J. Karelini Mannerheim
JULODIS KARELINI Mannerheiïim, Bull. Soc: Nat. Mosc:, t. VII (1835); p: 123.
JULODIS KARELINI Marsceul, ZL’Abeille, t. II (1865), p. 85,
« Long. 0",031; larg. 0",014.
» D'un bronzé bleuâtre obscur, bien distinct par la sculpture de son pronotum et les aréoles des élytres plus petites, autrement colorées.
» Tête glabre, couverte de grandes rugosités élevées. Antennes un peu plus longues que la tête, noires, dentées en scie, les derniers articles blanes en dehors.
» Pronotum une fois et demie plus large que long, rétréci et tronqué en devant, arrondi sur les côtés, bisinué à la base avec les angles droits, convexe, égal, couvert de points nombreux, confluents, lugueux, peu impressionné et à peine caréné au milieu de la base, couvert d’une pubescence blanchâtre éparse.
s Élytrés à peine plus larges à la base et près de quatre fois plus lohgues que le pronotum, faiblement marginées, profondément sinuées avant le milieu; vues en dessous, elles paraissent parallèles jusqu'au delà du milieu, ensuite atténuées vers le bout, qui est en pointe, convexes, densément rugueuses, ponctuées, d’un bleuâtre obseur avee un éclat cuivreux par places; on compte sur chacune cinq rangées de fovéoles, quatre dorsales plus grandes, marginale plus petite, subarrondies, d’un rouge doré, garnies d’une pubescence blanche.
ÿ Dessous fügueux, semé de cicatrices presqüe glabres, d’un noir bleuâtre, avec un reflet verdâtre et violacé.
» Pattes noires densément ponctuées » (Ex Marseul).
Je reproduis la description de Marseul, attendu que je ne connais pas cette espèce en nature. Je la range ici d'après certaines analogies de caractères avec la précédente. Marseul ne doit pas l’avoir vue, puisqu'il la décrit à la suite de tous les autres Julodis de sa Monographie, après le Caillaudi, avec lequel ïl n’a aucun rapport. La description ne détaille pas suffisamment la sculpture de la tête et du pronotum, bien qu'elle mentionne une carène médiane sur celui-ci; c’est même ce qui m'engage à la placer dans le voisinage du /. variolartis; les élytres se rapprochent de ceux de celui-ci, et il doit y avoir une coquille dans le texte : vues en dessous. C'est évidemment en dessus qu'il faut lire.
Au surplus, les descriptions de Marseul pèchent souvent par le manque de précision et de clarté. Elles n'insistent pas assez sur les différences entre les espèces, et ne donnent pas de points de comparaison de l’une à l’autre. Sans l'examen du type, il est impossible de se prononcer et plutôt que de supprimer une espèce en la passant en synonymie d’une façon inexacte, il est préférable de la maintenir, quitte à remettre les choses au point en temps utile.
HAB. — Turcomanie (probablement le Turkestan ?) (1).
(1) Les appellations géographiques de la première moitié du siècle dernier ne concordent plus avec les nôtres. Il suffit de consulter les anciens atlas pour s’en rendre compte, C’est ainsi qu'un grand nombre de noms sont aujourd'hui inusités, principalement en Afrique et dans l'Asie centrale : Barbarie, Turcomanie, ete.
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