‹ Monographie des BuprestidesChapitre 203 sur 251 · P. aegyptiaca Gmelin · texte numérisé non relu

P. aegyptiaca Gmelin

BUPRESTIS DEPRESSA || Fabricius, Syst. Ent. (1554), p. 219.

BUPRESTIS AEGYPTIACA Gmelin, Syst. Nat., t. IV (1588), p. 1939. POLYCESTA AEGYPTIACA Marseul, L'Abeille, t. IT (1865), p. 259.

Long. 0",011-0",017 ; larg. 0",004-0",0055.

Allongé, les côtés parallèles, subarrondi en avant et en arrière, bronzé très obscur en dessus, un peu mat; dessous d’un bronzé plus clair, un peu cuivreux, le milieu du sternum et celui du premier segment abdominal souvent teintés de vert.

Fabricius ayant décrit sous le nom de depressa une espèce de l'Orient (Égypte, Syrie, Algérie), nom donné par Linné à une autre espèce des Antilles, Gmelin, admettant l’espèce Fabricienne, Jui donna le nom d’aegyptiaca, qui lui resta acquis, ayant été consacré depuis par de Marseul.

C’est un Pseudocastalia, et on pourrait lui restituer le nom de depressa Fabr., si celui-ci n’était le résultat d’une erreur évidente de KFabricius qui devait, à son époque surtout, connaître les espèces linnéennes. D'autre part, il n’est pas nécessaire de remanier la nomenclature lorsqu'il s’agit plutôt d’une question d'identité que de priorité et j'estime que le nom d’aegyptiaca, consacré par un long usage, peut rester acquis à l'espèce qui nous occupe.

Celle qui a été décrite sous le même nom par Castelnau et Gory est différente et appartient au genre Polycesta s.s., comme on le verra plus loin. J'ai pourtant un doute sur ce point. La figure donnée par Castelnau et Gory pourrait aussi bien s'appliquer à l’aegyptiaca Gmel., qu'à l’aeg'yptiaca C. et G., nommé depuis Castelnaudi Saund., le texte

est tout aussi vague. Mais de toute façon, il est indiscutable que l’exemplaire nommé Castelnaudi Saund., que m'a communiqué le British Museum, est bien une espèce distincte du véritable aegyptiaca, et doit rester parmi les Polycesta.

Comparativement à l’arabica Gestro, le P. aegyptiaca Gmel. paraît plus mat en dessus, surtout sur le pronotum dont la ponctuation est plus fine et dont les côtés sont plus obliques, dilatés et subanguleux un peu après le milieu, avec l'angle inférieur terminé par une petite dent aiguë dirigée vers l'épaule. Les côtes élytrales sont plus fines, leurs intervalles, plus ponctués, paraissent plus chagrinés et les costules moins saïllantes ; les élytres sont séparément arrondis au sommet avec un vide sutural anguleux; enfin, l'extrémité du dernier segment abdominal 5 est terminée en saillie aiguë, non échancrée à son sommet, et celle de la ©, lobée comme chez arabica, est moins avancée.

Tête plane et mate,a ponctuation épaisse et dense, à fond bronzé d’or; front légèrement impressionné entre les yeux; vertex avec une petite plaque unie, irrégulière et mate; épistome largement et peu profondément échancré en arc.

Pronotum plan sur le disque et légèrement déclive sur les côtés, le milieu avec une large dépression linéaire peu profonde; la marge antérieure faiblement échancrée en arc; les côtés arqués, leur plus grande largeur après le milieu, mais moins larges que les élytres; la base faiblement bisinuée avec le lobe médian subanguleux, les angles postérieurs obtus et légèrement évidés, terminés par une très petite saillie aiguë. Il présente une ponctuation assez épaisse et dense, dont

PSEUDOCASTALIA 447

les intervalles ne sont pas linéaires et ne forment pas de maïlles, mais des rugosités mates. Le fond de la ponctuation brillant et clair, verdâtre, euivreux ou bronzé. Éeusson très petit, en triangle allongé.

Élytres un peu plus larges que le pronotum ; arrondis à l'épaule; sinués sur les côtés avec le repli épipleural peu accentué et terminé, avec un sinus, par une petite dent aiguë ; le sommet subarrondi, obliquement tronqué de part et d'autre et irrégulièrement dentelé. Ils présentent de part et d'autre quatre côtes dont la première (près de la suture) disparaît vers le milieu pour se prolonger suivant une costule ponctuée; les espaces intercostaux légèrement costulés en avant, finement et irrégulièrement ponctués.

Dessous plus brillant et d'aspect moins mat que le dessous, assez grossièrement ponctué; marge antérieure du prosternum rebordée et faiblement échancrée en arc.

Pattes grossièrement ponctuées.

HAB. — Arabie (Musée de Bruxelles); Syrie (coll. Théry); Perse (Muséum de Paris, par Auckher); un exemplaire du British Museum, sans désignation de localité.

Page 1