CHLOROGOMPHUS MAGNIFICUS » De Selys
CHLOROGOMPHUS MAGNIFIQUE.
Syn. Chlorogomphus magnificus ; De Selys, Syn. n° 101.
Dimensions, Longueur totale
og 64m © 60-63mm Abdomen 46 45,47 Appendices supérieurs 1 Fémur postérieur 7-8 Largeur de la tête 9 4/2-10 Aile supérieure 46 46-49 — inférieure 45 45-48 Largeur de l'aile supér. 10 11-12 es — infér. 19 17-18 Ptérostigma 3 4j2-4
o" J'ai pris la diagnose suivante de cet insecte au Musée de Leyde :- Le corps coloré comme celui de la femelle décrite en détail plus bas. 10° segment presqu’aussi large que long, à bord postérieur légèrement
Appendices anals supérieurs presqu’aussi longs que le 10° segment, subcylin-
èrement arqués
ans leur seconde
| moitié; leur pointe obtuse. Appendice inférieur, ressemblant à celui des Cordu-
légasters ou des Anax, carré, presqu'aussi long et presqu’aussi large que les
supérieurs de suite après la base, qui est un peu rétrécie; diminuant un peu de | largeur après son milieu, le bout échancré dans toute sa largeur, mais peu pro-
fondément, velu en dessous. De profil, cet appendice, un peu plus épais à Ja
Mbase, se recourhe en haut à son extrémité , Où il forme de chaque côté une dent élevée. Les bords latéraux sont relevés.
, incolores, le bout extrême avec une petite tache brune aux supérieures, réduite à un limbe court et étroit aux inférieures.
Lebord anal semble au premier abord à peu près arrondi comme chez les fe- melles de la plupart des Gomphines, mais en réalité, il est dans sa première moitié légèrement excavé et droit, tandis que chez la femelle il n’y a aucune ex- Cavation. Seulement l’excavation est masquée par la membranule brune, assez longue et assez large qui l’occupe, Deux transversales dans l’espace basilaire:
une dans le triangle discoïdal des quatre ailes, excepté de l’une des supérieures , où il est accidentellement libre. 20 antécubitales aux supérieures,
F4 aux inférieures; 10 posteubitales aux supérieures, 12 aux inférieures. Les
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ailes réticulées du reste comme chez la femelle, maïs moins larges, surtout les inférieures. Le triangle anal est divisé en trois grandes cellules allongées ; dont deux parallèles à la membranule, et une inférieure.
Q Tête d'un jaune roussâtre terne, ou un peu olivâtre. Le nasus jaune citron, excepté x son bord antérieur; la lèvre supérieure largement bordée de brun sur. les côtés seulement, et cette couleur se fondant avec le roussâtre; l’inférieure jaune livide; une bordure étroite noirâtre devant les ocelles; une encore plus” fine à l’occiput et au sommet des yeux en arrière; occiput à peine ondulé, bas,
avec une crête redressée de poils noirâtres,
mérale étroite, droite, complète ; une humérale encore plus étroite, précédant la
suture et un peu courbée en dedans vers le bas; enfin une bande assez large Î oblique sur les côtés, entourant le thorax en passant entre les ailes. Les sinus antéalaires non aigus ni armés; toute la tête et le thorax velus; ces poils sont
roux à la bouche, bruns ou jaunâtres ailleurs.
Abdomen noirâtre, annelé ou varié de jaune clair ainsi qu'il suit : presque { tout le 1° segment ; un large anneau complet, occupant les deux tiers postérieurs au 2°; la partie basale noirâtre est velue, et n'existe qu’en dessus; le 3*avec« un anneau semblable, mais un peu moins large, et marqué au milieu en dessusM d'une tache noirâtre mal arrêtée, parfois divisée par l’arête; 4°, 5°, 6° et 74 jaunes sur les côtés, cette couleur formant au bout un anneau très-étroit (envi- | ron le sixième du segment et interrompu à l’arête dorsale. Parfois séparé aussi du jaune des côtés). 8°, 9e et 10° noirâtres, obscurément jaunâtres sur les côtés. Tout l'abdomen est à peu près égal, comprimé jusqu’au 8° segment, sans oreillettes distinctes; les trois derniers segments diminuent graduellement, de faço que le 8e a le double du 10, dont le bord postérieur est un peu émarginé, et qui, sur les côtés, est coupé en biais, de sorte qu’en dessous il se prolonge, et a double de la longueur du dessus.
