LAS A
264 Eos. De Sezvs Lowccaamps. — Wonographie
1° Appendices supérieurs.
Leur bout varie d’une manière bien notable et presque sans exemple analogue dans la famille des Odonates. Probablement la mollesse &e cette partie et leur dent peut-être mobile, (je n'en ai jamais vu vivants de cette espèce) sont la cause de la variation. J’ai soupçonné pour cette raison, qu’on trouvera aussi une forme différente dans le bout des appendices d’un même individu; maïs chez les mâles, à ma disposition, le bout de l’appendice gauche est toujours identique avec celui de l’appendice droit.
Les variations consistent : dans la forme du bout lui-même et dans celle de la dent supérieure.
J'ai essayé d’en former une série complète après avoir fait le dessin pour tous mes individus. Le mâle de Brousse et celui d'Egypte sont les plus éloignés entre eux, tandis que leur habitat est le plus rapproché.
Chez le mâle de Brousse, le bout de l’appendice est court et large, droit, presque tronqué, mais l’angle supérieur un peu avancé en pointe peu aiguë. Le mâle de Kasan a la forme la plus semblable, mais l’angle inférieur est déjà plus arrondi. Suit le mâle de Trébizonde, où le bord tronqué du bout du mâle de Brousse est remplacé par un bord tout-à-fait arrondi inférieurement et l'angle supérieur moins aigu, presque de 90°. — Ilme semble qu’on ne peutpas, malgré l'habitat en quelque sorte analogue de ces trois mâles, en faire une variété orientale, parce que nous n’avons vu que trois individus et parce qu'ils diffèrent sous d’autres points.
La deuxième série de variations commence par la courbure et l’échanerure du bord supérieur qui était tout droit chez les autres.
Les mâles de Dalmatie, des différentes régions de l’Autriche (Vienne, Ischl) de Sicile, montrent le bord supérieur courbé au bout, qui est encore peu ou point aigu. L’angle inférieur est disparu et nul. Chez les mâles de Berlin, Prusse, Suisse, Belgique, le bout devient plus ou moins aigu et plus ou moins court, comme chez le mâle de Corfou.
Alors commence la troisième série des variations. Le bord inférieur qui était droit dans la première série, arrondi dans la deuxième, devient (par la prostration du bout et par sa direction en bas) sinué comme chez le mâle de Corfou, encore plus chez celui de Nice. Le bout lui-même s’allonge davantage, Sevient de plus en plus aigu et tourné en bas chez le mâle de la Provence, pour atteindre enfin la forme aiguë presque styliforme du G. Lefebvrei.
2° Les variations de la dent supérieure pour la forme, la grandeur et sa situation relative (si elle est mobile cette variation es vaturellement accidentelle) sont également remarquables; mais on doit bien cbserver qu’elles ne suivent en aucune manière la série des variations du bout.
Aïusi, la dent est grande, en lame droite avec le bout arrondi, chez le mâle de Corfou, plus courte vers le bout plus aiguë chez les mâles de Trébizonde, un
peu courbée chez les mâles d'Allemagne, Belgique, Suisse , Sardaigne.
des Gomphines. 295
Elle a le bord supérieur sinué chez les mâles de la Provence, et de Nice; elle est aiguë chez les mâles de Brousse, Kasan, Nice et même très-aiguë chez les mâles d'Egypte. Elle est très-longue chez les mâles de l'Egypte, très-courte chez les mâles de Kasan , Brousse et Provence. Elle est bien proche du bord supérieur de l’appendice chez les mâles d'Allemagne, Corfou, etc.; bien séparée chez les mâles de la Provence et de Trébizonde.
IT. Appendice inférieur.
Les variations de l’appendice inférieur sont non moins remarquables. Elles consistent: 1° Dans les différences du bout, et 2° dans les différences des deux pointes basales,
1° J’ai essayé de faire une série de douze transitions pour les différences du bout. Encore comme auparavant, les mâles de Brousse et celui de l'Egypte se placent aux deux extrémités de la série.
Je prends comme forme fondamentale celle intermédiaire (mâle Allemagne, etc. , fig. 4 a, 7.)
