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GOMPIIUS LUCASII. De Selys

GOMPHUS DE LUCAS.

Syn. Gomphus Lucasii; De Selys , Revue Odon. p. 318. — Id. Syn, n° 36, — Expéd. sc. de l'Algérie.

Gomphus pulchellus (d'Algérie) ? De Selys, Monog. — (de Madeire) ?.... Wollaston.

Dimensions. Longueur totale og" 50mm © 41-51 Abdomen 40 31-42 Appendices supérieurs 2 2/3-1 4/3 Fémur postérieur 7 Largeur de la tête 7 6 4/2-7 Aiïle supérieure 37 31-38 — inférieure 36 30-37 Largeur de l’aile supér. 6 4} — inférieure 8 4/2 Ptérostigma 3 1/5 3-4

Cette espèce ressemble à s’y méprendre, au pulchellus , par l’ensemble de la coloration, l’étroitesse des lignes noires du thorax et les tarses jaunes en dehors; mais elle se rapproche en réalité bien davantage du simillimus par les formes et par la ligne médiane courte des côtés du thorax, qui n’existe que dans la moitié inférieure. Elle se distingue de tous deux par la ligne jaune du vertex et par les appendices anals.

Diffère du simillimus :

des Gomphines. 997

19° Par lés raies noires du devant du thorax très-étroites , de sorte que l’antéhumérale est en apparence moins rapprochée de l’humérale; en outre les médianes ne touchent pas au prothorax par un prolongement noir dans l’échancrure mésothoracique.

2° Les lignes noires des côtés du thorax ne se ramifient pas vers les pieds, et ne forment aucune tache en arrière des postérieurs.

3° Le ptérostigma est un peu plus mince (aussi brun roussâtre chez les adultes ou jaune pâle chez les jeunes) ce qui le fait paraître plus long.

4° Le bord renflé antérieur du vertex, derrière les ocelles, forme une ligne jaune épaisse presqu’en fer à cheval, allant ainsi, pour ainsi dire , d’un œil à l’autre.

5e Les pieds ont plus de jaune, les fémurs n’ayant en réalité qu’une seule ligne extérieure noire (sauf un second vestige aux quatre postérieurs); mais la grande différence réside dans les tarses : les deux premiers articles de tous chez la femelle, et des pieds postérieurs seulement chez le mâle, étant jaunes. Chez l’exemplaire femelle jeune, d'Orléansville, la raie noire des fémurs ne va pas jusqu’à la base, et le premier article seul des tarses est décidément jaune en dehors.

6° Les appendices anals supérieurs du mâle, vus en dessus, finissent graduellement en pointe aiguë et non subitement; de profil, en dessous, ils offrent la même petite dent obtuse saïllante un peu avant la pointe, L’inférieur à moins de noir. Les organes génitaux du 2° segment sont moins proéminents.

7° L'écaille vulvaire de la femelle est à peu près semblable, mais plus large à la base:

Se distingue du pulchellus :

1° Par le vertex (voir n° 4 plus haut.)

2° Par la ligne médiane des côtés du thorax courte inférieure.

3° Le ptérostigma plus court.

4° Les pieds dont les fémurs ne sont pas trilignés de noir.

5° Les appendices anals supérieurs du mâle à pointe non tronquée; les organes génitaux moins proéminents.

6 L’écaille vulvaire de la femelle toute différente. (Voir n° 7 plus haut).

Patrie. Cetic espèce très-intéressante a été prise en Algérie aux environs d'Oran par M. Lucas, qui m'a communiqué les espèces de ce pays ; et en lui dédiantce Gomphus, j'ai saisi l’occasion de consacrer le souvenir du naturaliste qui a le premier fait connaître l’ensemble de la Faune entomologique de l'Algérie,

Ce Gomphus est en quelque sorte, une race du sémillimus revêtu des couleurs du pulchellus. C’est sans doute l'espèce prise en Algérie, par M. Bové, et que j'avais cru être le pulchellus , et probablement

encore le que M. Wollston a signalée à à M:

nos v 2e Ù + 46 NE

Je possède un retiens ferés très-jeune, pris | Orlé (au sud de l'Atlas) par M, Paul Gandolphe. Cet individu |

ment plus petit que ceux du Museum de Paris.

44, GOMPHUS PULCHELLUS. De Selys.

GOMPHUS GENTIL.

Syn. Petalura flavipes ; De Selys, Catal. 1837. Gomphus pulchellus ; De Selys, Monog. p. 83, ne 2. — Id. Rev. Oùon. n°5 — Id. Synops. n° 37.— Hagen, Synon. n° 31.— Ramb. n° 6. Æschna anguina; Charp. 1840, p. 131, tab. XXX, f. 2. (femelle). Gomphus litturatus, Hoffmanss. Mss.

Dimensions. Longueur totale. o* 45-50", Q 46-4972, Appendices supérieurs 1 3/4 Fémur postérieur 6 1/2-7 7 1f2 Largeur de la tête 6 4/2-7 7 Aile supérieure 29 4/2-32 82

— inférieure 27 1/2-31 30 Largeur de l’aile supér. 6 ile-7 7 1/2 — inférieure 8-9 4/2 8-8 1/2 Ptérostigma des sup. 2 1/2-3. 3 4/2 — des inférieures See 3 1/2

co Devant de la tête jaune, avec une ligne noire transverse très-étroite à la suture entre le front et le nasus, puis une bande noire un peu échancrée au milieu, à la base du front. Espace des ocelles et vertex noirs ; occiput jaune, assez élevé, droit, cilié de noirâtre ; derrière des yeux jaune, avec une bande supérieure courte et un point noirs.

