‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 152 sur 317 · ONYCHOGOMPHUS GENEXL De Selys · texte numérisé non relu

ONYCHOGOMPHUS GENEXL De Selys

ONYCHOGOMPHUS DE GÉNÉ,

Syn, Gomphus Genei; De Selys, Rev. Zool., 1841, — JId., Rev. Odon., pag. 101 et pag. 384.

Onychogomphus Genei; De Selys, Synops. , n° 16.

Dimensions. Longueur totale FA Vi Q 43-477 Abdomen 31 32-34 Appendices supérieurs 3 1 1/4 Largeur de la tête 6 7 Fémur postérieur 3 3/4 + Aïle supérieure 23 1/2 27-28 — inférieure 21 1/2 25-26 Largeur de l’aile supér. 5 4/2 6 il4-6 5/2

= — infér. 7 8-8 1/2

Ptérostigma 2 4/2 3 41/2

o d'Egypte. Presque semblable au pumilio. Voici en quoi il en diffère:

La lame occipitale très-légèrement velue ; une bande étroite noirâtre à la base du front devant les ocelles. Bande brune antéhumérale moins large, de sorte que l’espace oblong antérieur jaune est moins bien renfermé, surtout par en haut, près du sinus. La première raie latérale est noirâtre, incomplète, n’existant que dans sa moitié inférieure, la troisième et dernière terminale, brune , rudimentaire chez pumilio, est tout-à-fait nulle ici. Feuilles du 8° et du 9€ segment bordées de brun noirâtre, celle du 8° moins arrondie à sa base, où elle est plus étroite, de sorte qu’elle est plus allongée à son extrémité. Bord du 10° segment noirâtre , plus denticulé.

Appendices anals supérieurs un peu moins courbés en bas au bout, qui est très-lésèrement bifide en dessous extérieurement. L’appendice inférieur ayant sa double courbure moins séparée, la tête faisant presqu’insensiblement suite à la première courbure en dessous et le ressaut du dessus également adouci, de sorte que l’appendice inférieur est un peu plus long, du moins dans sa première courbure. En dehors il est brun clair.

912 Evo. De Secys Loxccuaups. — Monographie

Le tiers postérieur des 3°, 4e, 5€, 6° et 7° segments , n’est pas brun, mais seulement marqué de deux points séparés par l’arête comme chez le jeune pumilio.

Pieds plus épineux , colorés ainsi qu’il suit : fémurs jaunâtre pâle, l’intérieur brun à épines noires très-courtes , l'extérieur avec une raie brune mal arrêtée, double sur les postérieurs ; tibias bruns en dedans, jaunes en dehors, avec une ligne noire latérale, à épines noires; tarses noirs, les quatre premiers marqués de jaune pâle en dehors.

Ailes hyalines; réticulation brun noirâtre, costale jaune pâle en dehors ; ptérostigma un peu plus grand que chez le pumilio, jaune pâle entre deux nervures noires très-épaisses, surmontant trois cellules et demie, largement bordé de brun clair dans son bord costal. Deux rangs de cellules postrigonales; 10-11 antécubitales aux supérieures ; 6-7 aux inférieures ; 5-6 postcubitales aux quatre ailes.

Q d'Egypte. Semblable à l'exemplaire de Sicile décrit plus bas; les dessins encore moins marqués au thorax et aux pieds; le fond d’un jaune plus pâle; le tubercule final du 10° segment moins proéminent (peut-être est-ce dû à ce que l’exemplaire n’a pas subi de préparation); trois cellules et demie sous le ptérostigma au lieu de quatre ; 11-12 antécubitales aux supérieures, 8-9 aux inférieures, 5-6 postceubitales aux quatre; 3 cellules après le triangle aux inférieures.

© dela Sicile. L'importance de cet exemplaire, type sur lequel j’ai établi l’espèce, me porte à reproduire presque sans la modifier, la description détaillée que jai donnée dans la Revue des Odonates d'Europe, p. 384.

