J. Chevrolati Castelnau
JULODIS CHEVROLATI Castelnau, Sib. Rev. Ent., t. III (1855), P. 1959.
JULODIS HIRSUTA Cast. & Gory, Monogr., t. 1°" (1835), p. 4 (nec. fig).
JULODIS CHEVROLATI Cast. & Gory, L. c., p. 8, pl. 2, f. 1.
JULODIS HOTTENTOTA Cast. & Gory,£.c., p.15, pl. HNTNEC:
JULODIS PANTHERINA Cast. & Gory, L. c., p. 14, pl. 4, f. 18.
JULODIS RUGOSA Cast. & Gory, p. 15, pl, 15, f. 2.
Long. 0",022-0",030 ; larg. 0",009-0",013.
Oblong ovale, légèrement élargi au tiers supérieur, d’un bleu verdâtre ou d’un bronzé obscurs en dessus avec la villosité et la pulvérulence jaune pâle; les fascicules thoraciques pulvérulents, denses, peu épais et disposés longitudinalement sur
les côtés; les fascicules élytraux irrégulièrement disposés et inégaux entre eux, pulvérulents et concolores. Dessous bleu noirâtre, brillant, finement chagriné avec une plaque lisse sur le côté de chacun des segments abdominaux, cette plaque surmontée d’une moucheture fasciculée et jaune clair ; une tache villeuse, de même, de chaque côté du prosternum, du métasternum et des hanches postérieures ; pattes bleues ou noires, brillantes et grossièrement ponctuées.
a. Dessus vert à villosité jaune, très flocon-
neUuses. 1 %: MENTON OPUS MENT TECRETTOIMIUIE b. Dessus bronzé, à fascicules élytraux plus petits, jaune terne. . . : . b. hottentota.
La synonymie indiquée plus haut et réunissant des insectes aussi disparates, au premier abord, que le Chevrolati Cast., à villosité très développée, d'un beau jaune clair et si pulvérulente qu'elle paraît floconneuse, et le rugosa Cast. et Gory, bronzé obscur, à fossettes élytrales petites, à peine pubescentes, peut paraître harsardeuse. Elle se confirme pourtant par une curieuse suite de spécimens qui ont été soumis à mon examen par M. Peringuey. Non seulement les passages existent entre ces prétendues espèces, mais les caractères sexuels présentent une telle identité qu'il ne peut subsister le moindre doute à ce sujet.
Les figures que donnent Castelnau et Gory de ces différentes formes sont très défectueuses et n'ont qu'une très vague ressemblance avec les insectes frais et non dépilés. Il n'existe entre elles que deux variétés bien tranchées, avec une série d’intermédiaires qui les unit. Le rugosa et un hottentota un peu plus rugueux sur les élytres et le pantherina
JULODIS 299
est un hottentota d’une taille un peu plus grande. Mais tous ne sont que des variations d’une espèce aussi protéenne que l’onopordi Fab., de la région méditerranéenne, mais dont, heureusement, la nomenclature bibliographique n'est pas aussi encombrante.
Tête rugueuse, couverte de reliefs vermiculés longitudinaux; front avec deux fascicules de poils jaune terne émergeant d’une fossette à fond finement granuleux et d’un cuivreux pourpré ; épistome échancré avec ses lobes latéraux subanguleux.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu’en arrière; ses côtés très déchiquetés avec une échancrure située un peu au delà du milieu, vers le bas; la base bisinuée avec le lobe médian avancé et anguleux. Il présente une ponctuation très épaisse et inégale entre des reliefs vermiculés et d’où émergent de longs poils dressés et gris jaunâtre ; un vague sillon médian et, de chaque côté, un sillon prémarginal sont garnis d’une pubescence plus épaisse et subfasciculée.
Élytres plus larges que le pronotum à la base, faiblement lobés à l’épipleure, sinueux à hauteur des hanches postérieures, élargis au tiers supérieur, obliquement atténués ensuite en ligne droite jusqu'au sommet; celui-ci anguleusement arrondi. Ils présentent une ponctuation moins épaisse que celle du pronotum entre des reliefs moins grossiers, mais à vermiculations plus sinueuses et d’une allure plus transversale, et sont ornés de séries longitudinales de fossettes à fond cuivreux et finement granuleux d’où émerge un faisceau de poils jaune pâle ou grisâtre. La villosité générale peu dense, grise, plus longue que les fascicules; ceux-ci d’un jaune plus foncé sur la série marginale externe.