Ainsi, le bout de l’appendice fait une courbure en demi-cercle avec un tubercule peu considérable externe un peu avant sa fin. Un côté de la série montre ce tubercule peu à peu moindre , enfin nul; la courbure de plus en plus ouverte, jusqu'au bout recourbé presque comme chez G. Lefebvrei. L'autre côté montre le tubercule de plus en plus développé (parfois il semble le véritable bout de l’appendice et le bout semble alors opposé en manière d’une dent supérieure), la courbure plus ou moins ouverte jusqu’à la forme rabougrie et presque atrophiée du mâle de Brousse.
k Le bout diffère encore en ce qu’il est ou droit, ou un peu courbé, ou large et presque coupé, ou mince et aigu, ce qu’on voit mieux d’après les dessins.
Les deux pointes basales divariquées, naissent d’une doublure du bord interne de l’appendice. Elles diffèrent aussi d’après leur longueur et leur cirection. Ordinairement elles devancent les bords latéraux de l’appendice , elles deviennent plus courtes et sans toucher le bord externe chez les mâles de Nice et de Trébizonde. Enfin, elles sont nulles ou elles consistent seulement dans un angle obtus de la doublure chez le G. Lefebvrei.
Quant à la couleur, les individus du sud et du sud-est d'Europe ont ordinairement les appendices tout jaunes. Les individus du centre et du nord de l'Europe ont l’appendice inférieur presque ou tout-à-fait noir, les appendices supérieurs plus ou moins noirs. Mais cette règle n’est pas sans exception. Ainsi, le mâlé de Corfou a les couleurs boréales, et jai vu un mâle de Berlin de couleurs presqu’entièrement jaunes.
Les appendices anals des femelles ne varient pas dans leur forme mais dans leurs couleurs. Ils sont tout-àh-fait jaunes même en Prusse et en Suède. Mais leur moitié supérieure est noire chez le G. maculatus de Portugal et chez une femelle d'Autriche.
La pièce intermédiaire est toujours jaune, excepté chez la femelle de Kasan
Lt LOMME MA es PRRAR A Ê | L, © , 2 AE à ' Ve %
296 Eox. De Secys Loxacnamrs. — Monographie
où elle est noire, avec une pointe jaune avant le bout (les appendices manquent) et un peu noirâtre aux côtés de la base chez le G. maculatus de Portugal.
Les parties génitales du mâle au second segment de l’abdomen, sont d’une forme toujours constante et sans variation. Elles sont peu proéminentes.
La pièce ‘antérieure est élevée en toît, un peu échancrée au bord, carénée, peu velue. Les hameçons antérieurs en lame longue, étroite , le bout obtus, avec une petite dent recourbée en dessous ; une échancrure large dans la partie apicale du bord inférieur, commençant après une dent aplatie.
Les hamecçons postérieurs un peu plus courts mais un peu plus forts, droits, relevés, triangulaires avec le bord antérieur droit, le bout allongé , mince mais obtus, un pinceau en dehors et une excavation en dessous de lui.
La gaîne du pénis est allongée , un peu plus élevée et moins large en avant, où elle est coupée et un peu excavée.Il n’y a presque pas de coulisse, seulement on voit un bord élevé au milieu , un peu bifide en avant. Le pénis est court mais fort. L'article troisième est plus long que le second. La base montre les angles inférieurs en dessous allongés et minces. Entre eux , il y a une feuille triangulaire rejetée en arrière, qui semble appartenir au second article. Elle serait , en ce cas , analogue à la dent qui existe chez le groupe du G@, vulgatissimus.
L’oreillette est grande, quadrangulaire, chez le mâle; petite, pointue vers le bout, chez la femelle.
Comme je l’ai déjà dit, les parties génitales sont chez tous les individus même chez le G. Lefebvrei tout-h-fait semblables pour leur forme. Quant à la couleur , elles sont ordinairement tout-à-fait noirâtres , mais chez les mâles de la Provence, Brousse, Trébizonde, Corfou, les hamecçons postérieurs sont en dehors, au milieu , jaunes. Chez le mâle de Kasan, elles sont tout-à-fait jaunes, excepté le bout extrême qui est noir. Chez le mâle de Kasan aussi, la pièce antérieure est jaune et seulement la carène du milieu largement noire. Le Lefebvrei est coloré comme le mâle de Kasan, mais la pièce antérieure est tout-à-fait jaunâtre.
