‹ Monographie des BuprestidesChapitre 191 sur 251 · C. bimaculata Linmé · texte numérisé non relu

C. bimaculata Linmé

3UPRESTIS BIMACULATA L., Sysé. Nat., xo° éd., t. Ie" (1758), p. 4o.

BUPRESTIS BIMACULATA Olivier, Entom., t. IL (1590), gén. 32, p. 88, plr2 10

BUPRESTIS BIMACULATA Herbst., Col., t. IX (1801), p. 117, pl. 148 De

BUPRESTIS BIMACULATA Schônherr, Syn. Ins., t. I (1817), p. 242.

STRIGOPTERA BIMACULATA Hope, Austral. Bupr. (1830), p. rt.

BUPRESTIS PACIFICA Boisduval, Voy. Astrol. Ent., t. IL (183x), p. 83.

BUPRESTIS BIPUSTULATA Boisd., {. c., p. 83.

CASTALIA BIMACULATA Cast. et Gory, Monogr., t. II (1839), p. 2

ID EMenntsn te CASTATTA BIPUSTULATA Cast. et Gor y, L. c., p. 3, pl. x, f: 2. CASTALIA IMPUSTULATA Gory, Monogr. supp., t. IV (1841), p. 189, D 52, role CASTALIA BIMACULATA Saunders, Trans. Ent. Soc. (1868), p. 1x, jrs te CASTALIA OBSCURA Gestro, Ann. Mus. Genov., t. IX (1855), p. 354. CASTALIA BIMACULATA Heller, Deuts. Ent. Zeit. (1891), p. 135.

5 Long. 0",012-0",015 ; larg. 0*,0035-0",004.

Allongé, étroit, noir en dessus, très brillant, souvent à reflets bleus ou violacés; dessous bronzé très obscur et brillant; pattes bleu d'acier, au moins les tibias et les tarses. Tête et pronotum à ponctuation assez forte, dense et très rapprochée, le second avec une fossette basilaire médiane assez profonde et une impression vague, linéaire, de chaque côté; élytres avec cinq côtes entières de chaque côté, la suturale atteignant souvent le sommet, les espaces intercostaux grossièrement ponctués le long des eôtes et finement pointillés au milieu.

o Long. 0",017-0",025 ; larg. 0",005-0",008.

Plus robuste, plus large, dessus bleu foncé bril-

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lant à reflets violacés ou verts, les côtés et le milieu du pronotum plus clairs et vert doré ou cuivreux ; les élytres avec une large tache rouge sombre, n’atteignant pas les côtés, subtransversale, un peu oblique, son bord antérieur situé plus près de la base que le postérieur ne l’est du sommet ; côtes élytrales entières, la suturale allant souvent de la base au sommet, leurs intervalles grossièrement ponctués de part et d'autre, sur les côtés, tandis que le milieu forme des costules pointillées. Dessous très brillant, vert doré ou bleu à reflets cuivreux, parfois bronzé avec les bords des segments abdominaux bleu d'acier.

Ces caractères représentent la forme la plus ordinaire des ss et des 0°, mais il arrive que les premiers ont parfois les élytres avec des taches rouges et que le secondes n’en ont pas; mais ce cas est

beaucoup moins fréquent.

En résumé, on ne peut guère différencier cette espèce de la suivante que par la ponctuation élytrale qui donne à l’insecte un aspect plus rugueux, le prolongement de la côte suturale présentant peu de constance, bien qu’en thèse générale on puisse admettre que ce dernier caractère est plus fréquent chez le bimaculata que chez l'obsoleta.

La réunion d’une série d'individus appartenant aux espèces nommées bimaculata et obsoleta permet, en suivant le texte de l'intéressante notice de M. Heller, de se rendre compte des raisons qui militent en faveur de la séparation de ces deux coupes spécifiques. J’ai eu la bonne fortune de trouver, dans la collection du Musée de Bruxelles, un nombre suffisant d'exemplaires, tous revus et classés par M. Heller, et leur examen m'a permis de confirmer sa manière de voir. Je ne puis mieux

faire que de reproduire un résumé de la notice de l'éminent entomologiste de Dresde.