Prothorax noir, ayant la base, le berd postérieur , une grande tache latérale et trois points médians jaunes.

Thorax jaune, ayant en avant six raies noirâtres un peu courbées étroites ; les deux médianes un peu plus épaisses, un peu séparées par une fine portion jaune de l’arête, ne touchant pas complètement le bord antérieur par un prolongement médian brun de l’arête; les antéhumérales plus rapprochées des humé-

ralcs , isolées, ces humérales touchant finement par en bas deux lignes com-

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des Gomphines. 299 plètes à la 1'° et à la 2° suture des côtés du thorax, qui se ramifient vers les pieds. Espace intéralaire jaune tacheté de noir.

Abdomen étroit, un peu rétréci au 3° segment ; les bords des 8° et 9° non élargis, mais leur légère dilatation roulée en dessous. Il est noir taché de jaune ainsi qu’il suit: 1° segment jaune, avec une raie transverse postérieure noire interrompue au milieu ; une tache dorsale jaune à trois lobes touchant les deux bouts du 2° segment; les 3°, 4°, 5e, 6°, 7°, 8 avec une raie jaune composée de taches dorsales longitudinales étroites, un peu plus larges en avant, pointues en arrière, ne touchant pas tout-à-fait le bord postérieur ; 9° à tache plus large, un peu ovale , touchant les deux bouts ; 10° à tache plus étroite, touchant les deux bouts; les articulations antérieures des trois derniers segments finement jaunes. Oreiïllettes jaunes, ayant en arrière environ quinze granulations noires très-petites , et un bouquet de poils bruns. La plus grande partie du lobe génital, qui est proéminent , jaune. Les côtés de l'abdomen jaunes, avec une bande noire inégale aux 3°, 4°, 5°, 6°, 7° ne touchant pas le bout, et quelques vestiges au 8°.

Appendices anals de la longueur du dernier segment ; les supérieurs noirs, cylindriques, un peu écartés à la base, divergents, pointus; l'extrémité tronquée en dehors et le côté extérieur marqué d’un petit sillon enfoncé , dont l’extrémité forme une seconde petite pointe à peine visible, Considérés de profil, ils sont un peu plus larges à partir de leur moitié, puis coupés en biseau pour former la pointe ziguë.

Appendice inférieur fourchu, jaune ; les branches à pointe noire, encore plus écartées que les appendices supérieurs.

Pieds jaunes, avec une triple ligne noire sur les fémurs, et une ligne interne de même couleur aux tibias. Tarses noirs, les postérieurs jaunes en dehors (parfois les quatre antérieurs sont également jaunâtres en dehors).

Aiïles hyalines, imperceptiblement lavées de jaunâtre, à réticulation noire; le dehors de la costale , le nodus et les deux nervules antécubitales les plus épaisses jaune clair ; ptérostigma roussâtre clair, assez long entre des nervures noires; surmontant 4-5 cellules ; membranule presque nulle; bord anal des secondes ailes aussi excavé que chez le vulgatissimus, un peu denticulé dans l’échancrurc ; deux rangs de cellules postrigonales ; 10-11 nervules antécubitales aux supérieures , 7-9 aux inférieures ; 9-10 posteubitales aux quatre.

© Ressemble au mâle. Abdomen non étranglé ; oreillettes rudimentaires glabres ; bande dorsale jaune plus large. Les appendices anals à peine de la longueur du dernier segment, simples, pointus, droits, noirâtres, séparés par un tubercule jaune qui termine l’4bdomen. Ecaille vulvaire jaunâtre, de la longueur du tiers du 9° segment, divisée dans la moitié de sa longueur en deux pointes

triangulaires écariées dès le fond de l’échancrure qui les sépare, ce qui ne se

| voit pas chez les autres espèces, Ptérostigma plus long. Tous les tarses ordinai-

rement jaunâtres en dehors.

400 Eon. De Sesvs Loxccæames. — Monographie.

Patrie. Belgique, du 15 mai à la fin de juin dans les prai-

ries sèches; beaucoup moins répandue et plus locale que le vulgatissimus. France. Portugal,

Il m'a paru inutile de reproduire ici les observations que j'ai données dans la Revue des Odonates, et qui prouvent que l'indication de cette espèce en Algérie et probablement à Madeire se rapporte au @. Lucasti, et celle de l'Angleterre au G. flavipes.

Elle ne pourrait être confondue qu'avec les espèces européennes du même groupe, dont la raie dorsale jaune se prolonge jusqu’au

bout de l'abdomen. J'ai indiqué à l’article des G. flavipes, Graslini,

simillimus et Lucasi , en quoi elle en diffère; il faut surtout faire attention à la couleur des tarses, aux raies noires du devant du thorax, à la forme des appendices supérieurs du mâle et à celle de l’écaille vulvaire de la femelle.

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