Ji. Iris Cast. & Gory
JULODIS IRIS Cast. & Gory, Monogr., t. Ie (1835), p. 12, pl. 3, f. 14.
JULODIS EUPHRATICA Cast. & Gory, L. c., p. 18, pl. 6, f. 25.
JULODIS PROXIMA Gory, Monogr. supp., t. IV (1841), p. 12, pl. 2, f. 9,
JULODIS EUPHRATICA Marseul, L'Abeille, t. II (1865), p. 42.
JULODIS PROXIMA Marseul, Z. c., ibid.
JULOnts IRIS Marseul, 2. c., p.44.
JULODIS INTERPUNCTATA Thomson, T'yp. Bupr., (1858), p. 10.
JULODIS OBERTHURI Kerrem., Ann. Soc. Ent. Belg.t. XLII (1898), P- 194.
Long. 0",025-0",036 ; larg. 0",010-0",015.
Oblong ovale, élancé, atténué en avant et en arrière, bronzé plus ou moins obscur, vert ou bleuâtre avec les fossettes et la ponctuation à pulvérulence terreuse, jaune terne ou rousse, rarement blanche. Epistome séparé du front par une carène arquée ne dépassant pas l’échancrure médiane ; pronotum étroit en avant avec une large dépression médiane et basilaire; élytres grossièrement ponctués, la ponctuation épaisse, inégalement espacée et dont les intervalles forment un réseau anastomosé, ornés: de cinq séries longitudinales de fossettes subégales entre elles et régulièrement disposées, la série marginale avec ces fossettes très petites, ponctiformes. Dessous rugueux, vermiculé et granuleux, sans plaques lisses sur les hanches ni sur les côtés des segments abdominaux.
Du J. Iris Cast. et Gory à l'Oberthuri Kerrem, en prenant pour intermédiaires les deux autres espèces (proxima Gory et euphratica Mars.) que je réunis aux premières pour n’en former qu'une, il n'existe sœuère que des différence de taille et de coloration.
L'Iris, comme l'indique son nom, est d’un vert
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doré plus ou moins obscur à légers reflets irisés que ne possède pas l’euphralica, qui passe du vert au bleu terne, mais clair; tous deux ont la pulvérulence blanche, ou plus souvent jaunâtre ; le proxima n'est, suivant moi, qu'un grand euphratica bronzé clair et l'Oberthuri est bronzé obscur avec la pulvérulence brune. Mais tous quatre possèdent le même faciès, les rugosités frontales ont la même allure, la dépression située à la base du pronotum est semblable, les fossettes élytrales sont, à peu de choses près, égales quant à la grandeur et à la disposition générale et le dessous est le même chez les quatre espèces. L'identité du dessous, chez les Buprestides, est une garantie presqu'absolue d’identité d'espèce, alors que le dessus est très variable. Je pense que le J. interpuncta Thoms. est la forme hindoue de l’Iris, dont l'habitat et très étendu.
Les formes nommées pristinaria Dej. mss., de Djedda (Arabie), cyanescens Blanch. mss., d'Asie Mineure, Auscheri Aud. et Blanch. mss, de la Perse, et scenica Aud. et Blanch. mss., de la Perse, que je remarque dans la collection du Muséum de Paris, me paraissent constituer une série de races locales présentant peu de différences avec ce que l’on peut réunir sous le nom global d’Iris, le premier en date. Peut-être le scenica, à forme plus élargie, à fossettes élytrales plus grandes et à coloration générale bronzée, mériterait-il une mention spéciale, mais sans pouvoir trouver un caractère qui le sépare nettement des autres races.
Tête à ponctuation rugueuse mêlée de fines rides longitudinales ; épistome échancré, séparé du front D par une carène obtusément anguleuse dont le sommet ne dépasse pas l’échancrure.
Pronotum beaucoup plus large que long, plus D (e)
étroit en avant qu'en arrière, assez grossièrement ponctué, à réticulations nombreuses et serrées ; les côtés un peu arrondis avée l'angle antérieur abaïssé ; la base bisinuée avec un large lobe médian obtus, le disque déprimé au milieu, la dépression plus accentuée vers la base, sur la moitié postérieure que sur l’antérieure.
Elytres un peu plus larges que le pronotum à la base, très étroitement rebordés à l'épaule, sinués à hauteur des hanches postérieures, très légèrement élargis après le milieu, atténués au sommet en pointe arrondie; rugueusement ponctués, ornés de cinq séries longitudinales de fossettes arrondies, assez grandés mais inégales, à fond finement pointillé et garnies d’une fine pubescence couchée retenant une pulvérulence blanche, jaune ou brune.
Dessous irrégulièrement ponctué, grossièrement ou finement par places, entre des reliefs irréguliers.
Pattes à ponctuation rugueuse et forte (x).
HAB. — Egypte; Arabie; Asie Mineure ; Perse ; Kirghisie ; Turkestan ; Inde ; Perse.
(1) Cette description diffère, par quelques détails, de celles de Marseul concernant les trois espèces en cause. Chez aucune de celles que j'ai pu voir, je n'ai remarqué de saillie au milieu de l’échancrure de l’épistome ni de carène médiane au pronotum, bien qu'il ne m'étonnerait nullement que ces détails, purement secondaires. pussent exister chez des insectes à sculpture aussi variée et aussi variable que celle des Julodis. Au surplus, le texte de cet auteur ne concorde pas. Il est dit, à la description de l’Iris : « pronotum... marqué de trois courtes carènes.... l’autre médiane visible en avant. » Plus loin, l'auteur ajoute : « Voisin du Faldermanni, mais dépourvu de carène saillante au prorotum. »
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