Appendices anals ayant en longueur la moitié du 10° segment, noirâtres, gèrement velus, subcylindriques, assez épais , un peu coupés en biseau en de: dans, au bout qui est pointu. Ils sont très-écartés l’un de l'autre par la plaque terminale du dessus, qui est aussi longue, et les vulvules du dessous qui son velues et les dépassent , atteignant le bout du dessous du segment. Bords des et 8° segments un peu dilatés, roulés; écaille vulvaire large, un peu émarginé
excessivement courte, un peu renflée.
Pieds courts, noirâtres, faibles ; fémurs non épineux , un peu velus, jaunâ en dehors, excepté au bout; onglets roux au bout. J Ailes largement lavées de jaune d'ochre, surtout dans leur moitié supérieure depuis l’arculus jusqu'au bout. Les supérieures sans taches; les inférieures ayant
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entre les nervures sous-costale etsous-médiane, une bande longitudinale brune, partant de la base etgagnant la côte avant le nodus, où elle fait un angle droit, pour retomber transversalement et en s’élargissant sur le bord postérieur, de façon à couper en deux l'aile, dont la moitié apicale est hyaline, comme les supérieures.
La bande brune opaque, qui est variable en largeur vers le bord postérieur, est remarquable, en ce que le centre des cellules qu’elle occupe est marqué d’un rouge brun assez vif, surtout chez les adultes. En dedans, la bande brune est limitée, au centre de l'aile, par un grand espace jaune complètement opaque occupant les triangles interne et discoïdal, et l’espace qui les entoure, mais n'envahissant ni l'espace basilaire ni le bord anal, qui restent complètement et subitement hyalins. Membranule gris blanchâtre, assez longue , mais assez étroite; ptérostigma médiocre, non dilaté, noirâtre, surmontant 2 4/2 à 3 cellules. Toute la réticulation brun foncé, fine; 22-23 antécubitales aux supérieures, 16-19 aux inférieures; 11-12 postceubitales aux supérieures, 14-15 aux inférieures; 3 basilaires aux supérieures, 2 aux inférieures; 3-5 dans l’espace arqué au-dessus des triangles. Le triangle discoïdal des supérieures est ordinairement de 3 cellules, parfois de 4, mais les deux ou trois veines qui le répartissent ainsi présentent diverses combinaisons : Elles les forment, en général, en coupant 2 ou 3 des angles, et non en partant du milieu de chaque côté pour se réunir au centre. Le triangle des inférieures est divisé en deux par une veine transverse. Les triangles internes ne sont pas distincts de l’espace qui les précède, maïs si on considérait l’espace coloré en jaune comme finissant avec eux,
ils seraient de 3 ou 4 cellules.
Patrice. Les exemplaires du Musée de Leyde (un mäle et deux femelles) ont été envoyés de Sumatra par M. Müller. J'ignore la provenance des femelles de ma collection.
La femelle est distincte de toutes les Gomphines, par ses ailes en partie opaques et très-larges, qui rappellent les Libellules du groupe de l’Indica.
Le mâle, malgré ses ailes hyalines et plus étroites, sera facilement rapproché de la femelle et éloigné des Cordulégasters ou des Ictinus , en considérant l’espace basilaire réticulé aux quatre ailes, et la direction du triangle des inférieures , deux caractères qui n'existent chez aucune autre Gomphine. La grande différence dans la coloration et la largeur des ailes inférieures font que nous ne pouvons affirmer avec certitude, que les deux sexes appartiennent bien à la même espèce.
, At re
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à SECONDE SOUS-DIVISION.
VACUIBASES (vAcuIBASÆ).
Espace basilaire libre. Triangle discoïdal des inférieures à côté interne p/us eourt que les autres. Ecaïlle vulvaire de la femelle divisée en deux lames con-… tiguës, beaucoup plus longues que le 9° segment.
Cette sous-division se compose de deux Légions, caractérisées par la position des yeux, contigus par un point ou non, confirmée par la forme de l’écaille vulvaire. L'une et l’autre Légion ont des rapports marqués avec la sous-famille suivante (Æschnines), dont : bous ne nous occupons pas dans ce volume.
