V. Différences sexuelles
… » Les mêmes que chez les ZLindenia. Les œ' ont les épines des fémurs en dessous moins développées que chez les femelles. La même chose existe pour les bercules derrière l’occiput, parfois presque nuls chez les mâles. Les oreillettes quelquefois bien marquées. L'angle anal des ailes postérieurs (%*) aigu ou non ,
toujours arrondi (Q }. VI. Différences spécifiques.
» Les mêmes que pour les ZLindenia. Ajoutez-y la longueur et l’armature
des pieds. »
272 Eox. De Sezys LonGcHamps, — Monographie
GENRE I. — GOMPHUS (cowexus, Leach.)
Synonymie : LIBELLULA L.
Æscana Fab. Latr, Gowrnus Leach. — Ramb. — De Selys Mon. et Rev. — Hagen DrasratrommA Charp. Burm.
HereroGomPAaus
OxxcHoGcoMPHUs Deere is, 1854 no A :
OrPHI0GOMPHUS 25? PNR
Gompaus | {
(Mèmes caractères diagnostics et détaillés que ceux de la légion. ) }
Dans le Synopsis , en 185%, j'ai essayé de répartir en quatres grands genres les espèces que je réunis de nouveau aujourd’hui souss le nom de Gomphus, attendu que je ne trouve pas chez les femel=. les de caractères correspondants à ceux qui m’avaient servi à diviser les mâles, savoir, la longueur relative des appendices anals supé” rieurs , et L ons contiguë ou divariquée des deux branches des | res inférieur.
C'était une anomalie , que de grands genres fondés sur un ca ractère exclusivement propre aux mâles ; il a fallu y renoncer poum le moment , et se borner à la subdivision en petits sous-genres > d'autant ee que les mâles de deux des sous-genres les plus remar=. quables (Macrogomphus et Epigomphus) sont inconnus.
M. Hagen à reconnu chez les mâles un caractère important, mais presque microscopique : c’est l'existence ou la non existence d'une dent au second article du pénis du mâle. Jusqu'ici, il coïncides avec la direction divariquée ou contiguë des branches de l'appen« dice inférieur des mâles, excepté dans le sous-genre Ophiogomphus où il existe une dent, bien que les branches de l’appendice inférieur soient contiguës ; et dans le sous-genre Anormogomphus , où il n’y à pas de dent, bien que les branches de l’appendice inférieur soient divariquées. C’est ce qui m'a décidé à placer l'Ophiogomphuss le dernier de la première série (mäles à appendice inférieur ayant les branches contiguës).
Cette série se divise en deux sections. Dans la première (mon an=4} cien genre Onychogomphus) , les appendices supérieurs ont la longueur des deux derniers segments , tandis que dans la seconde secs tion (mon ancien genre Ophiogomphus) , ils n’ont que la longueur du dernier segment.
des Gomjhines. 275
Dans la seconde série (branches de lappendice inférieur des males écartées) il y a une dent au 2 article du pénis, excepté chez l’'Anormogomphus. Elle se divise aussi en deux sections. Dans la première (mon ancien genre Hetérogomphus) les appendices supérieurs du mâle ont environ la longueur des deux derniers segments. Dans ia seconde (mon ancien genre Gomphus) les appendices supérieurs ont la longueur du dernier segment ou sont même plus courts.
On voit quela classification que j’adopte en ce moment ne diffère de celle de 1854 qu’en ce que je divise d’abord d’après l’appendice inférieur, puis d’après les appendices supérieurs en seconde ligne, tandis que j'avais fait le contraire en 1854, Je me suis arrêté à ce changement parce qu’il permet de ne plus éloigner lune de l’autre les grandes sections chez lesquelles le pénis est organisé de même facon.
Entre les deux séries, j'ai placé provisoirement deux sous-genres (Epigomphus et Macrogomphus) dont les mâles sont inconnus et qui ont été créés à cause des formes extraordinaires que présentent les femelles. D’après certaines analogies, il est vraisemblable qu'ils appartiennent à la seconde série, qui. du reste, les suit immédialement. : :
Lorsque nous connaitrons les deux sexes de toutes les espèces , il est probable que l'on pourra démembrer convenablement le grand genre Gomphus, qui ne comprend pas moins de 66 espèces , c'est-à-dire plus de la moitié des Gomphines connues.
Pour le moment, je me suis borné à le subdiviser pour faciliter l'étude en un nombre de sous-genres assez grand, j’en conviens, et dont plusieurs ne sont pas très-caractérisés, mais forment en général des coupes géographiques bien circonscrites, quoique le grand genre, pris dans son ensemble, soit cosmopolite.
En caractérisant ces sous-genres, je me suis servi: pour les mâles, des modifications de formes qu'éprouvent les appendices anals supérieurs et inférieurs, le second article du pénis et la forme de l'angle anal des ailes inférieures ; pour les femelles, la forme de l'écaille vulvaire, les appendices anals , et l’existence des oreillettes au 2° segment ; pour les deux sexes le nombre des nervules antécubitales, le ptérostigma, le prolongement de sa nervule interne , la membranule , locciput, le dessin du thorax et de l'abdomen, la longueur relative des trois derniers segments de l’abdomen, la dilatation des 8° et 9° segments ; la longueur des pieds,
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