‹ Monographie des BuprestidesChapitre 187 sur 251 · P. minima Nov. sp · texte numérisé non relu

P. minima Nov. sp

PI. 5, fig. 8.

PA

PARACASTALIA MINIMA Théry,mss.

Long. 0",011; larg. 0",0066.

Oblong: ovale, allongé, légèrement élargi au tiers postérieur, plus convexe en dessus qu'en dessous, entièrement noir, les élytres bleuâtres et ornés en dessus de taches jaune orangé : une sur le vertex ; trois bandes longitudinales sur le pronotum dont une médiane et les deux autres marginales ; neuf sur chaque élytre dont trois petites le long de la base, trois sur le disque et formant des bandes transverses plus où moins entières, les autres le long des côtés, formant parfois le prolongement des précédentes ; la dernière apicale. Antennes et tarses noirs.

Ressemble beaucoup à l'espèce précédente pour le dessin élytral, mais celui-ci plus développé. Très

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différent par une série de détails : taille de moitié plus petite, pronotum moins atténué en avant, maculé avec la carène marginale à peine indiquée et sans sillon médian, côtés des élytres plus sinueux, leur lobe épipleural moins avancé sur les épipleures du métasternum; disposition des côtes élytrales à peu près semblable, mais les espaces intercostaux moins saillants, enfin, les lobes de l’épistome sont beaucoup moins avancés en arc.

Tête plane, grossièrement et densément ponctuée.

Pronotum plus large que long, à peine plus étroit en avant qu’en arrière, la marge antérieure droite, les côtés arqués, la base tronquée. Il est couvert de points épais et très rapprochés, semblables à ceux de la tête.

Écusson très petit, subarrondi.

Élytres à peine plus larges que le pronotum à la base, sinueux sur les côtés, légèrement élargis au tiers postérieur, dentelés et arrondis au sommet. Ils présentent la même disposition costale que celle de l’ornatipennis qui précède, maïs avec les costules moins saillantes, plus ridées et les points relativement plus grossiers.

Dessous assez grossièrement et inégalement ponctué.

Pattes très rugueuses, grossièrement et inégalement ponctuées.

HAB. — Afrique orientale allemande (Coll. Théry).

141. — Microcastalia EDerlerE Deuts. Ent. Zeit. (1891), p. 135.

? Bubastodes Blackburn, Trans. Roy. Soc. S. Austral. (1892), p. 212.

Microcastalia Kerrem., Wytsm. Gen. Ins., fase. 12, Bupr. (x002)>p'122:

Tête peu convexe; épistome profondément et largement échancré en are avec ses lobes latéraux échancrés sur les côtés de la bouche; cavités antennaires petites, arrondies, subterminales. — Yeux médiocres, subovalaires, parallèles. — Antennes courtes, assez épaisses, à article 1 épais, renflé au bout; 2 très court, globulaire, trois fois plus petit que le précédent; 3 et 4 un peu plus longs, obconiques ; 5 à 11 épais, globulaires, triangulaires et dentés au côté interne, subégaux entre eux et munis d’une fossette porifère terminale. — Pronotum globulaire, convexe, un peu plus large que haut, rétréci en avant et en arrière, élargi sur les côtés, sillonné au milieu, la base faiblement

bisinuée avec le lobe médian anguleux. — Ecusson petit, transversal, un peu échancré en avant et arrondi en arrière. — Élytres allongés, non dentelés au sommet, mais avec une courte dent suturale. — Pattes assez longues; le premier article des

tarses postérieurs un peu plus long que le suivant; ceux-ci subégaux entre eux; les crochets simples. — Prosternum court, étroit, plan, sillonné sur les côtés, obliquement atténué au sommet. — Méscsternum assez long, profondément creusé au milieu, ses branches latérales parallèles ; la suture mésométasternale droite. — Hanches postérieures sinueuses en avant et obliques en arrière. — Le pre-

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mier segment abdominal aussi long que les trois suivants réunis et sillonné au milieu.

Corps allongé, subeylindrique.

M. Heller a judicieusement fondé ce genre pour le Castalia globithorax Thoms., qui présente des différenciations sensibles dans les caractères et dans le faciès, avec les Castalia. M. Blackburn, rapprochant à tort son genre Bubastodes des Bubastes, émet l'avis que le B. sulcicollis, qu’il décrit, pourrait bien être le Castalia globithorax. Sa description se rapproche beaucoup de cette dernière espèce, mais l'unique caractère générique et différentiel qu'il signale pour son nouveau genre, dont la description ne comporte que deux lignes, est insuffisant et de nature à laisser planer le doute. I1 dit en effet que les fossettes porifères des antennes sont inférieures, tandis qu'elles sont terminales chez les Microcastalia.

Quoi qu'il en soit, je mets en synonymie le Bubastodes sulcicollis Blackb., mais avec doute.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — L'’unique espèce actuellement connue de ce genre habite l'Australie.

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