Sous le rapport de la position des yeux, se touchant par uns point, les Cordulégasters ressemblent davantage aux Æschnes, tandis que les Pétalures les imitent tout-à-fait par les lames vul- « vaires, caractère très-important, qui m'a décidé à placer cette Légion la dernière de toutes. Il est à regretter que l’écaille vulvaireM
des Pétalies soit encore inconnue.
B° LEGION. CORDULEGASTER.
Yeux contigus par un point, ou à peine séparés l’un de l'autre. Membranule des ailes assez grande. Ptérostigma médiocre ou long, assez mince. Lames vulvaires des femelles droites, longues, simples, non garnies de valvulesw
exlernes.
Ces insectes habitent l'Europe, l'Asie et l’Amérique. Ils ont à peu près le vol et les proportions des Æschnes. Le thorax, qui est velu, porte un système de coloration fixe; il est noir avec deux bandes en avant, et deux de chaque côté jaunâtres,
Le détail des généralités, par M. Hagen, se trouve plus haut, dans l'exposé des Fissilabiées.
Je divise la Légion en deux grands genres, d'après la proportion” du front, moins élevé, ou aussi élevé que l’occiput, les ailes sans taches, ou avec des points costaux opaques ; et les mâles à appen-« dices dentés ou non, et à fémurs postérieurs dentés d’un côté où ciliés de tous les deux (1).
(1) Dans le Synopsis j'avais considéré la Thecaphora comme un grand genre,
des Gomphines. B77 GENRE IX. — CORDULEGASTER (corpuLecasTeR), Leach.
Æscana, Latr. — Burm.— Charp. 1825. — Vander L.
LiBezLura, Harris. — Scopoli.
Corpurecasrer, Leach, Edinburg Encyclop. 1815. — De Selys. — Ramb. — Hagen. — Steph. — Evans, — Curtis.
THecarxorA, Charp.
Corpyre@asrer, Billberg.
Front ordinaire, moins élevé que l’occiput; yeux contigus par un point, ou à peine séparés; antennes à soie articulée, Lèvre inférieure fendue et échancrée au bout.
Ailes non tachées ; ptérostigma mince.
o* Appendices anals supérieurs presque droits , dentés en dessous; l’inférieur presque égal, plus ou moins en quadrilatère.
Les quatre tibias postérieurs ciliés en dedans, denticulés en dehors.
Q Lames vulvaires au moins aussi longues que le bout de l'abdomen, conti-
guës. Tous les tibias semblables, ciliés des deux côtés.
Les Cordulégasters se distinguent des Æschnes par les yeux con-
-tigus par un point seulement, les triangles plus courts, plus sim-
ples, et la vulve. Ils ont la stature et la coloration des Libellulidées du genre Macromie, mais on les en sépare de suite par les yeux à peine contigus , et la lèvre inférieure fendue.
Les Cordulégasters se divisent en plusieurs groupes, auxquels on peut attribuer une valeur plus ou moins grande, selon la manière de voir de chaque auteur.
4° Dans le Synopsis des Gomphines , considérant l’importance de la position des yeux, j'avais cru pouvoir établir un grand genre pour la seule espèce qui les a légèrement distants. — J'en avais formé le genre Thecaphora, en me servant de ce nom, maintenant sans emploi, donné par Charpentier aux Cordulégasters.
Aujourd'hui , d'accord avec M. Hagen, je ne considère plus la Thecaphora que comme un sous-genre, qui est jusqu'ici le seul représentant du G. Cordulegaster dans l'Amérique méridionale.
parce que ses yeux ne sont pas tout-à-fait contigus, Je pense aujourd’hui que ce caractère n'est pas assez tranché, pour que l’on puisse lui attribuer cette valeur.
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2° Dans le même Synopsis , j'ai subdivisé les Cordulegaster proprement dits en quatre sous-genres +: Anotogaster — Thecagaster — Cordulegaster — Tæœniagaster.
L'absence d’oreillettes, et le bord anal des ailes du mâle arrondi m'ont paru un caractère assez important, pour isoler deux espèces sous le nom d’Anotogaster. Le sous-genre est du Nord de l'Inde.
