EXPLICATION DES PLANCHES
PRÉ | pa
Figure 1. Calopteryx virgo. Aïle inférieure grossie quatre fois.
Cette figure est destinée à faire comprendre les termes employés dans la description de la réticulation des ailes. Pour rendre plus claire la détermination des nervures et des secteurs, on n’a figuré ni les secteurs supplémentaires, ni les nervules qui forment les cellules. Les nervures et secteurs que l’on voit dans le dessin existent dans tous les sous-genres des Caloptérygines, à l'exception du rameau inférieur du 2° secteur du triangle qui peut manquer. Comme l'ordre dans lequel les parties du réseau se présentent est toujours le même, cette figure permettra d'appliquer les mêmes dénominations aux mêmes veines dans les autres figures.
n. cost.—Nervure costale. Elle forme dans les descriptions tout le bord antérieur de l'aile, bien qu’en réalité elle s'arrête vers le nodus, où elle est croisée par la sous.costale qui la remplace pour former le bord antérieur jusqu’au bout de l'aile.
n. sous c.— Nervure sous-costale.
n. mêéd. — Nervure médiane. Elle finit au bout de l'aile en n. ». , à la rencontre du bord antérieur avec le bord postérieur.
n. sous m. — Nervure sous-médiane. Elle se termineens. {. où elle se continue sous le nom de secteur 1% du triangle, après avoir formé le côté inférieur du quadrilatère.
n. poste. — Nervure postcostale. Elle finit aussi au niveau du quadrilatère et se continue sous la forme de secteur 2° du triangle.
Bord p.— Origine du Bord postérieur, qui nait de la nervure postcostale après le court espace où l’aile est pétiolée. Il se termine au bout de l'aile à la fin de la nervure médiane qui sépare le bord postéieur du bord antérieur au point n. m.
arc. — Arculus ; forte nervure transverse, droite ou fracturée, entre la nervure médiane et la sous-costale.
De l’arculus partent deux secteurs, d’un même point où un peu séparés; le plus rapproché de la médiane (s. pr.) secteur principal , faisant plusieurs courbures
(1) Lorsque l'on a fait les corrections aux figures il a fallu faire disparaître certains traits inexacts qui étant fort nets auraient pu induire en erreur, mais malheureusement ces corrections ont donné lieu quelquefois à des empâtements que l'on reconnaitra facilement , je pense.
(2706 se rapproche plus ou moins de la nervure médiane (contigu avec elle ou du moins juxtà-posé dans la C. Virgo, non contigu chez d’autres). Il aboutit presqu’au bout de l'aile près de la nervure médiane. Ce secteur principal donne naissance à plusieurs autres savoir :
s. med. Secteur médian, naissant très-près de l’arculus.
s. sous n. Secteur sous-nodal, naissant un peu plus loin.
s.nod. Secteur nodal, se séparant du principal au-dessous du nodus ou un peu auparavant , ou un peu après.
L'autre secteur de l’arculus est le
s. br. Secteur bref, il forme au commencement le dessus du quadrilatère.
De langle externe inférieur du quadrilatère (s. €.) partent ensemble deux secteurs l’un
s. tr. 1. 1°* Secteur ou secteur supérieur du triangle , est comme le prolongement de la nervure sous-médiane ; l’autre,
s. tr. 2. 2° Secteur ou secteur inférieur du triangle, est assez fracturé à son origine et devient comme le prolongement de la nervure postcostale. Il est souvent ramifié inférieurement et alors on appelle ces bifurcations ram. (Rameau inférieur du 2° secteur du triangle),
nod. Le Nodus, à la moitié de l’aile ou un peu avant, est le point de croisement de la nervure costale avec la sous-costale qui s’y termine , comme nous l'avons dit plus haut.
Pier. Ptérostigma. Espace particulier entre la nervure costale et la médiane, un peu avant le bout de l’aile. Il manque tout-à-fait dans plusieurs groupes; dans d’autres ( C. virgo), il est traversé par plusieurs nervules et n’est pas fermé aux deux bouts par une nervule plus forte, on le nomme alors Faux-ptérostigma. Le Ptérostigma de l’Agrion anomalum et celui des Amphiteryx et Thore prouvent que cet espace est formé par une bifurcation de la nervure médiane et non de la costale.
Quad. Le quadrilatère. Espace très-important ; son côté intérieur, formé par la partie inférieure de l’arculus, le supérieur par le commencement du secteur bref, l'extérieur par un rameau court de ce secteur, et l’inférieur par le bout de !a nervure sous-médiane.
