‹ Monographie des BuprestidesChapitre 171 sur 251 · B. bivittatum Kerremans · texte numérisé non relu

B. bivittatum Kerremans

BLEPHARUM BIVITTATUM Kerrem., Bull, Soc. Ent. Belg., t. XXXV (891), p. 160; Wytsm. Gen. Ins., fase. 12 (1902), p. 19, pl, x, Î. 4.

Bonso8016 Mars, 02,008,

Un peu plus robuste que le B. nigrum, dont il diffère par la coloration et par la présence de bandes rouges sur les élytres, ces bandes prolongées sur le pronotum. Tête ponctuée de même avec une à cinq taches rouges et lisses sur le front; pronotum à peu près semblable avec les sillons latéraux moins nets et plus linéaires; élytres couverts de stries ponctuées régulières, non géminées et avec les interstries plus saillants et plus lisses. Dessous bleu clair, brillant, parsemé de taches rouges sur les quatre derniers segments abdominaux, ces taches disposées suivant quatre séries longitudinales.

Tête plane, finement et densément ponctuée entre de petites rides vaguement longitudinales ; épistome échancré en are entre deux lobes arrondis formés par le rebord des cavités antennaires.

Pronotum un peu plus long que large, en trapèze plus étroit en avant qu’en arrière; la marge antérieure faiblement bisinuée avec un lobe médian avancé mais peu arqué; les côtés droits et obliques avec la marge latérale munie d'une carène linéaire lisse, un peu cintrée et moins nette vers l’angle antérieur ; la base bisinuée avec l'angle médian formant un lobe avancé et aigu. Il est couvert d’une ponetuation plus épaisse, mais plus espacée que celle de la tête et présente un large sillon médian ainsi qu'une impression irrégulière, un peu allongée, de chaque

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côté. Écusson petit, ponctiforme, situé dans une vague dépression basilaire, Commune aux deux élytres.

Élytres allongés, un peu plus larges que le pronotum à la base, à peine sinués sur les côtés à hauteur des hanches postérieures, fortement dentelés sur les bords du tiers supérieur au sommet, celui-ci acuminé avec une échancrure oblique entre deux dents, la suturale très petite, l’externe plus grande et plus accentuée. Ils présentent des séries long'itudinales de points formant des stries régulières dont les intervalles sont très vaguement costiformes et lisses. |

Dessous finement et densément pointillé, la ponctuation plus éparse et un peu plus épaisse sur le sternum que sur l'abdomen. Extrémité du dernier segment abdominal 5 très aiguë, formant le prolongement d'une courte carène médiane.

Pattes peu robustes; fémurs presque lisses, à peine ponetués ; tibias à ponctuation plus épaisse et plus dense.

HAB. — Nouvelle-Calédonie.

G. — Phrixia HD'eyro!ller Ann. Soc. Ent. Belg., t. VIII (1864), p. 66.

Phrixia Kerrem., Wytsm. Gen. Ins., fase, 12 (1902), p. 19.

Tête large, plane; épistome court, très profondément échancré en angle droit; mandibules lisses, un peu saillantes; cavité buccale grande, tenant toute la largeur de la tête. Yeux ovalaires, médiocres, aussi largement écartés en arrière qu’en avant,

Fossettes antennaires moyennes, limitées sur le front par une petite carène oblique assez élevée. Antennes grèles et allongées, à premier article droit, légèrement renflé, deuxième court, troisième de la longueur du premier, très peu plus long que le quatrième, 5-11 subégaux, allongés, subparallèles ; fossettes porifères situées à l’extrémité interne des articles à partir du quatrième. Prothorax étroit et allongé, sans carènes latérales, bisinueux à la base. Écusson ponctiforme arrondi. Élytres à peine plus larges que le prothorax, rétrécis en arrière, échancrés et subépineux à l’extrémité, non denticulés sur les bords. Prosternum non proéminent, non limité sur les côtés, assez prolongé en arrière; cavité sternale formée par les branches du mésosternum qui sont très longues. Abdomen allongé, dernier segment tronqué et arrondi aux angles. Pattes allongées, tarses grèles, les trois articles intermédiaires de tous munis de lamelles assez longues, le premier des postérieurs du double plus long que le suivant; crochets grèles, médiocrement dégagés. Corps allongé, très étroit, parallèle.

Deyrolle a fondé ce genre pour l’Apatura auricollis de Castelnau et Gory ; il se trouve à cet égard en conformité d'opinion avec Lacordaire, qui avait cru pouvoir le réunir au genre Cynira. Je pense, comme Deyrolle, que Ia création de ce genre s’imposait, mais je ne puis voir en lui un Buprestide vrai ou un Anthaxite. Ses formes sont aberrantes, comme celles des sept premiers genres de mon groupe des Polycestites, et c'est faute de trouver un placement p'us rationnel que je le range provisoirement, à cause de certaines analogies de caractères, entre les Blepharum qui précèdent et les Paraphrixia qui suivent.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On ne connaît que trois espèces de ce genre, toutes trois encore fort

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rares dans les collections, et provenant de l'Inde, de Céram et des îles Philippines. Une quatrième espèce de ces dernières iles, le P. Cumingi Waterh, me paraît devoir entrer dans le genre Philanthaxia, comme on le verra par la suite.

Tableau synoptique des espèces.

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