PLANCHE XCIX
Vitrine centrale formant mêdaillier.
Cette vitrine est située au centre de la salle du premier étage du donjon. Comme les précédentes, elle est formée par deux meubles à tiroirs, fermés par des portes à panneaux, et reliés par deux galeries à balustres, supportant la table sur laquelle sont disposées trois caisses plates, vitrées à châssis ouvrants, dans lesquels sont rangées les médailles.
PLANCHE C
Bureau du Conservateur.
Ce meuble est placé dans la salle du premier étage du donjon comme le mêdaillier de la planche précédente. La table, supportée par un lambris longitudinal, avec console en fer à l'extrémité, est accotée à une petite armoire avec tiroirs dans le bas pour serrer les papiers. Les différents détails montrent la disposition de ce petit meuble bien étudié.
Toutes les vitrines sont exécutées en chêne apparent, poli et ciré provenant en majeure partie des vieilles poutres, hors de service du château, débitées à cet effet. Les ferrements sont généralement des modèles fournis par le commerce. Ces meubles enfin sont d’une fabrication courante, et très pratique.
En terminant, il y a lieu de dire un mot sur la parfaite exécution des travaux de Saint-Germain et, en particulier, de ceux de maçonnerie qui n’ont pas l’aspect monotone et la sécheresse qu’on reproche souvent aux constructions modernes. Les parements vivent, si l’on peut appliquer ce terme, et cette impression provient de ce que tout a été exécuté suivant les méthodes employées au Moyen-Age, et à la Renaissance, c’est-à-dire sans ravalements, les pierres ayant toutes été taillées à la Laye, et sculptées sur le sol avant la pose. Cette manière de procéder exige une précision minutieuse et des ouvriers de premier ordre; il s’est produit très rapidement, sur ce chantier, un entraînement des chefs d’atelier et des ouvriers, auquel n’ont pas été étrangers le dévouement incessant de l’architecte et l’excellente méthode de tracé et d’étude que les différentes planches de ce recueil mettent en lumière.
En résumé, on peut dire que le chantier de Saint-Germain a été une véritable école de construction raisonnée et d’enseignement artistique, dont tous les collaborateurs de Millet ont profité, et conserveront un souvenir impérissable.
Février 189 2.
P. SELMERSHE1M.
PLANCHE I
pHATEAU DE ^AINT-pERM AIN-BN-j^AYE