P. costata Solier
BÉÉTOMIS ET POLYCESTA COSTATA Solier, Gay. Hist. Nat, Chile, t. IV (1854), D: HOT Die ro ee POLYCESTA CARNIFEX Germain, Ann. Univ. Chile. (1855), p. 390. POLYCESTA RUBROPICTA Fairmaire, Rev. Mag. Zool. (1856), p. 484.
Elliptique, atténué en avant et arrondi en arrière, peu convexe, d’un beau bleu clair tournant parfois au verdâtre, les élytres le plus souvent parsemés de mouchetures rouge vif et disposées d'une facon très irrégulière ; dessous d’un bleu plus brillant que le dessus ; le pronotum déprimé au milieu et aplani sur les côtés, ceux-ci largement dilatés, mais non anguleux après le milieu; les élytres avec quatre côtes bien marquées de chaque côté, entre des séries géminées de gros points arrondis, les espaces intercostaux non saillants.
Je rapporte, avec M. Waterhouse, le P. costata Sol., au carnifex de Germain, qui est lui-même le rubropicta Kairmaire. Les deux derniers ont des taches rouges sur les élytres; ces taches manquent chez le premier. L'espèce est caractéristique et ne peut être confondue avec aucune autre. Son faciès est essentiellement chilien.
Tête plane, finement pointillée, couverte d’une courte pubescence brune; épistome à peine bisinué avec une très petite échancrure médiane.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure bisinuée avec un large lobe médian avancé en are et non
anguleux ; les côtés obliques en avant et largement arrondis après le milieu; la base à peine bisinuée; le disque largement déprimé au-dessus de l’écusson, les côtés aplanis en arrière et très déclives en avant. Il est couvert d’une grosse ponctuation, très inégale, plus serrée sur les côtés et mélangée de quelques vermiculations en reliefs. Écusson très petit.
Élytres de la largeur du pronotum à la base; le lobe épipleural assez fort, échancré et denté en arrière; les côtés sinueux à hauteur des hanches postérieures, légèrement élargis au tiers supérieur, largement arrondis et dentelés au sommet. Ils présentent chacun quatre côtes bien marquées dont les intervalles sont plans et garnis de deux séries de gros points arrondis; une vague côte, atteignant à peine le quart de la région antérieure, entre la première côte et la suture.
Dessous d’un bleu plus brillant que le dessus, à ponctuation arrondie, assez épaisse et assez régulièrement espacée. Pattes ponctuées.
HAB. — Chili (Brit. Mus., par Reed; Muséum de Paris, par Pissis; Musée de Bruxelles; coll. Théry).