Boisduval avait deux espèces; il identifie l’une d’elles, des îles Philippines, à celle de Linné et décrit la bimaculala sous le nom de bipustulata en disant que la première a été capturée à Bourore et qu’elle est commune aux Philippines. — L'espèce linnéenne se trouve aux Indes orientales, aux îles de la Sonde, dans quelques-unes des Moluques, en Nouvelle-Guinée et en Australie, mais jamais aux îles Philippines. La diagnose de Linné étant très courte peut se rapporter indifféremment aux deux espêces et les lieux de capture seuls permettent de les différencier.

Une espèce perdue et omise dans le catalogue de Munich, la pacifica, a été indiquée par Boisduval comme ayant été capturée au nord de l'Australie en même temps que la bipustulata Bsdo (— bimaculata L.)

Si à cette époque on avait étudié les différences sexuelles, Boisduval aurait pu remarquer que les bipustulata étaient tous des 0 et les pacifica des 66. L’observation ne fut pas faite et la seconde espèce tomba même dans l’oubli.

Castelnau et Gory firent la même faute; bien plus, ils décrivirent et figurèrent une même espèce sous deux noms différents, disant que la bimaculata L. se trouve aux Indes orientales, à Bourbon (!)}, à Bourou, à Timor et fréquemment aux îles Philippines. Ils décrivirent aussi, sous le nom d’impustulalta, une espèce unicolore de l’Australie.

En 1841, Chevrolat décrit deux nouvelles espèces des iles Philippines. Le premier, il identifia la véritable forme linnéenne et caractérisa l’espèce des Philippines. Voici ce qu'il dit :

« Strigoptera obsoleta viridi obscura ; thorace basi tri- » foveato; capite cœrulescenti, crebre punctato; elytris

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» quinque costatis, costis basi conjunctis, costa suturale » dimidia, in interstitiis strits duabus punctatis et basi » costarum positis, macula rubra obsoleta versus medium, » nec marginem, nec suturam attingente, apice serratis ; » corpore subtus rubro aeneo crebreque punctato.

» Dans le B. bimaculata d'Olivier, le corselet n’a qu’un » enfoncement sur le milieu de la base, la tache des » élytres est régulière, située un peu plus bas, d’un rouge » plus vif, la côte suturale est entière, les points des » interstries des élytres sont très gros et souvent » eXCAVÉS. »

Chevrolat décrit en outre une autre espèce, foncée (inornata), des îles Philippines.

Schodenberg fit don au Musée de Dresde, entre autres insectes, de sept cents Castalia pris à Luçon et qui correspondent aux deux descriptions de Chevrolat; une grande à taches rouges (obsoleta) et une unicolore {inornata) et parmi celles-ci, trois couples in copula qui prouvèrent que la première est © et la seconde 6. Celui-ci a le dernier segment abdominal aigu, l’autre l’a arrondi et pour 100 0ç9 il y avait 63 66.

— Interstries lisses ou finement pointillés, la ponctuation espacée. Les côtes limitées des deux côtés par des stries ponctuées, les points de celles-ci moins épais que ceux des espaces intercostaux ou égaux à ceux-ci. — Long. S 0",011-0",019; © 0",015 obsoleta Chevrol.

— Interstries des élytres carénés, surtout en avant, les côtes limitées des deux côtés par des lignes de points épais, ces points parfois oblongs et toujours plus grands et plus profonds que ceux des espaces intercostanx. — Long. & 0”,011-0",017 ; 9 0",014-0"%,029 bimacutata L.

La couleur générale des élytres, chez les oo de ces deux espèces, passe du bleu par toutes les nuances du bleu vert au vert métallique ou au vert pourpré obscur, avec une tache, grande ou petite, sur chacun d’eux.

