S. Zechiana
Kolbe.
STERNOCERA ZECHIANA Kolbe, Æntom. Nachr., t. XXIII (1895), p. 391.
Lonp"07,007.
Noir bronzé; élytres bruns avec une tache humérale brun obscur, la marge latérale et la suture noir bronzé, pattes noires à reflets bronzés; tête fortement ponctuée, sillonnée au milieu ; pronotum plus largement, mais moins profondément ponctué, brillant, sillonné longitudinalement au milieu, le sillon n’atteignant ni le sommet ni la base; élytres ayant de part et d'autre trois lignes géminées moins nettes vers la base que vers l'extrémité, les intervalles rugueusement ponctués et très finement pointillés, le sommet légèrement tri-épineux ; saillie sternale aiguë, incurvée au sommet; dessous brillant à ponctuation éparse et superficielle ; les segments abdominaux ornés de part et d'autre d’une tache pulvérulente et jaune fauve, peu distincte.
Cette nouvelle espèce, envoyée de l’intérieur de Togo, vient s'ajouter aux nombreuses espèces du genre Sternocera qu'on ne trouve que dans les steppes de l'Afrique, au sud du Sahara et dans la région hindoue. Elle présente le même aspect et a la
même grandeur que le S. Campanae Luc., de l’Angola, mais en diffère par plusieurs points.
Le pronotum est plus brillant, moins densément et moins profondément fovéolé, et n’a, en outre, pas de tache latérale pubescente. Les élytres sont autrement rugueux, non pas uniformément bruns, mais avec une tache humérale brun obscur et le sommet noir à reflets bronzés. La suture est obscure. Le dessous est beaucoup plus brillant et en grande partie d'un cuivreux verdâtre. La saillie sternale est plus aiguë et légèrement plus avancée, la pointe incurvée vers le bas. L'absence de taches latérales rapproche cette nouvelle espèce du cariosicollis KFaïrm., du Somalis, mais elle est plus grande que celle-ci et en diffère par le pronotum plus brillant et moins densément fovéolé, ainsi que par la région inférieure et les pattes noires à reflets métalliques.
Il est évident que toutes ces espèces appartiennent au même cycle et que seules des considérations zoogéographiques les éloignent l’une de l’autre. Il en est de même, du reste, pour les autres groupes des espèces de ce genre (ex. Kolbe).
Je ne connais pas cette espèce, décrite sur un spécimen unique du Musée de Berlin. Tout récemment, M. Ch.-0. Waterhouse, du Briüish Museum de Londres (Ann. & Mag. Nat. Hist., sér. 7, t. XIV, [1904], p. 248), discutant cette espèce et comparant la description de M. Kolbe avec quelques exemplaires du Musée de Londres, dit ce qui suit :
« Dans les collections du Muséum, il existe plusieurs spécimens provenant de Togo et du haut Nil, qui paraissent pouvoir être attribués à cette espèce. La tache foncée décrite comme existant sur les épipleures élytrales est cependant si peu accentuée et,
STERNOCERA pi
d’un autre côté, les taches pubescentes de l'abdomen (flavido tomentosa indistincta) sont tellement nettes, qu'il est peut-être possible qu'ils peuvent appartenir à une espèce différente.
» Le pronotum est d’un bronzé bleuâtre foncé avec des points dorés. Les élytres sont bruns avec la suture et le bord très étroitement bordés de bronzé obscur. Le dessous de l’insecte est doré bronzé brillant avec des reflets bleus ou cuivreux sur l'abdomen. Un des exemplaires est bleu foncé en dessous. L’abdomen est faiblement ponctué, chaque point portant un, deux ou trois poils jaunes; ceux-ci sont disposés en ligne le long du sommet, d'autres sont distribués d’une façon irrégulière, peu rapprochés les uns des autres au milieu du segment, mais, à la base, de chaque côté, ils sont fins et rassemblés de manière à former des espaces larges et triangulaires sur le troisième et sur le quatrième segment. Le segment apical présente deux espaces triangulaires, à pulvérulence fauve.
» Les principales différences entre cette espèce et le $. Stevensti consistent en ce que celle-ci n’a pas de taches pubescentes sur les élytres et que la pubescence abdominale qui, chez le Stevensi, couvre la plus grande partie des côtés des segments, s'étendant jusqu’au bord postérieur (mais laissant un espace glabre sur le bord basilaire) dans cette espèce, est plus limitée à la partie basale des segments et ne laisse pas de tache nue à la base.
» Cette espèce forme un intéressant passage de S. Stevensi à S. Colmanti Kerrem. Chez ce dernier, qui est, aussi bien en dessus qu’en dessous, d'une couleur de laiton (cuivre jaune), l'abdomen à la pulvérulence disposée comme chez le $S. Stevensi, mais elle est bien moins dense, et les taches pubescentes sont très vagues. »