‹ Monographie des BuprestidesChapitre 142 sur 251 · J. Plasoni Marseul · texte numérisé non relu

J. Plasoni Marseul

Pl'5, fie 0.

JULODIS PLASONI Marseul, L'Abeille, t. XX VI (1889), p. 241. JULODIS ABEILLEI Théry, Bull. Soc. Ent. Fr. (1892), p. 258.

JULODELLA ABEILLEI Semenow, Hor. Soc. Ent. Ross.,t. XXVII (1893), p. 318; Revue russe d'Ent., t. III (1903), p. 164.

Long. 0",014-0",021 ; larg. 0",006-0",009.

Ovale oblong, convexe, bronzé verdâtre brillant et couvert d'une pubescence fine, égale et d’un gris soyeux un peu jaunâtre; pronotum et élytres unis, couverts d'un fin pointillé, le premier sans reliefs et les seconds sans traces de côtes ; tarses fauves.

Encore plus unie que l'espèce précédente, celle-ci s'en distingue surtout par l’absence de côtes élytrales et par la pubescence soyeuse, courte et couchée qui recouvre entièrement les élytres. Le pronotum paraît aussi un peu moins convexe et plus atténué en avant. Je rapporte au Plasoni Mars., le J. Abeillei Théry qui me paraît être un exemplaire de petite taille, mais dont le type, que j'ai sous les yeux, se rapproche beaucoup de la description de Marseul.

Tête pubescente, finement ponctuée, la ponctuation dense; front légèrement déprimé en avant entre les yeux et vaguement sillonné en arrière, le sillon étroit, peu net et n'atteignant pas le vertex ; épistome échancré entre deux lobes subanguleux. Antennes noires; le premier article brunâtre.

Pronotum convexe, plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure droite, les côtés obliques en avant et arrondis après le milieu; la base bisinuée avec le lobe médian

NEOJULODIS 099 avancé en angle aigu. Il présente, sur toute sa surface, une fine ponctuation serrée et également espacée, plus dense encore sur les côtés que sur le disque, les intervalles lisses, brillants et sans reliefs, et est couvert d’une pubescence grisàtre, pulvérulente de jaune terreux.

Élytres plus larges que le pronotum à la base; le calus huméral saïllant et arrondi; la marge latérale finement rebordée; sinueux à hauteur des hanches postérieures, très légèrement élargis au tiers supérieur, atténués ensuite jusqu'au sommet ; celui-ci subacuminé avec un vide anguleux sutural. Ils ne présentent aucune trace de côtes et sont également et finement ponctués sur toute leur surface, et couverts, en outre, d'une pubescence soyeuse, couchée, courte et grise, très dense.

Dessous plus brillant que le dessus, finement ponctué, couvert d’une pubescence grise, plus dense sur les côtés du sternum et sur ceux des segments abdominaux que sur le milieu du corps; la pubescence plus longue que celle du dessus.

Pattes ponctuées, la site fémurs

et tibias grèêles, l'extrémité de ceux-ci et les tarses fauves.

HaB. — Asie Mineure : Taurus (Théry); Perse (Marseul).

ec. — Neojulodis Kerremans.

NEOJULODIS Kerrem., Wytsm. Gen. Ins., fase. 12, Bupr. (1902), p'19.

Ce sous-genre comprend une série de JULODIS de petite taille, pour la plupart de la région du cap de

Bonne-Espérance et dont une partie a été décrite, à tort, sous le nom d’'Amblysterna.

Les Neojulodis ont, comme ceux-ci, la cavité sternale formée dans son fond par le métasternum et latéralement par le mésosternum; celui-ci est ainsi divisé, mais les crochets des tarses sont lobés à la base. Ils sont donc intermédiaires entre les Amblysterna et les Julodis dont ils continuent à faire partie, tant par le faciès que par tout un ensemble de caractères.

Les Neojulodis, bien que très homogènes, se subdivisent en deux sections suffisamment tranchées, celle des espèces se rapprochant de l’hirta Linn., à élytres bruns, fauves ou verdâtres, non métalliques, très velus, et acuminés en arrière, et celle des espèces se rapprochant du vittipennis Fahreus, sombres et métalliques, bleues, vertes, bronzées ou cuivreuses, à villosité plus courte et moins dense, à corps cylindro-conique.

Alors que le premier de ces groupes paraît confiné dans l'Afrique australe, au delà du Zambèse, le second, tout en étant méridional, se répand par toute l’Afrique orientale jusqu’en Somalie.

Tableau synoptique des espèces.

1. Pubescence du pronotum et du dessous longue, dense et pulvérulente, parfois dressée en crêtes sur le premier ; élytres bruns, fauves ou vert clair, non métalliques, à côtes obscures ou à bandes pulvérulentes et claires, ces bandes parfois réduites à des mouchetures

arrondies RE D Pubescence du pronotum et du dessous courte et rare, parfois nulle; coloration

NEOJULODIS

métallique, bronzée ou obscure, verdâtre ou bleue; bandes élytrales au nombre de deux au plus sur chaque élytre, à pulvérulence fugace, parfois remplacée par des séries de taches ou de fossettes Pronotum comprimé sur les côtés à cause d’une profonde dépression ; une fossette profonde, nette et arrondie à la base, danse lobemédian : 45 : . . , Côtés du pronotum normaux; fossette de la base nulle ou peu nette :

Élytres avec de vagues bandes dRccres interrompues par des mouchetures claires; ces bandes plus ou moins com-

DITES ASIN Ut. l'Euro: eleatricosa.

Elytres sans bandes ni mouchetures, avec de fines côtes concolores ; leur bord

EXLELHCOSEUL M Tn 0, ScOab. madesta.

Trois sillons profonds et pubescents sur le pronotum, la villosité et la pulvérulence formant trois crètes sur le disque.

Pronotum non ou à peine sillonné au milieu ; la pubescence parfois plus épaisse suivant trois lignes, mais n’émergeant pas de sillons, sauf du ÉD S R C e UES

De larges côtes élytrales obseures, larges à la base, n’atteignant pas le sommet et interrompues par des mouchetures

claires ; élytres brun marron . . 61. subcostata.

Pas de côtes sur les élytres; ceux-ci brun clair bordés extérieurement de noir avec une bande médiane et une latérale,

blanches, sur chacun d'eux. . . . 62. Herbsti.

Elytres sans côtes, mouchetés ou concolores ; ou bien avec des côtes concolores

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