‹ Monographie de la restauration du Château de Saint-Germain-en-Laye d'après les projets et les détails d'exécution tracésChapitre 12 sur 38 · PLANCHE XXIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXIII

Bâtiment Nord, détails du chemin de ronde de l’entresol.

Développement de la planche précédente indiquant la construction détaillée.

PLANCHE XXIV

Bâtiment Nord, détail de couronnement du chemin de ronde.

Développements de la planche précédente, donnant la balustrade, le chéneau, et les gargouilles à plus grande échelle.

PLANCHE XXV

Bâtiment Nord, détails des éperons extérieurs.

Ce détail montre une consolidation qui a été imposée à l’architecte par le mauvais état de l’édifice. Le constructeur de la Renaissance, pour contrcbuter les voûtes très lourdes, portant dallage-toiture en pierre, établies au sommet de l’édifice, avait renforcé les murs entre chaque travée, au moyen d’éperons saillants placés à l’extérieur, sur les faces, sur la cour, et constituant la remarquable ordonnance de cette cour; mais, sur la face des fossés, les éperons avaient été disposés à l’intérieur des salles, avec une saillie moindre, et à l’extérieur on s’était contenté de figurer le simulacre de ces éperons en reproduisant, en briques peu saillantes, les pilastres cantonnant les contreforts de la cour. Il en était résulté, malgré les tirants intérieurs établis en construisant les voûtes, un déversement des murailles très accentué au dehors. Pour remédier à cet état de choses sans modifier l’inclinaison des murs, Millet a monté des éperons extérieurs en pierre reproduisant l’ancienne décoration en bas relief et reliés au sommet par des arcs en briques à caissons portant le chéneau et la balustrade comme cela existe sur la cour. Il a obtenu ainsi, avec une réelle économie, une consolidation parfaite, et donné aux façades extérieures l’aspect séduisant qui, dans la cour, est justement admiré.

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