J. syriaca Olivier
BUPRESTIS SYRIACA Olivier, Entom., t. II (1590), gen. 32, p. 87, plie, fHO6:
JULODIS SYRIACA Marseul, L'Abeille, t. II (1865), p. 50,
JULODIS RUGOSA Thomson, T'yp. Bupr. (1878), p. 9.
JULODIS THOMSONI Kerrem., Mém. Soc. Ent. Belg.; t. I‘ (1892), p° 29:
JULODIS ANATOLICA Kerrem., Wystm. Gen. Ins. (1902), Bupr., NAS C2, D. LT.
Long. 0",025 ; larg. 0°,010.
Ovale oblong, assez convexe, atténué en arrière, d'un bronzé clair et brillant, finement pointillé
dans les dépressions avec une courte pubescence couchée, pulvérulente et blanche ; couvert de longs poils dressés et blancs, sauf sur les élytres. Tête rugueuse, ponctuée et vermiculée de quelques reliefs ; pronotum convexe avec une épaisse carène médiane, trifide en avant et amincie en arrière, accostée d’un relief irrégulier, large à la base, amincei en avant et subtriangulaire, ces reliefs et la carène médiane limitant une dépression en forme de M finement pointillée ; la marge latérale irrégulièrement crénelée. Élytres ornés de cinq larges bandes formées par des alternances de fovéoles arrondies et pulvérulentes et de reliefs rectangulaires et lisses, les intervalles des bandes étroits et finement pointillés. Dessous granulé et pointillé avec de larges espaces en relief, lisses, et dont les plus accentués sont les côtés du métasternum, ceux des hanches postérieures et la dilatation interne de celles-ci ainsi que les côtés de chacun des segments abdominaux.
Bandes élytrales formées par des fovéoles pulvérulentes et blanches alternant avec des reliefs rectangulaires et lisses . . .a. syriaca. Bandes élytrales formées de larges côtes irrégulières, lisses et ponctuées par places, les espaces intercostaux formant des bandes pulvérulentes blanches et HéDEUNREES NC RE MEL :0H1rb.anatolipa
La ponctuation et le dessous de la variété anatolica sont identiques à ceux du type, mais la structure élytrale est tout à fait différente en ce que les reliefs quadrangulaiïires ne sont pas interrompus par des fovéoles ou le sont rarement, de façon à former de larges bandes lisses. Vers le sommet,
248 MONOGRAPHIE DES BUPRESTIDES l’'obliquité de la bande externe fait paraître l'insecte plus écourté.
Tête rugueuse et ponctuée, avec quelques reliefs sur le vertex et sur le milieu du front; épistome fortement échancré et formant le prolongement du front, sans délimitation sensible.
Pronotum plus large que long, rétréci en avant avec les angles antérieurs infléchis, les côtés faiblement arqués ; la base bisinuée avec le lobe médian largement arqué. Il présente une carène médiane lisse, dilatée en avant et très amincie en arrière avec, de chaque côté, un large relief irrégulier et lisse et, le long de la marge, deux autres reliefs plus petits.
Élytres un peu plus larges que le pronotum à la base, dilatés sous l’épaule avec le repli épipleural ridé, ponctué et faiblement rebordé. Ils sont ornés de cinq bandes formées par des reliefs quadrangulaires et lisses alternant avec des fossettes arrondies à fond finement pontillé et pulvérulentes de blanc; leurs intervalles étroits, pointillés et TULUEUX.
Dessous granuleux et ponctué avec un espace triangulaire et lisse sur les côtés de chacun des segments abdominaux.
Pattes rugueuses, à ponctuation dense.
HA8. — Syrie; Anatolie.
JULODIS 249
24, — J. Rothi
SIOUTUN
JULODIS ROTHI Sturm, Cat. (1843), p. 328, pl. x, f. 5.
JULODIS SAULOYI Reiche, Ann. Soc. Ent. Fr. (1856), p. 410.
JuLopis RoTHI Marseul, L'Abeille, t. II (1865), p. 52.
JULODIS CORROSA Reiche, Bull. Soc. Ent. Fr., 5° sér., t. VII (1855),
JULODIS MUCESCENS Dohrn, Stett. Ent. Zeit., t. XXXV (1874), p. 256.
Long. 0",021-0",027; larg. 0",009-0",012.
Ovale allongé, convexe, vert doré foncé, couvert d’une longue pubescence dressée, grise, retenant une pulvérulence jaunâtre. Reliefs du pronotum épais, irréguliers et très accentués entre des espaces finement ponctués: la carène médiane plus ou moins accentuée et surmontée de deux petites plaques lisses arrondies; une grande plaque lisse, légèrement concave, sous l’angle antérieur. Élytres très rugueux, avec cinq séries de fossettes pulvérulentes et pubescentes, alternant avec des reliefs irréguliers, plus ou moins lisses, et avec quelques gros points épars; la quatrième de ces séries (prémarginale externe) entière en avant et interrompue ensuite, la cinquième formant une suite ininterrompue de fines mouchetures. Dessous rugueux, parsemé de reliefs lisses alternant avec des espaces finement pointillés ; plaques lisses du métasternum, des hanches postérieures et du premier segment abdominal très grandes, celles des autres segments vagues et accostées d’une moucheture villeuse et pulvérulente.
