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498 Eox. De Sezys Loxccuamps, — Monographie
au bord antérieur, au-dessus de l’échancrure ; une ligne oblique plus épaisse en avant, allant du milieu de chaque sinus antéalaire au coin du bord antérieur qu’elle ne touche pas; une autre parallèle à celle-ci, un peu avant la suture humérale, un peu interrompue en haut; les côtés avec trois bandes complètes mal arrêtées , précédant chaque suture,
Abdomen cylindrique, fin, presque égal, brun foncé en dessus et sur les côtés, ceux-ci étroitement bordés de brun jaunâtre pâle, plus largement aux trois premiers, formant aux 4°, 5°, 6° une petite tache basale, latérale, ronde sur le 7°; cette tache est d’un jaune verdâtre, occupe le tiers basal du segment, et forme un anneau interrompu par l’arête dorsale; l’arête finement jaunâtre sur les 26, 3e, 4°, 5°; les 8 et 9° à peine dilatés sur les côtés ; 10° moitié plus court que le 9, à bord postérieur droit, denticulé. Ecaille vulvaire un peu plus courte que le 9°, un peu relevée, allongée, finissant en deux lames séparées, mais rapprochées.
Appendices anals un peu plus longs que le 10° segment ; fusiformes, pointus, écartés jaunâtres, un peu villeux, pointillés de noir.
Pieds assez longs ; fémurs jaunâtre terne, l'extérieur des antérieurs et le bout externe des autres, bruns; les postérieurs avec une rangée de 6-7 épines assez marquées ; tibias et tarses brun foncé.
Ailes hyalines , réticulation noirâtre y compris la costale; ptérostigma trèslong, assez épais, non dilaté, brun foncé, entouré de noir, surmontant sept cellules ; 14 antécubitales aux supérieures, 11 aux inférieures ; 14 posteubitales aux supérieures, 13 aux inférieures. Aïles très-étroites à la base jusqu’au niveau des triangles , leur extrémité assez large, arrondie ; triangles divisés par une nervule, le supérieur à côté externe notablement plus long que l’interne, qui est un peu plus court que le supérieur ; triangles intérieurs libres; deux rangs de cellules; membranule nulle.
Un exemplaire, probablement plus adulte, a les cinq raies de chaque côté du thorax vertes, sur un fond plus foncé , et l'anneau du 7° segment oblitéré.
Patrie. Le Para (mâle et femelle du Musée Britannique).— L'Amazone (femelle de la collection de M. le capitaine Saunders.) Cette espèce ressemble à la Z. campanulata par son triangle externe assez allongé, brisé , l'interne libre dans les quatre ailes, et par la forme de l'écaille vulvaire; seulement tous ces caractères sont beaucoup moins prononcés.
J'ai indiqué, à l’article de l'Aphylla brevipes, en quoi elle en diffère.
GENRE V. — HAGENIUS (nacenius), De Selys, Syn. Gomph.
, . . . “. ,. ” LL Côté supérieur du triangle discoïdal beaucoup plus long que l'interne ; l'ex. terne le plus long , ondulé. Triangles internes des quatre ailes libres ; les discoï-
. . ? A ’ je x 4 + daux divisés en deux cellules par une nervule allant du côté supérieur à l'ex
des Gomphines. 499 terne. Espace au-dessus du triangle libre. Secteurs de l’arculus très-séparés dès leur naissance.
Front saillant; tête petite. Pieds longs, fémurs postérieurs énormes, non épineux.
o 8° et 9° segments dilatés ; le 10° plus large que long.
Appendices anals supérieurs de la longueur du 10° segment, épais, très-écartés mais non divariqués, ayant deux dents en-dessous. Appendice inférieur presque carré, relevé en haut au bout, qui est échancré.
Les deux espèces connues sont de grande taille; l’une, de l’Amérique , a la coloration des Gomphoïdes; l’autre, du Japon, celle des Ictinus. Cette dernière constitue d’ailleurs par son habitat une anomalie dans la légion. Elles sont du reste assez différentes l’une de l'autre pour former au moins des sous-genres distincts, que nous avons déjà comparés aux trois genres précédents , et qui diffèrent de tous par la dimension énorme des pieds , qui rappellent ceux des Gomphus du groupe spinosus, dont les Hagénius se rapprochent également par les lames anales bifides. Les Hagénius s’en séparent d’ailleurs, au premier abord, par les triangles divisés et l’absence de longues épines aux fémurs.
