‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 27 sur 317 · SAPHO CILIATA. Fab · texte numérisé non relu

SAPHO CILIATA. Fab

SAPHO CILIÉE.

Synon. Agrion ciliata ; Fab. spec. Ins. n° 5. — Mant. Ins. n° 3. — Ent. syst. 41 , n°3,

Libellula — Oliv., encycl. n° 42. Sapho — De Selys, syn. n° 22.

Dimensions. Longueur totale og" 27-607 Q 55 56°" . Abdomen 45-47 45 Appendices supér. À 5/4 4 Tibias postérieurs Ailes 31-58 99-40 Ptérostigma 2 1/2-5 2-24/s Largeur de l’aile infér. 10-13 12-19 1/2 — de latète 8 8

o* adulte. Tète assez robuste; yeux brun foncé, lèvre inférieure noire; la supérieure, la face, le dessus de la tête et les antennes d’un vert bronzé métallique foncé, plus brillant et un peu bleuâtre sur la lèvre et le nasus, le der-

( 59 ) rière des yeux noir bronzé; une crête de cils noirâtres, fins, redressés, le long de l’occiput.

Prothorax, thorax et abdomen vert bronzé métallique foncé en dessus et sur les côtés; les sutures et le dessous du thorax, les articulations et le dessous de l'abdomen noir. 10° segment moitié plus court que le 9°, sa seconde moitié rabattue au milieu , mais formant une petite carène à l’arête dorsale, Hameçons postérieurs aigus, cylindriques.

Appendices anals d’un noir bronzé; les supérieurs arqués, plats dans leur moitié basale, épaissis ensuite, tronqués obliquement au bout en dessus, un peu plus longs que le 10e segment, les 9-10 dents de la seconde moitié du bord extérieur bien marquées.

Les inférieurs cylindriques avec le bout un peu tourné en dedans.

Pieds noirs courts, n’arrivant pas à la fin du 5° segment, à cils longs, forts, divariqués.

Ailes assez larges, arrondies, non pétiolées, entièrement opaques, d’un noirâtre luisant, à reflets d’un vert foncé métallique, changeant un peu en cuivre en dessus; plus brillant en dessous, où le vert change en bleu violet acier. Sur chacune des ailes on voit 12 à 15 très-petits points, isolés, irréguliers, brun clair transparent ainsi que l’espace basilaire.

Ptérostigma noir, médiocre, épais, très-oblique et pointu en dedans, surmontant 5-7 cellules; plus long aux ailes inférieures. Ailes supérieures : 53-57 antécubitales, 56-40 postcubitales, 7-8 au quadrilatère ; ailes inférieures : 28-51 antécubitales, 36-40 postcubitales , 8-9 au quadrilatère,

Les deux secteurs de l’arculus partent presque du même point, surtout aux ailes supérieures; le secteur principal est presque contigu à la médiane (contigu à deux ailes chez une des femelles), le subnodal s’en sépare bien plus loin que le quadrilatère aux supérieures, un peu avant la fin de celui-ci aux inférieures, l'angle postérieur inférieur du quadrilatère qui est assez long est épaissi ; le nodus à michemin de la base à l’extrémité ; arculus non fracturé, quadrilatère de la longueur de l’espace basilaire (mâle de Sierra Leone). Un exemplaire communiqué par M. Dale, est plus adulte; le dessous du thorax et l’intérieur des fémurs est pruineux, ses ailes sont un peu plus élargies. (Afrique occidentale).

o* adulte. Elle ressemble au mâle quant à la coloration du corps, avec les modifications suivantes : Le vert brillant de la lèvre supérieure et du nasus est moins foncé; celui du dessus de la tête, du prothorax, du thorax et de l'abdomen moins brillant, à reflets bronzés et cuivreux; la seconde moitié de l'abdomen passe insensiblement au noir bronzé; 10° segment ayant le tiers du 9°, terminé par une petite carène dorsale qui finit en une petite pointe ou épine un peu relevée; le bord latéral sans pointe , mais avec trois épines fortes. Appendices #nals noirâtres, de la longueur du 10° segment, coniques , droits, pointus , légèrement bifides, assez écartés. Le 2° article des antennes bronzé, porte en avant une tache jaune distincte, la 2° suture latérale du thorax est finement jaunâtre au milieu.

