P. ornatipennis Nov. sp
PI. 7, fig. 5.
PARACASTALIA ORNATIPENNIS Théry,mss.
Oblong, allongé, les côtés parallèles, arrondi en avant et en arrière, assez convexe en dessus, moins en dessous, d'un noir intense, brillant en dessous et sur les élytres, mat sur le pronotum; tête très légèrement bronzée, antennes et tarses bleus, pattes bleu foncé. Les élytres ornés chacun de sept macules jaunes : une, assez grande, à l'épaule, subtriangulaire avec un point noir et arrondi au milieu; la deuxième contre la marge latérale, mince, touchant les hanches postérieures et de la hau-
PARACASTATLIA AS
teur de celles-ci; la troisième transversale, au tiers antérieur, plus près de la suture que des côtés et située entre la 1° et la 5° côte, qu'elle recouvre; la quatrième, un peu après le milieu et contre le bord extérieur; la cinquième, vers le tiers postérieur, petite et située près de la suture; la sixième formant une bande sinueuse, interrompue par la suture et située entre la précédente et l’apex; la septième, petite, contre l’apex au milieu du sommet. Dessous ponctué, couvert d'une courte pubescence terne à peine visible.
J’établis cette espèce pour un Paracastalia de la collection Théry qui pourrait à la rigueur passer pour un Duvivieri Kerrem. et qui se rapporte, par certains détails, à deux exemplaires du Nyassa et du Zambèze dont parle M. Ch.-0. Waterhouse dans une très intéressante notice synonymique (Ann. MAS Nat ist SRE EM pp: 25)Voicit ce qu'en dit cet auteur :
Paracastalia Duvivieri Kerrem. L'exemplaire type de cette espèce a quelques petites taches jaunes sur les élytres. Il existe, dans les collections du British Museum, deux exemplaires, une du Nyassa et l’autre du Zambèze, différents du type par la présence de grandes taches jaune orangé, disposées ainsi : — une large tache entourant le calus buméral; un vers la suture avant le milieu; unc autre, très petite, sur la marge et sous l'épaule; une, transversale et quadrangulare vers le milieu; une bande onuduleuse à peu de distance de l'apex ct enfin une petite au sommet.
Aucun de ces spécimens n’a la ligne médiane du prosternum aussi prononcée que chez le type; 1ls pourraient étre une espèce distincte, mais les éléments de comparaison sonttrop insuffisants pour justifier cette séparation.
4x4 MONOGRAPHIE DES BUPRESTIDES
J'ai trouvé, dans la collection du Muséum de Paris, un exemplaire du Zanguebar qui se rapporte, avec quelques variations de dessin élytral, à celui dont parle M. Waterhouse. Les taches des élytres sont plus nombreuses, mais on y reconnaît, au milieu d’autres intercalaires, celles de l’ornatipennis, et d'un brun rouge clair. Cette coloration importe peu, attendu que l’insecte en vie, comme la majeure partie de ceux qui en collection ont des taches jaune fauve, doit les avoir d'un rouge vif.
D'après l'examen de ces deux spécimens, je pense, comme M. Waterhouse, que nous nous trouvons bien en présence d'une espèce différente, quoique très voisine du P. Duviviert.
Tête rugueuse, plane, à ponctuation épaisse, dense et très rapprochée, couverte d’une courte pubescence soyeuse, argentée, terne et couchée ; épistome bilobé.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière, assez convexe; les côtés déclives et arqués avec une carène marginale sinueuse et prolongée, dans l’angle antérieur, suivant un empâtement lisse et subtriangulaire; le disque un peu aplani avec un vague sillon médian d’où émerge une étroite carène lisse plus ou moins nette; la base tronquée et unie; la marge antérieure ciliée de blane jaunâtre terne. Il est couvert d'une ponctuation très dense et assez épaisse, semblable à celle de la tête.
Écusson petit, subquadrangulaire.
Élytres allongés, convexes, tronqués à la base, droits sur les côtés, mais avec le lobe épipleural couvrant presque entièrement les épipleures costales et les métasternales ; très légèrement élargis
PARACASTALIA 4x5
au tiers postérieur, assez fortement dentelés au sommet, celui-ci conjointement arrondi. Ils présentent quatre larges côtes lisses dont la premiere longe la suture jusque vers le milieu pour s’amincir ensuite le long de celle-ci, la deuxième large et entière ainsi que la troisième ; la quatrième, moins large, naît sous le calus huméral et n’atteint pas le sommet. Les espaces intercostaux formant des costules transversalement ridées, moins larges que les côtes, et un peu moins saillantes que celles-ci. Entre la quatrième côte et la marge latérale, deux costules semblables aux précédents; toutes les côtes et costules séparées l’une de l’autre par des stries profondes et ponctuées dans leur fond.
Dessous couvert d’une ponctuation fine, espacée et aciculée vers l'avant sur l'abdomen; prosternum large et plan, arrondi à son sommet, profondément encastré dans le mésosternum; suture méso-métasternale droite. Milieu du premier et du deuxième segment abdominal aplanis. Métasternum avec deux fossettes médianes unies par un sillon peu net et formant le prolongement l’une de l’autre la première, très petite, sous la suture méso-métasternale, la seconde, plus grande, contre Ia pièce antécoxale.
Pattes grossièrement ponctuées.
HAB. — Afrique orientale allemande : Lindi (Coll. Théry); environs du lac Nvassa et rives du Zambèze (Brit. Mus.); Zanguebar : Mandera (Muséum de Paris, par Sacleux).