L’allure longitudinale des reliefs thoraciques distingue cette espèce des précédentes, tout en la rapprochant du J. syriaca Olv.
Je réunis les deux espèces de Reiche à celle de Sturm; d’après les types que j'ai pu examiner autrefois (Mus. de Genève), les caractères sont les mêmes. Le Rothi de ma collection est peut-être un peu plus villeux que les corrosa que je possédais et qui avaient été comparés au type, mais, sauf la taille, je n’ai pu apprécier les différences entre ces divers Julodis.
Je rapporte également au J. Rothi le J. mucescens Dobhrn, dont la description est assez obscure et surtout contradictoire relativement à la grandeur. M. Dohrn, après avoir assimilé d’abord la taille de l’insecte à celles des J. pilosa, Andreæ et fidelissima, lui attribue ensuite la mesure de o",0o12 en longueur et 0",004 à 0",005 en largeur, ce qui est loin de concorder avec la réalité. Nous nous trouvons donc en présence d’un premier doute, car si ce Julodis mesure 0",012 en longueur, il ne peut être de la taille des trois espèces précitées. Je pense, sans avoir vu le type, que nous nous trouvons en présence d'un très petit exemplaire du Rothi Sturm, et je reproduis la description du 4J. mucescens Dorhn :
J. PILOSÆ, ANDREÆ, FIDELISSIMÆ, elc., magnitudine æqualis ; viriscenti nigra, mucore albopiloso ubique tecta, thorace rugoso duabus vittis denudatis; elytrorum inc«æqualium discus minus dense pubescens, abdominis medium- {ere denudatum.
Long. 0” ,012; lat. 0"”,004-0”,005, Patria : Palæstina.
L’insecte, parfaitement conservé, ne peut être confondu avec aucun autre, attendu qu’il ne ressemble pas à des J. Ehrenbergi et fidelissima en bon état et qu’il les surpasse par l’abondance de la pubescence blanche. Malgré son séjour dans l’alcool ou le frottement, l’insecte se dis-
JULODIS 251
tingue facilement de ses voisins par la sculpture du pronotum qui a des reliefs grossiers. La tête et la fossette médiane du pronotum sont tellement surchargés de pulvérulence blanche qu’elles paraissent jaunâtres. Sur les élytres, où les reliefs sont moins épais, la pulvérulence affecte plutôt la forme d’ovales fceutrés, entre lesquels, surtout vers la moitié antérieure, on remarque la nuance foncière, d’un vert foncé presque noir. Les antennes, de onze articles, ont les quatre premiers de ceux-ci noirs avec quelques touffes de poils et les sept suivants identiques à ceux du J. fidelissima, avec la région externe couverte de poils dorés et adhérents. Le sternum et surtout l’abdomen présentent des espaces lisses. Les pattes ont des reflets métalliques, les poils ténus qui les recouvrent pouvant être désignés sous le nom de petites touffes.
Tête à ponctuation rugueuse ; épistome profondément échancré, non séparé du front, celui-ci arrondi en avant.
Pronotum convexe, arrondi sur les côtés, plus large que long et plus étroit en avant qu’en arrière ; une plaque lisse et luisante en dessous, dans l’angle antérieur; la base bisinuée avec le lobe médian obtus et les angles postérieurs aigus et saillants en dehors; carène médiane courte mais épaisse et dilatée en avant, accostée de forts reliefs discaux et irréguliers.
Élytres aussi larges que le pronotum à la base, arrondis à l’épaule avec le repli épipleural rugueux et ponctué, sinués à hauteur des hanches postérieures, élargis un peu après le milieu, atténués ensuite en pointe arrondie jusqu'au sommet. Ils présentent de part et d'autre cinq bandes élevées et irrégulières, déchiquetées sur les bords et creusées d’une série de fovéoles à fond finement pointillé, ces fovéoles et les espaces intercostaux garnis
d'une pulvérulence gris blanchâtre ou jaunâtre, la quatrième côte externe naissant sous le calus huméral et non ou à peine interrompue par des fovéoles. ;
Dessous parsemé de points rugueux, agglomérés par endroits; le bord postérieur des segments abdominaux lisse; un relief lisse accompagné d’une moucheture de poils sur les côtés de chacun de ces segments. Hanches postérieures et bord du mésosternum avec un même espace lisse.
Pattes ponctuées et rugueuses.
HAB. — Syrie; Arabie.