L’écaille vulvaire de la femelle est courte, triangulaire, échancrée et fendue au milieu jusqu’à la base, On peut, à la rigueur, dire qu’elle est composée de deux feuilles courtes, triangulaires soudées entre elles par une petite membrane basale. Leur coupe diffère un peu, parce que leur bout est plus ou moins obtus. Ainsi, la base membraneuse, laisse les deux feuilles apparemment mobiles. Aussi elles sont plus ou moins rapprochées ou distantes, Je n’ai trouvé aucune différence spécifique. Chez les femelles d'Egypte, d'Autriche, de Sicile, elles sont distantes ; chez Lefebvrei type et chez les autres , rapprochées.
L'occiput des mâles est cilié, droit, une fois plus large que long. Chez le G. siculus , il devient plus carré et moins large.
Chez les femelles, l’occiput est encore plus court , son bird à peine un peu évidé. La forme du bord varie chez les femelles ; chez la femelle G@. variegatus, de Portugal, nous trouvons l'extrême: c’est le bord largement évidé avec une protubérance bilobée au milieu. D’autres femelles de Prusse, Sicile, etc, , mon-
des (romplhines. 297
tent des formes intermédiaires, La femelle de G. maculatus, du Portugal, æ le bord de l’occiput comme chez les femelles de Prusse et la femelle type du G. Lefebvrei, tandis que le G. Lefebvrei, femelle de l'Egypte, du Musée de Berlin , a l’occiput comme le G. variegatus.
Quant à la couleur de l’occiput, j'ai vu les différences suivantes : ordinairement il est jaune de tout côté , finement cerclé de noir; les cils sont forts et noirs. Tels sont les individus de: Suède, Prusse, Allemagne, Belgique , Autriche, Steiermarck, Suisse, G. maculatus de Portugal et Corfou. Quelquefois la ligne noire qui longe le bord de l’occiput s’efface (aïnsi le bord est tout jaune) mais les cils sont encore noirs, comme chez le couple de Kasan et quelques mâles de Berlin.
Enfin, l’occiput est tout-à-fait jaune et les cils également jaunes et moins forts comme chez le G. siculus , Lefebvrei, variegatus du Portugal , d'Alger, chez le mâle et la femelle de la Provence, les mâles de Trébizonde et Brouse, D’alleurs ces deux dernières varient en ce que le bord de l’occiput reste jaune mais les trois autres côtés sont largement noirs. Chez le mâle de Brousse, le noir envahit presque tout-à-fait l’occiput et seulement une tache sémilunaire le long du bord reste jaunâtre.
Les protubérances occipitales derrière les yeux, près de l’occiput, se retrouvent aussi chez les mâles et toujours (j'en ai vérifié 25). Ainsi elles sont un caractère d'espèce et non de sexe, Mais elles sont très-petites chez les mâles et noires , excepté chez le mâle de Sicile, Kasan et un de Berlin.
Elles sont plus grandes, mais d’une forme variable chez les femelles ; triangulaires (Prusse) ou coniques ou renflées et un peu rétrécies à la base (Kasan) ou aplaties (Lefebvrei, G.variegatus). Elles sont toujours jaunes chez les femelles et la couleur jaune descend quelquefois (siculus et le mâle de Kasan) de 1à jusqu’au col. |
Le derrière des yeux chez les mâles est noir, avec une petite tache jaune au milieu du bord après l’échancrure : Autriche, Suède. Cette tache devient plus petite, presque nulle chez les mâles de Dalmatie, Prusse, Nice; tout-à-fait nulle chez le mâle de Corfou. D'ailleurs il y a encore en dessous une tache supplémentaire jaune chez les mâles de Berlin, Autriche, Trébizonde, Brousse , — où les taches sont unies et rendent la moitié inférieure jaune uni: mâle siculus, Lefebvrei, Provence, Alger; où bien le jaune avance encore plus haut (Kasan). Chez les femelles ordinairement il y a à la même place deux taches carrées jaunes ou une surnuméraire en haut ;, (© Provence) ou les taches confluentes et la moitié inférieure jaune (siculus, Lefebvrei, G.variequtus) ou même le jaune s’avance plus haut (Kasan) ou presque tout le derrière est jaunâtre.
