P. porcata Fabricius
BUPRESTIS PORCATA Fabr., Ent. Syst. t. Ie (1774), p. 199. POILYCESTA THOMÆ Chevrolat, Sib. Rev. Ent., t. V (1838), p. 55.
POLYCESTA PORCATA Chevrol., {. c., p. 56.
Long. 0",014-0",022 ; larg. 0",005-0",009.
Large, robuste, peu convexe, le pronotum déprimé et très anguleusement dilaté avant la base et plus près de celle-ci que du milieu; élytres criblés de gros points subarrondis et disposés en séries longitudinales géminées entre des espaces costiformes, mais ne formant pas de côtes lisses, sauf parfois vers la base ou sur l’arête correspondante à la première et à la deuxième côte discale, celle-ci parfois plus nette que l’autre. Tête et pronotum noirs à reflets verts et pourprés; élytres obscurs, bronzés ou noirs variés de reflets verts ou cuivreux ; dessous plus clair et plus brillant, vert doré à reflets cuivreux.
Castelnau et Gory ont confondu le porcata Fabr. avec le depressa Linné. Celui-ci à la ponctuation beaucoup moins inégale et moins épaisse, avec les côtes élytrales plus nettes, plus lisses et plus saillantes ; il est d'aspect moins robuste, relativement moins large et plus bombé en dessus; le sommet est plus acuminé et le tiers postérieur moins dilaté.
Quant au P.thomæ Chevrol., dont j'ai un type sous les yeux, je ne vois guêre en quoi on pourrait le différencier du porcata. La dilatation anguleuse du pronotum est la même et la ponctuation varie extrémement chez l’un comme chez l’autre, de même que la dépression discale. Quant aux élytres, elles ont la même forme large, un peu dilatée au tiers
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postérieur, leur ponctuation ne présente pas de modifications assez marquées pour pouvoir séparer l’une espèce de l’autre et les côtes ou les arêtes présentent la même allure. Chez le type thomæ, on remarquera que la deuxième côte discale est nette et bien accentuée, plus marquée que la première; mais ce caractère n'existe plus sur un autre exemplaire de l’île Saint-Thomas, du Muséum de Paris. Il ne reste donc que la provenance. J'ai sous les yeux des exemplaires de Cayenne, d'Haïti, de Saint- Domingue et de Saint Thomas, et je ne trouve pas le moyen de séparer les derniers des autres, pas même pour en faire une varicté.
Tête plane, couverte de gros points arrondis, inégalement espacés, mais toujours plus rapprochés que leur diamètre, entre des reliefs vermiculés et lisses ; épistome peu échancré au milieu, largement lobé sur les côtés.
Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière, sa plus grande largeur vers le quart postérieur ; la marge antérieure bisinuée avec un lobe médian avancé et anguleux et présentant une bordure lisse plus épaisse au milieu que sur les côtés; ceux-ci très obliques et droits en avant, largement et anguleusement dilatés vers le quart postérieur, brusquement rétrécis ensuite avec l’angle postérieur petit, aigu et abaissé sur l'épaule; la base bisinuée avec le lobe médian assez large et subanguleux. Il est couvert de points arrondis, assez denses dans une large dépression discale, plus rares sur un espace mat qui entoure cette dépression en arrière et sur les côtés, très rapprochés et souvent plus épais sur les côtés. Écusson petit, subarrondi.
Élytres aussi larges que le pronotum à la base, le
lobe épipleural assez développé et terminé en arrière par une échancrure dentée; sinueux sur les côtés à hauteur des hanches postérieures, légèrement élargis et arrondis au tiers supérieur, atténués ensuite en ligne droite jusqu'au sommet; celui-ci assez fortement mais inégalement dentelé. Is présentent de part et d'autre neuf séries longitudinales de gros points elliptiques, inégaux entre eux mais très épais, séparées, deux par deux, par de vagues côtes lisses dont les deux discales seules sont souvent bien marquées et dont la deuxième est parfois plus nette que la première ; la ponctuation, tres épaisse, forme des séries d’alvéoles séparées par un réseau de mailles irrégulières, inégales entre elles et lisses; une ligne supplémentaire de points, interrompue un peu au delà du tiers antérieur où elle se joint à la première, longe la suture en avant.
Dessous assez grossièrement ponctué, la ponctuation plus épaisse et plus dense en avant qu’en arrière, où elle est un peu aciculée sur l'abdomen. Pattes assez grossièrement ponctuées.
HaB. — Cayenne (Muséum de Paris); Saint- Domingue : Haïti, Port-au-Prince (Brit. Museum ; Muséum de Paris, par Daniel, et Missions du Saint- Esprit; Musée de Gênes; coll. Théry); île Saint- Thomas (Brit. Mus. et Muséum de Paris, par Hornbeck). À
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