Les groupes restants ont des oreillettes, et le bord anal des secondes ailes du mâle est droit ou excavé. Ce sera le sous-genre Cordulegaster, dont je n'isole plus les Thecagaster ni les Tœniogaster.
J'avais fondé les Thecagaster sur le caractère de la lèvre inférieure large, peu fendue.
M. Hagen n’est pas d’avis de maintenir le titre de sous-genre à ce groupe, qui a besoin, en effet, d’être de nouveau étudié et qui habite l'Inde.
Les Tæniogaster étaient établis sur une espèce de l'Amérique septentrionale, qui diffère des autres par les taches jaunes de l'abdomen, qui forment une raie dorsale; son occiput relevé en pointe ; le derrière des yeux jaune, et les fémurs roussâtres.
Malgré le facies notable de cette espèce (vbliquus),j’adopte d’autant plus volontiers l'opinion de M. Hagen, qui supprime le sousgenre, qu'il a distingué depuis, sous le nom de dorsalis, une espèce voisine,également américaine, chez qui l'occiput n’est pas relevé en pointe , et dont les taches dorsales ne forment pas une strie.
En décrivant plus bas ces différents sous-genres et groupes, je signalerai les autres caractères qui servent à les distinguer, et notamment [a largeur relative des ailes, le volume des yeux, les formes des appendices anals des mâles, la couleur du derrière des yeux et des fémurs , les marques jaunes de l’abdomen en raie dorsale , en taches dorsales, en demi-anneaux, ou en anneaux, et enfin en taches latérales.
J'extrais ce qui suit des remarques de M. Hagen :
a L'article second des palpes de la lèvre inférieure est denticulé intérieurement , structure jusqu'ici unique chez les Odonates; la lèvre supérieure montre à la base, en dedans, deux pinceaux comme chez les Æschna; la soie des antennes est articulée, la vésicule du vertex petite, et les yeux par leur échancrure l’enchâssent ; les quatre pieds postérieurs ont les tibias en scie en dedans chez le mâle; le côté interne du ptérostigma non prolongé, le secteur supérieur du triangle presque droit; les parties génitales du mâle semblables dans toutes
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les espèces. La vulve est intermédiaire entre celle des Gomplus précédents et celle des Petalura, qui l'ont comme les Æschna.
» Il manque encore le développement excessif de la plaque ventrale du 9° segment, qui forme chez les Æschnes les lames latérales, et, au lieu de leur palpe terminal mobile, on voit seulement un pinceau de poils, mais en revanche la plaque ventrale du 8e segment montre deux lames contiguës très-longues, et la base du 9° porte deux lames semblables, mais plus petites (non denticulées comme chez les Æschnes); entre la base de ces quatre lames se trouve l’ouverture de la vulve. La nervule transversale qui ferme en dedans le triangle interne, est ordinairem ent faible.
» M. Burminster s’est trompé en disant (page 836) que le second article des palpes de la lèvre inférieure n'a pas de dent apicale près du troisièmo article.
» Cette dent est mince, longue, courbée en dedans.
» La description de Rambur est juste, si ce n’est que la lèvre inférieure est de la longueur du second article des palpes, et non un peu plus longue, comme il le dit. »
SOUS-GENRE. — THECAPHORE (rsecapnorA), De Selys, ex Charp. Syn. Genre Thecaphora , De Selys Syn. Gomph.
Aïles assez larges, à réticulation serrée. Triangles dicoïdaux libres ou de deux cellules, les internes libres. Ptérostigma médiocre: yeux non contigus, mais très-rapprochés; occiput non élevé. Lèvre inférieure plus longue que large, bifide.
Abdomen noirâtre, à taches latérales subconiques , jaunes. Pieds noirs, assez longs.
oc Appendices anals supérieurs dolabriformes, assez étroits, avec une seule dent médiane en dessous; l’inférieur presque carré, plus large que long, et plus large au bout qu’à la base; des oreillettes au 2€ segment; bord anal droit.
L'espèce connue, Th. diastatops , est de la Colombie, et par conséquent le seul Cordulégaster de l'Amérique méridionale.
Elle diffère des autres Cordulégasters par ses yeux un peu séparés, et par les taches jaunes de l'abdomen, qui sont latérales.
J'ai expliqué plus haut pourquoi je ne regarde plus cette coupe que comme un sous-genre.
Eov. De Secvs Lonccnams, — Monogr