M. Hagen était dans le principe porté à réunir les Hagénius à la légion des Gomphus, plutôt qu’à celle des Gomphoïdes. Il se basait principalement sur la forme du 5° article des antennes qui est fort, séparé subitement de la soie comme chez les Gomphus, et sur la forme et la longueur des pieds ; ajoutant que le caractère du triangle discoïdal divisé, était pour ainsi dire le seul qui concordât avec les Gomphoïdes.
Je n'ai pas adopté cette manière de voir , tout en reconnaissant la justesse des faits notés par mon savant collaborateur. Voici les motifs pour lesquels je ne place par les Hagénius parmi les Gomphus:
1° Le triangle discoïdal divisé. Quelque peu important que semble la présence d’une nervule dans ce triangle, il faut bien reconnaître que c’est le seul caractère positif qui sépare les Gomphoïdes des Gomphus, et qu’il offre l'avantage d’être plus facile à saisir que des caractères en quelque sorte microscopiques.
2° La forme de ce triangle n’est pas celle des Gomphus. Elle concorde au contraire avec ce qui se voit chez les Zonophores, les Lindénies et certains Cordulégasters.
9° Les appendices anals du mâle, et surtout l’inférieur, sont ceux des Cordulégasters ou des Chlorogomphus, et nullement des Gomphus.
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fe divise les ue en de sous=2enres d'après L coloration , confirmé par la forme des appendices anals et par l’h: bitat. # sas ot f & 1 spot “°
SOUS-GENRE I. — HAGENIUS (xacexius , De Selys), Syn. Gomph.
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Tête petite, jaune en avant. Abdomen noir, avec une raie dorsale j jaune; le Cu | segment aussi long que le 3°,
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Ftérostigma assez long ; membranule très-petite. ©" Occiput déprimé, renflé en arrière. Appendices anals de la longueur du:der-
nier segment. Les supérieurs bidentés en-dessous, le bout courbé en bas et en dedans.
Q Occiput bas, évidé au milieu.
J'ai dédié cette coupe à mon excellent ami et collaborateur « M. le docteur Herm. Aug. Hagen (de Kænigsberg), dont la modestie À a protesté en vain contre cette dédicace. |
Il est très-fâcheux que l’écaille vulvaire de la femelle soit in- « connue.
L'espèce connue, H. brevistylus , est de la Colombie,
M. Hagen ajoute aux caractères que j'ai donnés :
» Langue échancrée au bout, qui est élargi, à pointes obtuses et avancées; antennes à 3° article fort, épaissi au bout en dehors ; lèvre supérieure petite, mais large, les côtés à angles assez aigus; lèvre inférieure plus large que longue; vésicule du vertex grande, échancrée au bout ; à angles aigus (comme chez les Zonophora). Thorax robuste; les sinus antéalaires fendus jusqu’au milieu de l'arète mésothoracique , à angles déprimés et réunis au thorax. Onglets à dent médiane courte, droite.
» © Oreillettes petites, arrondies en dehors, à peine un peu dentelées au bord interne. Bord ventral du 2° segment droit, un peu doublé en dedans. Parties gé-« nitales proéminentes. 1°" seyment uni en dessous ; pièce antérieure triangulaire, À fendue au bout ; hameçons antérieurs en onglets cylindriques un peu courbés au 4 bout ; hameçons postérieurs plus forts, en lame fendue au bout, l’intérieur ar- ' rondi, l'extérieur un peu en crochet recourbé ; gaîne du pénis très-grande et ap" à parente, pyriforme, ovalaire , sans crête transversale , mais un peu échancrée; pénis court, petit, à glande cordiforme. Les deux lames anales sous l'appendice inférieur bifides, comme chez le Gomphus spinosus et chez les Progomphus com plicatus et costalis. L'Hagenius est le seul Gomphoïde dont la gaîne du pénis soit dépourvue de crête, »
des Gomphines. DOI