P. depressa Linné
PIEPTO tee:
BUPRESTIS DEPRESSA Linné, Mant. Plant., t. II (1771), p. 533. BUPRESTIS PORCATA Herbst, col., t. IX (1801), p. 34, pl. 145, Î. 6. POLYCESTA PORCATA Cast. et Gory, Monogr., t. I®' (1835), p. 2,
pl tue tre POLYCESTA KARAKERA Chevrolat, Sitb. Rev. Ent., t. V (1838), p. 55.
Long. 0o",010; larg. 4 lignes.
Granulata, viridis, purpureomicans; elytris costis longitudinalibus instructis, interstitiis punctatis.
D'un vert à reflets pourpres, granuleux. Corselet élargi et anguleux sur les côtés, avec une très large impression au milieu.
Élytres avec trois fortes côtes longitudinales lisses, entre chacune desquelles on voit deux séries de très gros points enfoncés.
Dessous du corps bleu, à reflets pourpres sur les côtés ; pattes vertes à reflets bleus.
HAB. — Guadeloupe (Ex. Cast. et Gory).
Voici ce que dit M. Waterhouse (Ann. and Mag. of Nat. Hist., série 7, t. XIV [1904], p. 255) au sujet de ces différentes espèces :
P. depressa L. — Le type de cette espece se trouve dans la collection Linné, à la Société Linnéenne de Londres. Le pronotum est vert métallique obscur à reflets cuivreux, très anguleux sur les côtés après le milieu, le disque avec une large dépression peu profonde et grossièrement ponctuée. Les élytres sont d'un cuivreux brunâtre avec la suture et les côtes latérales vertes et brillantes.
POLYCESTA 503
P. karakera Chevrol. — Le type de cette espèce est au Muséum. M. Saunders, dans son catalogue, la considère comme une variété de depressa, mais je me sens disposé à lui accorder une valeur spécifique. C’est un insecte beaucoup plus brillant, plus allongé, avec les élytres plus acuminés ; la ponctuation des élytres est plus grossière et beaucoup moins régulière.
Polycesta porcata Castelnau, nec Fabr. — Cette espèce est décrite comme provenant de la Guadeloupe. La figure le représente comme un insecte brillamment coloré; l'abdomen est signalé comme étant bleu.
Dans la collection de M. Oberthur, il existe un spécimen, indiqué de la Guadeloupe, avec l’abdomen bleu brillant. C’est le seul spécimen que j'aie vu de cette couleur et je pense que c’est certainement l’exemplaire décrit par Laporte sous le nom de porcata. C’est une variété de coloration du karakera. Les spécimens de la collection de M. Oberthar étiquetés P. porcata Cast. et Gory, types, ne sont évidemment pas les espèces décrites par ces auteurs; ce sont des depressa L.
M. Waterhouse m'a communiqué deux Polycesta comparés aux types, l’un du depressa L., l'autre du karakera Chevrol. Examinés séparément, ils présentent certainement un faciès différent, dû à la forme plus allongée et plus acuminée des élytres et à quelques variations dans la ponctuation élytrale. Mais si trois exemplaires du Musée de Bruxelles, sans indication précise de localité, se rapportent indiscutablement au depressa Linné, par contre, deux exemplaires provenant de la Guadeloupe (un du Muséum de Paris et un de la coll. Théry) présentent un acheminement vers le karakera Chevrol., mais sans avoir les élytres si acuminés. Un troisième exemplaire de Sainte-Lucie (Muséum de Paris) est un passage entre les deux précédents et
le depressa s. s. Tous ont le dessous pourpré brillant à reflets verts avec les fémurs verts et les tibias et les tarses bleus.
Je pense donc, contrairement à l'opinion de M. Waterhouse, que nous nous trouvons en présence d'une seule espèce dont le type est propre à Cayenne, et qui s’est étendue dans les Antilles en y modifiant légèrement ses caractères.
Long. 0",017-0",022; 0",0067-0",008.
Oblong, régulièrement arqué en dessus, atténué en avant et en arrière, plus ou moins aecuminé au sommet; tête et pronotum vert obscur métallique et brillant avec le fond de la ponctuation cuivreux pourpré; le milieu du disque déprimé et souvent à reflets cuivreux pourprés; les côtés du pronotum très anguleusement dilatés après le milieu, cette dilatation sensiblement plus rapprochée de la base que du sommet; élytres vert obscur et brillant avec la région suturale et le fond de la ponetuation cuivreux pourpré; les trois côtes discales lisses bien marquées, la troisième naissant sous le calus huméral, leurs intervalles parcourus par deux séries de gros points irréguliers, très rapprochés, alternes, leurs intervalles saillants, linéaires, mais non costiformes, les points des deux premières séries plus petits, ceux des deux séries externes à la troisième côte plus forts. Dessous très brillant, cuivreux pourpré éclatant à reflets verts; fémurs verts, tibias et tarses bleu brillant.
Tête grossièrement ponctuée entre des reliefs vermiculés; épistome faiblement et largement échancré en are au milieu.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure faiblement
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bisinuée avec le lobe médian anguleux, la bordure lisse; les côtés très obliques en avant, dilatés et très anguleux en arrière, avec l'angle postérieur obtus; la base bisinuée avec un large lobe médian arqué, subanguleux au milieu; le disque avec une large dépression arrondie et peu profonde, souvent avec un fin sillon linéaire dans son fond. Il est couvert d’une ponctuation excessivement épaisse, très inégale, confluente, tangente sur les côtés, inégalement espacée dans la dépression discale, plus rare sur le faible relief qui limite cette dépression. Écusson petit, punetiforme, subarrondi.
Élytres de la largeur du pronotum à la base, sinueux sur les côtés à hauteur des hanches postérieures, légèrement élargis au tiers supérieur, plus ou moins acuminés et dentelés au sommet. Ils présentent, de part et d'autre, deux fortes côtes discales, lisses, et une troisième côte externe, moins nette et naissant sous le calus huméral; entre la suture et la première côte, deux séries de points séparés en long par une fine costule et en large par de petits traits transversaux, les points de la rangée suturale plus petits que ceux de la série qui longe la première côte; entre celle-ci et la deuxième côte, les points sont plus forts et souvent alternatifs par rapport aux séries et la ligne médiane qui les sépare n’est plus aussi droite; entre la deuxième et la troisième côte, les points sont plus épais, plus inégaux et plus irréguliers, et on n'y reconnaît plus de ligne de séparation médiane entre les séries, de même qu'entre la troisième côte et une vague costule prémarginale, et entre celle-ci et la marge, qui est finiment pointillée. Pas de courte côte à la base, entre la première côte et la suture.
Dessous un peu rugueux mais très brillant, à ponctuation fine, plus épaisse et plus espacée sur le
sternum que sur l’abdomen; marge antérieure du prosternum tronquée au milieu, à peine déclive sur les côtés, étroitement rebordée, la bordure lisse. Pattes faiblement ponctuées.
H1AB. — Cayenne; Brésil? — Sainte-Lucie (Muséum de Paris, par Bonnecour); Guadeloupe (Muséum de Paris, par H. Deyrolle; coll. Théry).