcias faciatis^. Ce fut, primitivement, une enceinte fortifiée, renfermant un corps de maison assez vaste pour log-er le commandeur, quand la g'uerre contre les infidèles ne le réclamait pas outre-mer, les frères de PHôpital, les donats et autres personnes occupées à l’exploitation des terres. Ce fut la maison de PHôpital de Caig-nac : dornus hospitalis de Caniaco, dont parlent les documents du treizième siècle.
Cette maison n’était pas sérieusement protég-ée, ni à plus forte raison en état de supporter un slèg-e, puisque, vers Pan 1280 ou 1285, le bailli royal d’Avig’nonet put se présenter à la porte de cette maison, la forcer, malgfré la défense du commandeur, et arracher un malfaiteur aux cachots de l’Hôpital ^ Et ce fut peut-être à la suite de cet incident que des réparations importantes furent