Idem, 1. I, n
APPENDICES
combe; Guillaume de Gastlar, Bernard Amiel du Fossat F
En 1224, c’est Hugues d’Alzonne {Alsonœ) qui continue dans le siècle suivant la série de ces libéralités. « Je « donne, dit-il, à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse « Marie sa Mère, au bienheureux Jean-Baptiste, aux pau- « vres de l’Hôpihil de Jérusalem d’outre-mer, et à toi « Bertrand de Gobirac, prieur de la maison de Toulouse, « et à toi Willelm de Boyer, précepteur de la maison de « Gaignac, et à toi frère Pons, procureur de ladite mai- « son, et à tous les autres frères présents et futurs, tout « le droit que je possède et que je peux posséder dans « l’église Saint Jean-de-Gaprescorjade, à savoir sur les « dîmes, les prémices, etc.
« Ge don, je le fais pour l’amour de Dieu, la rédemp- « tion de mon âme et le salut de tous mes parents, et par « cet acte, je mets l’Hôpital de Gaignac en possession ‘de « tous ces droits, et je reconnais volontiers que les frères « de l’Hôpital m’ont donné xv sols de melgueil {cari- « tatis). »
Geci se passait le 4 août 1224, Louis étant roi de France, Raymond, comte de Toulouse, Foulque étant évêque.
Quelques années plus tard, en 1230, Bernard d’issus et son frère Grimaud cédaient, « au titre d’une vente parfaite > à Sanche de l’Epée, prieur de Toulouse, et à Bernard Amiel, précepteur de Gaignac, tous les droits dont ils jouissaient à Saint-Etienne de Gaignac « et dans l’alleu, le territoire et le dîmaire de Saint-Jean de Gaprescorjade. » On peut voir, à nos Pièces justificatives, ce document intéressant, et l’énumération de tous les droits
1. Arch. dép. de la Haute-Garonne, fonds de Malte, Gaprescorjade, 1. I, no 1.
LA COMMANDERIE DE CAIGNAG
que les seigneurs d’issus vendaient à l’hôpital pour la somme de 30 sols tolsans. (Pièce justifie., n° VIII.)
A la suite de ces donations et de ces ventes, parmi lesquelles nous citons seulement les plus importantes, les chevaliers de Saint-Jean étaient devenus les seigneurs spirituels et temporels du lieu de Saint-Jean-de-Gapreecorjade.
Leurs droits spirituels furent toujours respectés. La perception de la dîme donna lieu cependant, au treizième siècle, à une difficulté qui s’éleva entre le commandeur Bernard de Fau et Willelm Barasc, chapelain de Beauteville. Cette difficulté fut vite aplanie par frère Bernard de Renneville, qui, du consentement des deux parties, fit délimiter exactement les territoires contestés, et cette délimitation mit fin au litige (1287) h
Il n’en fut pas de même pour l’exercice et la perception des droits temporels, et en particulier pour l’exercice du droit de justice. On ressentit à Saint-Jean-de-Gaprescorjade le contre-coup des procès que soutenaient alors les commandeurs contre les officiers du roi, à propos de la juridiction.
En 1314, au moment où la lutte était la plus aigue, les habitants du Gapmas des Rougiès refusèrent obéissance au juge du commandeur, et celui-ci dut les citer devant le juge royal d’Avignonet, qui les déclara justiciables du commandeur de Gaignac, comme étant situés au lieu de Gaprescorjade
Quelques années plus tard, en l’an 1320, c’étaient les
. 1. Arch. dép. de la Haute-Garonne, fonds de Malte. Gaprescorjade, 1. I, no 33.