P. Castelnaudi Saunders
POLYCESTA ÆGYPTIACA || Castelnau et Gory, Monogr., t. II (1558), D VPMDIS Er NE. 93.
POLYCESTA CASTELNAUDI Saund., Cat. Bupr. (1851), p. 59.
Long. 0,016; larg. 0",0052.
Allongé, les côtés parallèles, atténué en avant et en arrière, bronzé obscur en dessus avec les côtes
élytrales noires ; dessous d’un bronzé plus clair, un peu cuivreux pourpre avec les antennes, les pattes et les bords des segments abdominaux bleu d'acier.
Cette espèce a été confondue, par Castelnau et Gory, avec le véritable ægyptiaca Gmelin, qui appartient au genre Pseudocastalia. La figure qu’en donnent les auteurs est aussi vague que le texte et pourrait aussi bien se rapporter à l’ægyptiaca s.s. qu'au Castelnaudi, mais celui-ci, dont j'ai sous les yeux un type de Saunders, est tout différent de l'espèce de Gmelin.
Le Castelnaudi a les côtés du pronotum plus arrondis, la base ne présente pas cette échancrure latérale, caractéristique du genre Pseudocastalia, la ponctuation est beaucoup plus épaisse et surtout très largement espacée, la marge antérieure n’est pas échancrée en are mais tronquée; les élytres ne présentent que trois côtes de chaque côté, sans costules intermédiaires, les deux côtes discales épaisses et lisses, la troisième, prémarginale externe, plus vague et rugueuse, les espaces intercostaux finement rugueux et présentant deux séries longitudinales de points épais, disposés en séries alternes non séparées par une costule.
Tête rugueuse, à ponctuation inégale et à museau relativement allongé; épistome échancré entre deux lobes arrondis.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure tronquée et finement rebordée, la bordure lisse; les côtés obliques en avant, arrondis et dilatés après le milieu, rentrants en arrière avec l’angle postérieur petit, aigu et légérement saillant en dehors; la base bisinuée avec un large lobe médian arqué et peu
POLYCESTA GET
avancé. Il est couvert de gros points épars, disséminés sur le disque et un peu plus petits et plus rapprochés sur les côtés et dans une vague dépression médiane. Écusson petit, subtriangulaire.
Élytres à peine plus larges que le pronotum à la base, un peu obliquement tronqués à l'épaule, peu sinueux sur les côtés à hauteur des hanches postérieures, à peine élargis au tiers supérieur, conjointement arrondis et dentelés au sommet. Ils présentent, de part et d'autre, deux côtes discales lisses bien accusées et une troisième côte prémarpginale externe, plus vague et rugueuse; entre ces trois côtes, deux séries de gros points alternativement disposées l’une par rapport à l’autre.
Dessous à ponctuation fine, dense, irrégulièrement espacée, d’où émerge une courte pubescence gris jaunâtre. Pattes ponctuces.
HAB. — Égypte (Brit. Mus.).
23. — P. Olivieri Waterhouse, BUPRESTIS DEPRESSA || Olivier, Æntom., t. II (1590), gén. 32, p. 39, DIS TS, POLYCESTA OLIVIERI Waterh., Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 5, t. XIV (1904), p. 255.
Cette espèce existe au British Museum, et parmi les exemplaires se trouve un très ancien spécimen qui a été certainement nommé depressa par Olivier. C’est un grand insecte, très aplani sur le disque, d’un cuivreux brunître avec quelques parties vertes. Toutes les côtes élytrales sont bien marquées, les dorsales au nombre de six de part et d'autre, la deuxième et la quatrième seules un peu plus sallantes que les autres.
ue MONOGRAPHIE DES BUPRESTIDES
Les anciens exemplaires étaient sans désignation delocalité, mais des spécimens plus récents du British Museum et de la collection Oberthur proviennent de la Jamaïque (£x Waterhouse).
Long. 0",023; larg. 0",008.
Allongé, plan en dessus, les côtés déclives et subparallèles, atténué en avant et arrondi en arrière, d'un bronzé obscur et terne en dessus avec le fond de la ponctuation tantôt bronzé plus clair, tantôt verdâtre. Dessous bronzé pourpré très obscur avec de vagues reflets irisés ou verdâtres, surtout sur l'abdomen et couvert d’une villosité grise, courte, mais assez dense sur les côtés et couchée; tibias, tarses et antennes bleu verdâtre.
Je suis d'accord avec M. Waterhouse, sur l’examen d’un exemplaire qu'il m'a très obligeamment communiqué, pour reconnaitre la validité de cette espèce dont le nom doit être changé, puisque le nom de depressa reste acquis à une autre forme spécifique.
Tête rugueuse grossièrement et inégalement ponctuée entre des reliefs irréguliers, non vermiculés; épistome tronqué au milieu et lobé sur les côtés, autour des cavités antennaires.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure tronquée, les côtés très obliques en avant, très dilatés mais non anguleux après le milieu et atténués ensuite; la base bisinuée avec les angles postérieurs petits, aigus et légèrement saillants en dehors; le milieu du disque faiblement mais largement déprimé. Il est couvert de gros points plus denses sur les côtés. et au milieu qu'autour de la dépression discale et
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présente, le long de la base, une ligne marginale mate et très finement pointillée. Écusson subquadrangulaire, plus large que long.
Élytres un peu obliquement tronqués à la base, plans sur le disque, déelives sur les côtés, sinueux à hauteur des hanches postérieures, subacuminés et dentelés au sommet. Ils présentent des séries longitudinales et régulières de points subégaux entre eux et plutôt carrés qu’arrondis, séparées par de fines côtes linéaires dont la deuxième et la quatrième sont plus nettes et plus accusées que les autres. Sur chaque élytre, dix rangées entières de ces points et une onzième, de la base jusqu'un peu au delà du tiers antérieur, le long de la suture, non séparée de la suivante par une côte, mais par un espace plan et uni. La première côte elle-même n'est saillante le long de la suture, qu'après la jonction de la première rangée, incomplète, de points.
Dessous très finement et irrégulièrement ponetué; marge antérieure du prosternum sinueuse, faiblement échancrée en arc au milieu et un peu lobée sur les côtés; pattes presque lisses ; crochets des tarses noirs.
HAB. — Jamaïque (Brit. Mus.).