ÉDITEURS
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DE LA
DU
Château de Saint- Cjermain- en-haye
d’après les projets et les détails d’exécution tracés
Par Feu EUGÈNE MILLET
i Architecte du Gouvernement,
Membre de la Commission des Monuments historiques. Inspecteur général des Édifices diocésains.
Lidèe de publier la Monographie du Château de Saint-Genmin-cn-Laye, que MM. Silvestre éditent et impriment au moyen de leur procédé de glyptographie, sous le patronage de l'Union syndicale des Architectes Français a pris naissance au cours de l’exposition des œuvres de Laisné, Millet et Rupriels-Robert au Cercle de la librairie en 1891. il a paru intéressant aux membres du comité de cette exposition, de reproduire en fac-similé le projet de restauration provenant des archives de la direction des Bâtiments civils et les détails d’exécution les plus intéressants parmi ceux déposes a 1 agence des travaux. Cette publication diffère donc essentiellement comme caractère, des monographies similaires en ce sens qu’elle est la reproduction photographique de dessins originaux, et que tout en montrant l'ensemble de la restauration, elle met en relief le mode d’étude de l’architecte et les modifications qu'il a dû apporter a son projet au fur et a mesure des découvertes que les démolitions des substructions parasites ont permis de relever. Nous qui avons collaboré à cette œuvre, dés le début, en 18 6a, nous pouvons témoigner de la sincérité de cette restauration, et dire comment les relevés minutieux, les recherches patientes faites par Millet lui ont permis de restituer sûrement l'œuvre du Moyen-Age et de la Renaissance dénaturée au xvrd siècle par l'adjonction des pavillons de Mansard et plus tard par l'installation des services militaires ou pénitentiaires qu’on y établit L’explication des planches, qui vient à la suite, donne l’analyse de ces éléments de restauration et leur adaptation ■ elle est précédée d’un aperçu historique succint du monument.
Comme nous le disions plus haut, les CENT PLANCHES composant l'ouvrage sont des fac-similé des détails d’exécution. On pourra peut-être leur reprocher de n’avoir pas toute la netteté et la correction de planches gravées, mais il faut considérer que les dessins originaux n’ont pas été tracés dans le but d’étre reproduits et que la plupart d’entre eux sont tachés et fatigués par suite d’un long usage entre les mains des ouvriers.
En terminant, nous adressons l’expression de notre gratitude à l’Union syndicale des Architectes Français et à son honorable président, M. de Baudot dont l’appui moral a permis d’éditer cet ouvrage, véritable hommage rendu à la mémoire et au talent de notre vénéré maître et ami Millet.