Dessous finement granuleux et pointillé sur les espaces non en relief; ceux-ci à vermiculations plus épaisses en avant, sur le sternum et sur les côtés des segments abdominaux où ils forment des plaques lisses déchiquetées et parfois surmontées d’un fascicule de poils jaunes. La suture prosterno-épisternale et celle du métasternum pubescentes et pulvérulentes de jaune terne; un fascicule au côté interne d’une plaque lisse située au milieu de chacune des hanches postérieures. Extrémité du dernier segment abdominal 5 faiblement bisinuée ; tronquée.
Villosité du dessous longue, dressée et grise.
Pattes ponctuées et brillantes, surtout les fémurs ; tibias plus mats et moins ponctués.
HA18. — Région du Cap.
44, — J. ornatipennis GOrYe
JULODIS ORNATIPENNIS Gory, Monogr. supp., t. IV (1840), p.8, pl. 2, (205:
ons or, 028 1larc- oo:
Oblong ovale, atténué en avant et acuminé en arrière, entièrement noir et brillant, le front non fasciculé, à villosité grise, peu dense, le pronotum très rugueux et glabre sur les côtés, couvert de cinq crêtes longitudinales de poils jaune d’or en arrière et orangé vif en avant; élytres ornés de séries lonsitudinales de fascicules gris, très pulvérulents de jaune d’or à leur base avec une série de mouchetures marginales rouge vif; les fascicules plus épais sur les deux séries présuturales de chaque élytre et sur
JULODIS 3OI
la série prémarginale, ceux du disque plus petits, réduits à des mouchetures inégales. Dessous noir, brillant, couvert d’une pubescence jaunâtre, plus serrée sur les côtés qu'au milieu; pattes brillantes, grossièrement ponctuées.
Je rapporte à cette espèce, qui paraît avoir été figurée, par Gory, d'après un exemplaire dépilé, un Julodis que M. Péringuey attribue à l'ornatlipennis. Cette espèce ressemble beaucoup à certains exemplaires de l’hirsuta Herbst, ayant les fascicules élytraux plus petits, moins villeux, plus inégaux entre eux et pulvérulents seulement à leur base, et ayant les fascicules marginaux d'un rouge vif, plus petits, plus nombreux et plus rapprochés que chez l’hirsula normal, mais l’ornatipennis est noir, et l'extrémité du dernier segment abdominal, loin d'être profondément échancrée avec l’échancrure anguleuse, est simplement tronquée, ce qui suffit seul à séparer ces espèces. Au surplus, l’ornatipennis est moins convexe, les côtés antérieurs des élytres sont droits, presque parallèles, et l'extrémité de ceux-ci est plus acuminée.
Je suis donc d'accord avec M. Péringuey pour attribuer le nom d'ornatipennis à l’exemplaire © qu'il m'a soumis et dont voici la description détaillée.
Tête rugueuse, couverte de reliefs vermiculés ; front non fasciculé, à villosité rare, longue et très espacée, gris jaunâtre; épistome largement échancré entre deux lobes latéraux arrondis et relevés.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu’en arrière; la marge antérieure droite; les côtés obliques en avant jusqu'après le milieu, échancrés ensuite, leurs bords très déchiquetés et
glabres ; la base bisinuée avec le lobe médian avancé et anguleux. Il présente une grosse ponctuation inégale et subarrondie, d’où émergent cinq séries longitudinales de fascicules jaunes passant à l’orangé en avant.
Élytres à peine plus larges que le pronotum à la base, rebordés à l'épaule, sinués à hauteur des hanches postérieures, non ou à peine élargis au tiers supérieur, obliquement atténués ensuite jusqu’au sommet; celui-ci conjointement acuminé. Ils présentent une ponctuation assez épaisse, pulvérulente de jaune d'or et d’où émergent des poils gris jaunâtre. Les fascicules, tout en étant disposés en séries longitudinales, sont moins villeux sur le disque et très floconneux à leur base; les marginaux, d’un rouge vif, petits et très rapprochés, au nombre de treize à seize de chaque côté.
Dessous noir, grossièrement ponctué en avant, plus finement en arrière, couvert d’une longue villosité gris jaunâtre, soyeuse, plus dense sur les côtés que sur le disque. Extrémité du dernier segment abdominal & tronquée.
Pattes noires, brillantes et grossièrement ponctuées.
HAB. — Colonie du Cap : Bristown (Musée sudafricain).