Le quadrilatère des Agrionidées répond aux deux espaces que nous appelons chez les Libellulidées et Æschnidées triangle discoidal et espace arqué au-dessus du triangle. Dans les Agrionidées (y compris les Caloptérygines ) ces deux espaces sont réunis en un quadrilatère et il n'y a plus de triangle, parce que la nervure sous-médiare est dépourvue du rameau supérieur, qui forme le côté supérieur du triangle , à l'extrémité duquel il réjoint le secteur bref.
e. c. antèc. Espace costal antécubital. C’est dans cet espace que sont les nervules antécubitales. Il s’arrête au nodus.
E. c. poste. Espace costal postcubital. Espace analogue après le nodus , renfermant les nervules postcubitales, que nous ne comptons que jusqu’au ptérostigma, lorsqu'il en existe un.
sous-costales, | | e. b. Espace basilaire entre la base et l’areulus , renfermant, lorsqu'il en existe,
les nervules basilaires.
e. m, Espace médian et ses nervules.
e. poste. Espace postcostal, C’est la portion de l'aile entre le bord postérieur et le secteur 2° du triangle.
Dans les figures des ailes, autres que celle-ci, j'ai figuré les nervules qui se trouvent dans l’espace costal antécubital et postcubital, dans l’espace sous-costal, autour du quadrilatère, dans le quadrilatère, dans l’espace basilair?, dans l’espace médian et dans l’espace postcostal; j'ai aussi figuré les secteurs supplémenlaires interposés, ou surnuméraires, qui n’ont pas reçu de noms particuliers et qui existent en nombres divers entre les autres secteurs. Ils naissent d'une nervule transverse entre deux secteurs , autrement dit d’une fracture.
Figure 2. Calopteryx virge femelle. Aile supérieure grossie deux fois. Les secteurssupplémentaires et les cellules, dans la limite expliquée ci-dessus, y sont indiqués. Le mâle n’a pas de faux ptérostigma.
Figure 3. Calopteryx atrata femelle. Aile supérieure grossie 2 fois. C’est un exemple des groupes de Caloptéryx dont le secteur principal n’est pas contigu à la nervure médiane et dont aucun des sexes n’ont de ptérostigma,
Figure 1. Syiphis elegans femelle. Aile supérieure grossie deux fois. — 2. Matrona basilaris femelle. Aile supérieure grossie deux fois. Le mâle n’a pas de faux ptérostigma.
5. Cleis cincta mâle. Aile supérieure grossie trois fois. — À, Sapho ciliata femelle. Aile supérieure grossie deux fois. — ÿ. Sapho bicolor mâle, Aile supérieure grossie deux fois.
Figure 1. Mnais strigata femelle. Aile supérieure grossie deux fois.
— 2. Echo margarita femelle. Aile supérieure grossie deux fois.
— 5. Phaon iridipennis femelle sans ptérostigma. Aile supérieure grossie deux fois,
— 4, Phaon iridipennis mâle, variété ou race avec ptérostigma. Aile supérieure grossie deux fois. On n’a pas donné les détails de l'aile, excepté ce qui était nécessaire pour montrer le petit ptérostigma.
— 5. et 6. Neurobasis chinensis femelle, grossie fois. Fig. 5. Aile supérieure fig. 6. Aile inférieure, Il est à noter que le mâle n’a pas de faux
ptérostigma,
e. s. cost. Espace sous-costal, finissant au nodus et renfermant les nervules
Figure 1. Vestalis gracilis femelle. Aïle supérieure grossie deux fois.
2. Laïs globifer mâle. Aile supérieure grossie deux fois. L'espace postcostal des quatre ailes est de même dans les deux sexes.
5. Hetærina cruentata mâle. Aile supérieure grossie deux fois, Dans l’aile inférieure du mâle et dans les quatre ailes de la femelle l’espace postcostal n’a que deux rangs de cellules.
4. Hetærina Brightwelli femelle. Aile supérieure grossie deux fois. Dans l'aile inférieure des deux sexes il n’y a que deux rangs de cellules dans l’espace postcostal; chez le mâle l’espace postcostal des ailes supérieure est au contraire très-compliqué.
5. et 6. Anisopleura lestoides mâle grossi trois fois. Fig. 5. aile supérieure. Fig. 6. aile inférieure. Chez la femelle l’aile inférieure n’a aucune saillie au milieu de la côte.
En corrigeant la gravure des figures 2, 3 et 4, le graveur n'a pas réussi à faire disparaître l’empâtement qui se trouve à la naissance du secteur bref et qui ferait croire à tort que ce secteur part du coin inférieur de l’arculus tandis que le secteur part de son quart inférieur environ.
Figure 1. Epallage indica mâle, Aile inférieure grossie deux fois.
Figure
2. Epallage fatime femelle. Aile supérieure grossie deux fois.