( 60 ) | Ailes un peu plus larges que chez le mâle , hyalines uniformément lavées de jaunâtre sale, à peine plus foncé le long de la côte des quatre et au bord postérieur des secondes ailes ; ptérostigma jaunâtre livide, entouré d’une nervure noire épaisse , plus court que chez le mâle, dilaté au milieu; ses deux extrémités obliques en sens contraire , de sorte que les deux angles inférieurs sont pointus; il surmonte 4-5 cellules ; réticulation noire, excepté la costale qui est vert brillant.

o* jeune. Les exemplaires de la Guinée, communiqués par M. Hagen, sont des mâles de taille un peu plus forte et dont les ailes semblent un peu plus élargies; ceux que je crois les plus jeunes ont les ailes entièrement hyalines, uniformément lavées de grisâtre, la réticulation noire, la costale métallique, le ptérostigma gris jaunâtre, entouré d’une nervure noire; le dessous du thorax est déjà un peu pruineux; un individu, sans doute semi-adulte , a les ailes hyalines mais enfumées jusqu’après le quadrilatère, puis d’un gris brun foncé; ces deux couleurs passent de l’une à l’autre insensiblement ; si l’on regardait superficiellement cet exemplaire ainsi qu’un autre plus foncé (plus adulte) de la même localité, on croirait que les nervules se dessinent en jaunâtre sur le fond brun des ailes; il n’en est pourtant rien : la réliculation est toute noire (excepté la côte qui est verte) mais la couleur brun foncé occupe le centre des cellules et laisse un petit liseret clair autour des nervules, c’est ce qui produit à l'œil nu l'illusion d’optique que j'ai signalée.

Deux autres exemplaires complètent la série des différents âges du mâle dont les ailes deviennent successivement plus brunes, plus chatoyantes et plus opaques, mais aucun n’atteint le brillant et l’opacité du mâle à ailes plus étroites (de Sierra Léone) que j'ai d’abord décrit.

© jeune (de Guinée). Les ailes hyalines non lavées de jaunâtre, le corps d’un vert métallique pur et non cuivreux. 5! antécubitales aux supérieures, 25 aux inférieures, 55 postcubitales aux quatre, 8 dans les quadrilatères.

Patrie. Les mâles et les femelles types ont été décrits d’après plusieurs couples reçus de Sierra Léone par le Musée britannique et par celui de Vienne; les autres communiqués par M. Hagen, plus jeunes et ayant les ailes plus larges sont indiqués comme de la Guinée.

Il est bon de faire bien attention pour ne pas prendre le mâle pour une Caloptéryx proprement dite ; car il a les formes et la coloration générale de beaucoup d'espèces de ce genre, et son ptérostigma foncé se confond tellement avec la couleur opaque des ailes qu'il faut presque une loupe pour le bien discerner.

Chez #la femelle au contraire, les ailes étant hyalines, on est immédiatement frappé par la présence du ptérostigma.

J'ai reconnu notre espèce dans l’exemplaire type de l'Agrion ciliatus mâle, de Fabricius, qui existe encore heureusement dans la

(61) collection de Joseph Bancks , déposée à la Société Linnéenne de Londres. Dans ses ouvrages , Fabricius indique par erreur Coromandel comme la patrie du ciliatus, mais j'ai examiné avec soin l'exemplaire type sous le rapport de la réticulation, et je me suis assuré qu’elle est en tout conforme à celle des individus de Sierra Léone. M. Hagen avait d’abord pensé que les exemplaires s et @ jeunes, de Guinée, formaient une espèce distincte ; il les avait nommés S. fumipennis. Aujourd’hui il est persuadé qu'ils appartiennent à la même que les adultes de la même contrée. Reste à voir si les uns et les autres ne formeraient pas une race différente des types

que j'ai décrits en tête de cet article.

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