Sauf quelques rares anomalies, les &S sont toujours uniformément noirs avec des reflets bleu d’acier, violacés ou pourprés.

Chez le bimaculata, les taches ressemblent à une bande transversale se resserrant vers la suture et séparée par celle-ci et sont quelquefois en ligne droite, soit en avant, soit en arrière. Cette tache est semi-circulaire, mais peut aussi être tellement réduite qu’elle ne couvre plus que deux interstries. Toujours le tiers antérieur de l'élytre reste vierge de toute tache, ce qui différencie toujours cette espèce de l’obsoleta. Chez les deux espèces, les côtés des élytres, à hauteur des épimères métathoraciques, sont armés d’une dent qui s’avance vers l'arrière et le sommet et garnis de dents irrégulières mais uniformes de l’une à l’autre de ces espèces.

L’atrophie de la côte suturale signalée par Chevrolat chez son espèce se retrouve aussi chez l’autre. Quant aux côtes convergentes, elles sont anormales. Le pronotum, fortement échancré chez les deux espèces, présente des points épais sauf sur le disque; les côtés sont habituellement vert doré métallique et cette nuance est limitée, à la base, par une impression; le disque est généralement obscur, teinté de bleu d’acier ou de bleu verdâtre. Vue au microscope, la ponctuation située sur les tons foncés est à fond bleu vert avec un point central bleu de bluet foncé.

Au-dessus de lécusson on remarque toujours une dépression ou fossette qui se prolonge vers l’avant suivaut un sillon médian; le bord antérieur du pronotum est limité par une ligne enfoncée et unie, sauf quelques points épars. La couleur de la tête varie chez la o, l'impression généralement d’un beau bleu d’acier, le front vert métallique avec le fond de la ponctuation bleuâtre; une ligne longitudinale lisse et fine sur le vertex, Le front, couvert d’une pubescence jaunâtre, est le plus souvent légèremen’ déprimé entre les yeux.

Epistome peu ou à peine crénelé.

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Dessous cuivreux ou bronzé mat avec des reflets pourprés ou bleuâtres. Dessous du pronotum à larges fossettes peu profondes limitées par un réseau de mailles; la ponctuation générale assez fortement ponctuée, la ponctuation remplie, chez les exemplaires non défraîchis, d’une pubescence pulvérulente et jaunâtre ; la ponctuation plus espacée sur le prolongement prosternal et sur le premier segment abdominal.

CASTALIA OBSOLETA. — Le fond des élytres présente de grandes variations de coloration, bien que le ton général soit le vert bleuätre. Les élytres paraissent plus brillants à eause de la ponctuation moins épaisse et les taches rouges sont très variables. La forme la plus commune est une tache deux fois plus longue que large contournée et dentelée en arrière et dépassant les interstries de la deuxième et de la troisième côte. Cette tache se développe parfois au point qu’elle commence à l’épaule pour atteindre, en s’élargissant, les deux tiers de l’élytre. Chez l’obsoleta, la longueur de la tache dépasse toujours sa largeur.

Variétés. — L’auromaculata du Penang est probablement une variété de couleur © de bimaculata Tinné.

D’après l'examen d’une douzaine de spécimens d’obsoleta os unicolores trouvés à Luçon, je pense qu’ils se rapportent à l’unicolor Thoms. Un spécimen intéressant du Musée de Dresde présente une transition entre cette variété et l'espèce : il a des raies rouges sur les côtes 2, 3 et 4 au lieu de taches.

La var. unicolor, qui présente le même faciès que l’obsoleta, est d’un vert bleuûtre foncé avec les côtes pourprées. La tête est aussi pourprée et non bronzée, La collection de M. Van de Poll contient des exemplaires entièrement vert métallique qui pourraient, par analogie avec l’auromaculata Saund., s'appeler var. SMARAGDINEA.

Les formes obsoleta se rapprochent du cyanipennis

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