‹ Monographie des BuprestidesChapitre 82 sur 251 · J. fimbriata · texte numérisé non relu

J. fimbriata

BUPRESTIS FIMBRIATA Klug, Symb. Phys. (1829), pl. 1, f. 2.

JULODIS ARABICA Gory, Monogr. supp., t. IV (1840), p. 19, pl. 3, f. 13.

JULODIS FIMBRIATA Marseul, L'Abeille, t. II (1865), p. 81.

STERNOCERA KUSTAINonfried, Deut. Ent. Zeit., 1891, p. 335.

JULODIS ARGODI Abeille de Perrin, Bull. Acad, Marseille (1900), D:

Long. 0",024-0",034; larg. 0",009-0",014.

Bleu d'acier avec les élytres verts; pronotum'avec une large impression triangulaire, pulvérulente et Jaune, de chaque côté, et un large sillon médian, pulvérulent et d’où émerge une carène linéaire lisse. Elytres avec quatre côtes linéaires; les espaces intercostaux granuleux, ponctués et présentant des séries longitudinales de taches pulvérulentes et jaunes, espacées et irrégulières sur le disque, grandes et souvent réunies sur les côtés de facon à former une bande interrompue. Dessous granuleux et ponctué.

Diffère du J. Caillaudi Latr., qui précède, par la ponctuation du pronotum plus épaisse et plus dense, par les élytres plus rugueux, à côtes linéaires minces, non dilatées en avant, par la présence de mouchetures élytrales et par le dessous non entièrement recouvert de pulvérulence. Le J. arabica Gory ne diffère en aucune façon du fimbriala; quant au Sternocera Kustai Nonfr., sans avoir vu le type, je n'hésite pas, d'après un dessin que j'en ai reçu de l’auteur, à y reconnaître le J. fimbriata Klug, un peu plus robuste, avec les taches latérales des élytres plus accentuées et affectant la forme de celles qui se remarquent chez le Sternocera orissa Buq. et ses congénères. Je n'ai

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aucun renseignement sur le dessous du Kustai, mais je serais bien étonné s’il avait une saillie sternale. Il provient de l'Arabie (Yémen) et cet habitat seul indique que cet insecte n’est pas un Sternocera. Quant au J. Argodi Ab., je pense pouvoir le réunir au fimbrialta Klug, comme race somalienne de l'espèce, dont l'habitat est très étendu.

Tête rugueusement ponctuée; front déprimé au milieu avec une fine carene lisse, à ponctuation dense, pubescent ; épistome fortement échancré avec une dent médiane formant le prolongement de la carène frontale.

Pronotum beaucoup plus large que long, atténué en avant avec les angles rabattus et infléchis, arrondi et rugueux sur les côtés, bisinué à la base avec le lobe médian obtus et saillant et les angles postérieurs assez aigus; le disque avec un large sillon médian d'où émerge une courte carène lisse et brillante ; les côtés déprimés, impressionnés aux angles antérieurs, ces dépressions et le sillon médian garnis d'une villosité retenant une pulvérulence jaune.

Élytres un peu plus larges que le pronotum à la base, arrondis à l'épaule, sinués à hauteur des hanches postérieures, atténués au sommet en pointe assez aiguë, couverts d'une ponctuation épaisse et rugueuse et présentant chacun quatre fines côtes longitudinales, plus ou moins accentuées, peu saillantes et dont les intervalles sont ornés de taches pulvérulentes, inégales et irrégulières, celles de la marge interne mieux marquées et celles de la marge externe plus grandes, souvent réunies en large bande plus ou moins interrompue.

Dessous à ponctuation dense, pubescent et pulvérulent de jaune avec des reliefs irréguliers le long de la marge des segments abdominaux.

Pattes à ponctuation épaisse, dense et rugueuse.

HAB. — Arabie : Djedda, Yémen (diverses collections); Abyssinie (Raffray), Tombouctou (A. Chevalier Museum de Paris), Somalis : Berbera (Abeille).

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