La vésicule verticale a chez les deux sexes la même couleur et la même forme. Sa couleur varie ainsi : elle est toute noire chez le mâle de Brousse, son bord antérieur est seulement jaune au milieu chez le G. maculatus du Portugal et le
mâle de Vienne ; — ou le bord entier jaune : Trébizonde, Vienne, Berlin, Dal-
arr:
ne
298 Eos. De Seuvs Loxccnawrs. — Monographie
matie ; — ou le bord entier plus large jaune (moins que la raie noire entre lui et l’occiput) Suisse; — ou jaune aussi large que la raie noire intermédiaire, Prusse, Suède, Belgique, Corfou, Kasan, Berlin; — ou encore plus large ; (siculus) — ou aussilarge, mais le milieu s’avançant en pointe vers l’occiput (Lefebvrei, Alger, Provence).
La forme de la vésicule verticale varie considérablement. Elle est peu évidée au milieu, (Lefebvrei, Alger, Provence, Kasan, Prusse) ; déprimée au milieu (siculus), ou évidée (Prusse, Berlin, Dalmatie, Suède , Belgique) ; — ou échancrée au milieu (Trébizonde}; — ou échancrée et déprimée au milieu (Corfou).
La partie supérieug du front est jaune , noire à la base devant les ocelles. Cette bande noire est coupée en ligne droite (même un peu échancrée au milieu chez un mâle de Berlin) chez les individus de Brousse, Nice , Trébizonde , Provence, Alger, Egypte, Kasan, Sicile, Corfou , Portugal (variegatus) Suède.
— Elle avance au milieu en pointe chez des individus : Autriche, Prusse, Suisse , Dalmatie.
— Cette pointe avance jusqu'au bord , chez des mâles de Steiermarck.
La bande s’avance largement au milieu pour former seulement deux taches jaunes chez un mâle d'Autriche et presque aussi bien chez le G. maculatus du Portugal,
N. B. Ilyaici un caractère spécifique chez les femelles : devant l’ocelle du milieu dans la bande noire est un trou enfoncé, quelquefois bien profond, il ne manque jamais. Chez les mâles, il n y en a presque pas d'apparence rudimentaire.
Le devant de la tête offre le dessin fondamental suivant : Il y a quatre lignes transversales noires , 1° entre le front et le nasus, 2° entre le nasus et le rhinarium , 3° entre le nasus et la lèvre, 4° le bord marginal de la lèvre.
Les individus de Suède, Belgique, Prusse, Autriche, Berlin, Dalmatie, Corfou, Suisse, Nice, Provence, Portugal, Sicile, Kasan (femelle seulement).
Ce dessin peut varier ainsi :
— Il y a deux transversales pour joindre les lignes 1 et 2 (Autriche, Salzbourg ).
— Les lignes 1 et 2 sont tout-à-fait jointes (9 Vienne).
ou — la ligne 2 réduite à deux points seulement ( Alger, Provence , Portugal Q Sicile.) ou — la ligne 2 manque tout-à-fait, (Trébizonde). La ligne 1 fixe à Vu À :
ou — la ligne 2 réduite à deux points et 4 manquant, (bord de la lèvre jaune.) ' Brousse, og‘ Kasan
(la © est régulière) Lefebvre.
des Gomphines. 999
ou — La ligne 1 manque aussi et il n’y a que deux points de ligne 2 et la ligne 3 très-fine , la femelle de Lefebvrei, Musée de Berlin.
Le devant du thorax montre le dessin suivant : Bandes noires du thorax, 1° courbées et demi-collier mésothoracique non interrompus au milieu, 2° presque contiguës ; peu ou point 3° confluentes par en bas avec l’humérale; 4° mais souvent par en haut , l’antéhumérale 5 touche le bord antérieur.
Nous trouvons pour chacun de ces cinq caractères des exceptions ; ainsi :
1. Les bandes sont droites ou presque droites chez quelques individus 4" Q de Sicile, et le demi-collier jaune mésothoracique est bien interrompu au milieu, chez deux o* de Vienne, © © G.maculatus du Portugal.
2. Les bandes sont non contiguës mais bien distantes et séparées chez le 5 de Brousse, Trébizonde , Alger, Kasan o' (non ©) Lefebvrei type et les œ © du Musée de Berlin, Suède femelle (non o).
3. Les bandes sont très-confluentes par en bas chez les mâles de Vienne, Suisse, Prusse, Suède & (non ©) Brousse, Trébizonde, Alger, Portugal o* non © ) Lefebvrei type et g' (non chez la © du Musée de Berlin).
