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GOMPHUS FLAVIPES, Charp

GOMPHUS FLAVIPÈDE,

Syn. Æschna forcipata; Vanderl. Æschn. Bonon. (Exclus. syn.) Æschna forcipata , var., Vanderl. Monog. 1825. Æschna flavipes ; Charp., Horæ. — Id, 1840, n° 34, tabl. XXIX. Æschna cognata ; Eversm. Bullet. 1847. (La description seule.) Petalura Selysii, Guérin Mag. IX pl. 1 p. 201 (var.) Gomphus pulchellus, Stephens, Catal, Gomphus flavipes; Stephens, illustr. IV. tab. XXX f. 1, — Curtis. —

Evans. — Hagen, Syn. n° 32. — De Selys. Monog. p. 87, n° 4. — Id, Rev. Odon. n° 2. — Id. Syn. n° 39. — Ramb. n°8.

Gomphus Selysi ; De Selys. Monog, p. 93, n° 7. (var.) — Hagen, syn. n°.

Diastatomma flavipes ; Burm. n° 6.

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Dimensions. Longueur totale g' P20m Q. 51-56", Abdomen 38 38-41 Appendices supérieurs 1 3/4 1 1/4 Fémurs postérieurs 8 8-9 Largeur de la tête 7 1/2 7 1]2-8 Aiïle supérieure 33 35-37 — inférieure 31 1/2 33-35 Largeur de l’aile supér. 7 8 !2

— — infér. 9 9-10 Ptérostigma des sup. 3 3 1/2 4 — des inférieures. 3 1/2 4-4 1/2

o* Devant de la tête jaune, avec une seule ligne noire transverse à la suture entre le front et le nasus et un léger vestige brun à l’échancrure médiane du bord antérieur de la lèvre supérieure , puis une bande légèrement sinuée, noirs, à la base du front. Ocelles et vertex noirs ; les deux pointes peu élevées de ce dernier un peu jaunâtres. Occiput jaune , assez élevé, un peu arrondi, brièvement cilié de noirâtre; derrière des yeux jaune, avec une bande supérieure noire, Lèvre inférieure jaune pâle.

Prothorax noir, bordé de jaune excepté en arrière, avec une petite tache médiane de la même couleur.

Thorax jaune, avec six raies noires assez épaisses sur le devant ; les deux médianes contiguës , élargies en avant, de manière à être finement confluentes avec les antéhumérales qu’elles touchent également par en haut, de manière à renfermer de chaque côté un espace ovale allongé; les quatre bandes médianes laissant en avant un demi-collier mésothoracique jaune ainsi que l’arête médiane. La bande humérale est aussi éloignée des antéhumérales, que celles-ci des médianes ; une ligne courte et un point se voient sur les côtés entre les premiers et seconds pieds ; espace intéralaire jaune, légèrement taché de noir.

Abdomen long, un peu plus épais à la base; les trois avant derniers segments dilatés modérément sur les côtés et concaves en dessous. Il est noir taché de jaune ainsi qu’il suit : les deux bords et une raie dorsale au 1°* segment; une tache à trois lobes touchant les deux extrémités au 2°; les 3°, 4°, 5, 6°, 7e avec une raie jaune composée de taches dorsales longitudinales un peu bilobées et plus larges en avant, pointues en arrière, et ne touchant pas tout-à-fait le bord postérieur; 8° avec une tache analogue non bilobée un peu plus large ; 9° avec une tache encore plus large, ovale; 10° avec une tache analogue , mais beaucoup plus étroite; les articulations basales des trois derniers segments ; les oreillettes (qui sont ciliées en arrière), le lobe génital postérieur (qui est très-proéminent), presque tout le dessous de l’abdomen et une bande latérale anguleuse, jaunes. Les deux premiers segments ont du duvet noir ; les autres sont chagrinés.

404 Eoy. De Sszvs Loxccnawps. — Monographie

Appendices anals noirs, un peu plus longs que le dernier segment ; les supérieurs cylindriques, finissant graduellement en pointe aiguë, étant coupés en biseau sur les côtés; ils sont rapprochés à leur base (qui en dessous est jaunâtre) puis s’écartent plus que chez le vulgatissimus , enfin la pointe est légèrement courbée en dedans. L’inférieur fourchu, jaune, à branches latéralement noirâtres pas plus écartées que les supérieurs.