Stature de la femelle du forcipatus, mais les aïles plus courtes et les yeux et le devant du thorax plus globuleux. Tête presque glabre paraissant presqu’entièrement jaunâtre; les yeux verdâtres, leur partie postérieure très-renflée , légèremant lavée de roussâtre ; le haut dn front large, à peine échancré au milieu. L’occiput plat, terminé en arrière par une lame moins relevée que chez les autres espèces européennes; le bord de cette lame presque droit, très-finement cilié de jaunâtre et présentant de chaque côté 4-5 petites dentelures noirâtres à peine visibles. Vertex large en avant où il est assez élevé, séparé de l’occiput par une impression un peu roussâtre. Prothorax jaunâtre, à peine roussâtre au milieu ; le bord postérieur un peu élevé, arrondi, échancré. Thorax jaunâtre assez épais , marqué de raies d’un roux jaunâtre ferrugineux très-clair à peine visibles au premier abord, et qui rappellent par leur disposition sur le devant , ce qui existe chez le pumilio ou chez le lineatus. Le devant du thorax en porte six, dont les deux médianes s’élargissent en avant, de manière à être confluentes par en bas avec les antéhumérales , qui sont courbées par en haut, de sorte qu'elles touchent également les médianes de ce côté, et renferment un espace ovale allongé jaune. Les humérales épaisses, courbées parallèlement aux antéhumérales dont elles sont assez rapprochées et qu’elles touchent par en bas. Les côtés du thorax

portent une large raie oblique de même couleur, abontissant aux attaches des

CU

des Gomphines. 5

aïles postérieures et l’on trouve une seconde raie latérale plus noirâtre , incomplète, inférieure, entre celle-ci etl’humérale. Ces diverses raies réunies inférieurement par une bande flexueuse. Poitrine un peu lavée de roussâtre et marquée de plusieurs traits d’un brun clair.

Abdomen mince, assez long, un peu plus épais aux deux bouts, comprimé au milieu ; les 8° et 9° segments un peu dilatés sur les côtés; vestige d’oreillettes au 2€ presque nul. Les articulations des segments étroitement cerclées de noirâtre excepté les deux premiers; les 3°, 46, 5°, 6° et 7° portent en outre un cercle noir vers leur premier tiers, à la suture, interrompu sur le dos et un point noir de chaque côté, au second tiers de leur longueur. Le 2° en offre des vestiges. Les 8e et 9° ont seulement les deux points. Fond de l’abdomen d’un jaune roussâtre (exemplaire désséché) les côtés des deux premiers et des trois derniers segments, semblent d’un jaune plus pur. A l'extrémité de l’abdomen se trouve un tubercule conique aussi long que le segment, à peu près comme chez le forcipatus , séparant les appendices anals qui sont un peu plus longs, très-pointus jaunâtres, un peu villeux, à pointe brune. Ecaille vulvaire non prolongée, courte, échancrée étroitement en demi-cercle. Pieds très-courts, jaunâtres, à peine lignés de roussâtre ainsi qu’il suit : une raie extérieure simple sur les quatre premiers fémurs et tibias, double sur les derniers ; les tarses jaunes, leurs articulations et les onglets noirs ainsi que les épines des pieds.

Ailes hyalines; ptérostigma grand, surmontant quatre cellules et demie, jaune , assez large , entouré d’une nervure noire , qui contre la côte est trèsépaisse. Réticulation peu serrée, noire, excepté l’extérieur de la costale qui est finement jaune. Le triangle presque équilatéral suivi de deux rangs. 12 antécubitales aux supérieures, 9 aux inférieures ; 5 posteubitales aux supérieures, 7

aux inférieures,

Patrie. Le type femelle pris par M. Ghiliani en Sicile est déposé au Musée de Turin ; le Musée de Berlin a reçu un mâle et une femelle d'Egypte, un peu plus petits et que nous avons également décrits.

L'O. Geneï est excessivement voisin du pumilio, qui habite également l'Egypte.

J'ai indiqué les différences pour le mâle en tête de cet article et pour la femelle à l’article du pumilio.

Le lineatus représente ces deux espèces dans l'Inde ; j'ai noté les différences principales en parlant du purnilio.

Lorsque j'ai publié la Revue des Odonates , je ne connaissais pas encore le mâle de l'O, Genei, mais mes prévisions sur le groupe auquel il devait appartenir, se sont tout-à-fait vérifiées. J'ai eu le tort seulement , d'assimiler au lineatus, le minutus qui n’est pas de

Mers au lineatus que par les trois ligne cm de & du thorax. ja

J'ai dédié en 1841, cette espèce au savant professeur Joseph

Géné, si connu par ses excellents ouvrages sur les Reptiles et les

Insectes de la PRTABIÈRC et à lobligeance duquel j'ai dû la communication qui m'a été faite des Odonates du Musée de Turin. On

sait que depuis , M. Géné a été enlevé aux sciences par une mort prématurée,

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