4. Elles ne sont pas confluentes en haut chez les individus de Sicile , & Berlin, etc.
5. L’antéhumérale ne touche point le bord antérieur chez Lefebvrei de Berlin, mais bien chez la femelle type.
Les côtés du thorax ont ordinairement la première ligne large, la troisième entière mais fine et entre elles une seconde interrompue et maculaire. Mais la seconde est souvent entière et large ; quelquefois (2 &' Autriche et G. maculatus Portugal ©) il y a encore une quatrième, alors le jaune et le noir sont presque égaux. La première est souvent réunie avec l’antéhumérale après les ailes, pour former une ligne jaune et une tache près des ailes, (Autriche, Suisse, etc. )
Les sinus antéalaires sont sans tache noire seulement chez o' Kasan, Lefebvrei , Q Portugal (variegatus).
Le prothorax varie seulement en ce que les deux points jaunes au milieu manquent souvent.
Quant aux pieds , les articles 2 et 3 des tarses des deux pieds postérieurs, sont jaunes en dehors (quelquefois aussi les onglets) chez la femelle ZLefebvrei (le mâle a seulement une marque sur le second article) Alger, © de la Provence. Q G. maculatus de Portugal avec sa teinte méridionale a les pieds noirs. Chez les autres les tibias sont souvent en dehors jaunes, les fémurs plus ou moins. — En revanche, on trouve chez des individus très-colorés d'Autriche, maculatus © du Portugal, etc., des pieds tout-à-fait noirs , excepté un petit trait jaune en dedans des fémurs antérieurs et un en dehors des fémurs postérieurs.
Il y a toutes les couleurs intermédiaires ; la femelle Lefebvrei a le plus de jaune.
Quant aux couleurs de l'abdomen, il me semble inutile d’insister sur les dé-
500 Eos. De Seuvs Loxconaurs. — Monographie, etc.
tails. J'ai vu toutes les nuances intermédiaires entre le mâle très-foncé d'Autriche , chez lequel presque tout l’abdomen est noir et la plupart des segments n’ont que sur le quart basal un anneau jaune, pas de tache opposée en bas — jusqu'aux Lefebvrei, où il est presque tout jaune , et seulement quelques seg- ments ont un anneau apical noir allongé aux côtés en haut.
Résumons encore ces variations :
1. On ne doutera point que les &. forcipatus de Suède, Prusse, Allemagne, Belgique , France , Autriche, Salzbourg, Suisse , Dalmatie, Nice, Corfou et le G. maculatus du Portugal, constituent une race très-semblable.
II. La race méridionale de la Provence( De Selys) se lie par celle d'Alger, et par le G. variegatus du Portugal avec Lefebvre,
III. La race de Kasan et Trébizonde qui trouve son développement le plus grand dans la race de Prusse se lie par là aussi avec le Lebefvrei.
IV. La race de Sicile, G. siculus Van der Linden, sous quelques points extraordinaires, forme le troisième chemin pour lier les G. forcipatus et Lefebvrei.
La race méridionale n’est point exelusivement propre aux pays méridionaux. On trouve même à Berlin des individus intermédiaires. D’un autre côté, le Portugal possède les deux races ; Nice la boréale, Corfou aussi. La race de Kasan montre dans le mâle la race boréale, dans la femelle la race méridionale.
I1 est bien à remarquer que les trois individus de Lefebvrei, bien examinés, sont très-jeunes et que leur seul caractère important est le manque d’épines dans l’appendice inférieur , caractère qui vient de perdre de son importance par des formes intermédiaires et n’a été constaté que sur un seul individu.
Je pense donc que le G. Lefebvrei n’est qu’une race. C’est la même chose apparemment, que chez le Papilio podalrius les races P. feisthamelit et fanilacus.
La remarque, dans la Revue, que les © d'Europe ne montrent jamais un ovale
fermé sur le thorax est à corriger. J’ai vu de telles femelles d'Autriche et de
Portugal.
Je crois, après un long examen, que le G. Lefebvrei type de Rambur et la femelle du Musée de Berlin sont identiques. Elles ne diffèrent en rien sauf par la taille. Les G. Lefebvrei 9°, Q du Musée de Berlin, sont d’une taille petite,
comme le g' d'Alger.
des Gomphines. 301