Fémurs jaunes avec une bande externe noire et une latérale de même couleur presque double aux médians, presque nulle aux derniers ; tibias noirs, les quatre postérieurs avec une ligne externe jaune; tarses noirs.

Aiïles hyalines, très-légèrement jaunâtres, réticulation noire y compris la costale ; ptérostigma brun clair, entouré de nervures noires, assez long, surmontant environ quatre cellules; bord anal moins excavé que chez le vulgatissimus ;

embranule blanchâtre très-étroite ; 2-4 cellules postrigonales suivies de 2 rangs ; 12-14 antécubitales aux supérieures, 8-9 aux inférieures ; 8-9 posteubitales aux quatre.

© Ressemble au mâle pour la coloration générale. L'occiput forme une lame plus basse droite, non arrondie au milieu, encore moins ciliée que chez le mâle et présentant ordinairement, sur sa crête, huit pointes très-courtes noires. M. Hagen a vu des exemplaires où le nombre des pointes était de 14; chez d’autres (de Kasan) réduit à 4.

L’abdomen n'est pas rétréci au milieu ni élargi au bout; les bords des trois avant derniers segments un peu dilatés, étant comme roulés en dessous ; les oreillettes du 2° segment sont très-petites ; la tache dorsale jaune du 10° est presqu'arrondie et touche les deux bouts; les appendices anals pointus , de la longueur du dernier segment (qui n’a pas la moitié du 9°) pointus, bruns en dessus, jaunâtres en dessous ; couchés sur une protubérance jaune arrondie plus courte qu'eux et qui termine l'abdomen. Ecaille vulvaire jaune, n’ayant que le cinquième de la longueur du 9° segment, formant une lame large épaisse, divisée presque jusqu’à sa base en deux triangles divergents à pointe obtuse,

Pieds ayant plus de jaune que chez le mâle, les raies noires des fémurs antérieurs étant plus étroites et celle des postérieurs rudimentaire; les tibias antérieurs ont, comme les autres , une ligne jaune externe, et le premier article des tarses postérieurs est souvent jaune en dehors. Ptérostigma jaunâtre, plus long, surmontant 3-6 cellules.

Variétés. Le mâle pris par Vanderlinden à Bologne, a la raie noire du devant du front beaucoup plus épaisse et le 10° segment sans tache jaune en dessus ;-les tarses postérieurs jaunes en dehors, les appendices supérieurs tout noirs. M. Hagen m'écrit que les exemplaires mâles de Prusse et de Kasan, sont dans le même cas pour le 10° segment et les appendices anals ; mais les tarses postérieurs sont noirs dans les deux sexes. Chez les exemplaires de Kasan, la moitié basale des onglets est jaune. Chez une femelle de Macédoine, les deux articles basals

des tarses postérieurs sont jaunes en dehors.

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C'est une variété de la femelle que M. Guérin a décrite et figurée sous le nom

de Petalura Selysii. Cet exemplaire diffère des autres, en ce que les raies an-

téhumérales ne sont confluentes ni pas en haut ni par en bas avec les médianes, de sorte qu’elles ne renferment pas des ovales fermés jaunes.

Patrie. L'habitat de cette espèce n’est pas encore bien connu : il semble analogue à celui de l'O. serpentinus, très-étendu , mais local. Elle a été surtout observée dans l’Europe centrale et orientale : Italie, à Bologne (Vanderlinden) ; France , à Lyon (Foudras) Paris, (Guérin Méneville, Serville) ; Allemagne, en Silésie, (Charpentier) Hanovre (Heyer) Dantzig , (Siebold) Lithuanie Prussienne (Hagen) Macédoine (Musée de Berlin). — Russie entre le Volga et l'Oural (Eversmann). M. Stephens en prit, dit-il, un seul exemplaire à Hastings près de Douvres en Angleterre.

Cette espèce se distingue bien du vulgatissimus, par ses trois derniers segments tachés de jaune et ses pieds en grande partie jaunàtres ; des autres espèces européennes voisines, par la costale noire en dehors et les raies noires du devant du thorax équidistantes. La femelle du serpentinus offre en outre deux cornes à l’occiput , etc. (Voir l’article du G. lividus).

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