‹ Monographie de la rageChapitre 10 sur 120 · GRAN CL JEAN · texte numérisé non relu

GRAN CL JEAN

Le 2 novembre, trois des vaches mordues refusent leur nourriture habituelle : de leurs lèvres s'échappe une abondante salivation visqueuse et adhérente. On peut, à trois kilomètres, entendre leurs mugissements. La paralysie semble faire vaciller leur train postérieur. Enfin, vers le sixième jour,elles suecombent à une paraplégie ou paralysié partielle parfaitement accentuée.

Pendant le cours de cette affection, il n’y a eu ni envie de mordre, ni accès furieux ; seulement la présence d'un chien provoquait une surexcitation extraordinaire (56).

Dans l’espace de douze mois, onze vaches sont mortes de cette maladie ou ont été abattues. L’incubation a été de vingt-cinq à trente jours chez les huit premières, et de cinquante à cinquante-six jours pour les trois dernières.

47 bis. — On lit dans le journal le Pays, du 25 janvier 4878 : « Un enfant est mort récemment, près de Privas, de la morsure d’un rat enragé. L'enfant aurait donné, pendant les dernières heu- res de sa vie, tous les signes extérieurs de l'hydrophobie. »

A8. — D'après une enquête officielle, sur un total de 228 cas observés en neuf ans, il y a eu:

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