‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 32 sur 317 · NEUROBASIS CHINENSIS. L · texte numérisé non relu

NEUROBASIS CHINENSIS. L

NEVROBASE CHINOISE.

Synon. Libellula chinensis; Linn., syst. nat,, no 45, — Fab., syst. ent., n° 16. — Id. Spec. Ins., n° 21, — Id, Mant. Ins., ne 22, — Id, ent. syst. IT, n° 28. — Oliv. encycl,, n° 26.

(75) Neurobasis chinensis; De Selys, syn, n° 17.

Calopteryx — Burm., n° 11. — Ramb., n° 15 (9). — disparilis ; Ramb., n° 14 (©).

Agrion nobilitata; Fab., ent. syst. I, n° 4(c*). — Gen, ins., n° 5. — Spec. ins., n° 4, — Mant. ins., n° 4.

Libellula nobilitata; Oliv., encycl., n° 40.

Edwards et Catesby, Tab. 112, de Java et Pulopenang.

Dimensions, Longueur totale og 52-Ginm © 55-60%m © 52-.54mm Abdomen 45-51 44-49 42-43 Appendices supérieurs À 4/4 1/2 Tibias postérieurs 10-12 © 114/2-12 10-11 4/2 Aile supérieure 33-39 91-41 95 56 — inférieure 31-58 36-59 34-35 Ptérostigma de l'aile sup. 0 à 1 4/2 0 à 4/4

Le — inf. 2 4/2 à 4 0à2 Largeur de l’aile sup. 9-11 9 4/2-10

— ‘inf. 9aa-12 9 4/2-11 9

— de la tête à 1/2-6 6 D 1/2

o* adulte. Tète médiocre, lèvre el face jaunes, excepté une tache triangulaire noire , basale, médiane à la lèvre supérieure, qui la partage souvent en deux, en atteignant le milieu de son bord antérieur; le nasus vert métallique; front et dessus de la tète vert bronzé métallique brillant; la base et le 2° article des antennes jaune pâle ; derrière des yeux bronzé obscur , ceux-ci bruns.

Prothorax vert bronzé avec quelques points ternes ; le lobe postérieur assez long , tronqué presque en ligne droite au milieu; ses côtés bordés finement de jaunûâtre.

Thorax médiocre, le devant et les côtés vert bronzé brillant; la suture médiane , l’humérale et la 1'° latérale d’un brun jaunâtre ou noirâtre, la 2 et la 5° jaune foncé, mais finement bordées de brun : dessous du thorax jaunâtre avec de petites taches brunes; attaches des ailes jaunâtres de part et d’autre; un point vert les précède en dessus et l’on voit entre les deux ailes inférieures une tache double dorsale, en relief, vert bronzé.

Abdomen fin, très-long, vert bronzé métallique en dessus et sur les côtés , avec un cercle fin noirâtre aux articulations ; le dessous noirâtre passant au roussâtre au bout des segments, le 10° segment jaune rougeâtre en dessous, d’un tiers plus | court que le 9°, un peu émarginé en dessus ; l’arête dorsale forme une petite | Carène finissant en une épine courte peu prononcée, les pointes latérales dentelées,

Appendices anals conformés à peu près comme chez la €. virgo ; les supérieurs un peu plus longs que le 10° segment, noirâtres, ayant en dedans une dilatation

qui commence subitement à leur moitié et se termine à la pointe interne qui

(74) est arrondie, en se confondant avec elle; le bord extérieur porte 4.6 petites après son milieu. Appendices inférieurs d'un quart plus courts, noirâtres ; j base jaunâtre; ils sont assez écartés, fins, presque droits. St «

Trochanters jaune pâle. Pieds très-longs , très-grêles, à cils longs fins, nombreux surtout aux tibias; fémurs bronzé foncé, leur intérieur jaunâtre terminé par’du brun; tibias jaunâtre clair, leur intérieur noirâtre, tarses noirâtres. Les pieds postérieurs arrivent à la fin du 4° segment.

Ailes plus où moins élargies et arrondies ; les supérieures entièrement hyalines, lavées de verdâtre clair, surtout à la côte et à l'extrémité; leur réticulaticu d'un vert métallique brillant, notamment les nervures longitudinales, mais les nervules transversales paraissant noires lorsqu'on les regarde perpendiculairement ; le nodus épais, distinctement entouré d’un vestige brun clair. Ailes inférieures en dessus ayant plus des deux tiers , à partir de leur base, d’un vert métallique brillant, avec des reflets dorés et violet clair; cette couleur devient d’un bleu verdâtre brillant en la regardant de côté ; jusqu’au bout du quadrilatère le bleu violet domine ; l’extrémité d’un brun foncé uniforme avec reflet violet noirâtre et la réticulation finement vert métallique. Get espace final tranche sur la couleur vert métallique par une ligne presque droite ou un peu concave en dedans ; l’espace basilaire , la rangée de cellules qui longe le bord postcostal à sa base et le bord antérieur de celles qui longent la côte dans son premier tiers antécubital sont hyalines au centre; le dessous des ailes inférieures est d’un brun noirâtre presque uniforme à reflets vert foncé, cuivre rouge et doré obscur, la réticulation y est finement vert brillant; la partie qui répond au tiers postérieur brun du dessus, se distingue un peu par le reflet rouge cuivreux obscur qui y domine. Le secteur principal ordinairement non contigu, parfois irrégulièrement contigu dans l’une ou l’autre aile. Ailes supérieures : 34-42 antécubitales, 7-10 au quadrilatère. Ailes inférieures : 35-41 antécubitales, 41-12 (rarement 14) au quadrilatère, 7-8 basilaires au quatre ailes (rarement 6-9).

o* jeune. Les ailes inférieures ne sont pas entièrement opaques, les deux couleurs qui les occupent n’y sont qu’ébauchées et à demi-transparentes ; le dessous du corps est jaunâtre, ainsi qu'un vestige de ligne humérale, dont le prolongement inférieur entoure au-dessus des pieds antérieurs une tache bronzée comme chez Ia femelle.

© adulte. La coloration du corps ressemble beaucoup à celle du mâle; le vert métallique est seulement moins vif et plus bronzé; la lèvre supérieure n’a jamais que le point médian basal isolé noir; la suture humérale et la 1'° latérale du thorax sont jaunes, et entre la 2° et la 5° le bronzé ne forme qu’une bande étroite pointue par en bas; ces sutures se confondent dans le jaunâtre pâle qui occupe tout le dessous du thorax, excepté une tache bronzée arrondie entre les pieds antérieurs et le bas de la suture humérale.

L'abdomen qui est un peu épaissi, porte depuis le 2° segment une fine arète médiane jaunâtre , qui est plus large sur les trois derniers, et les côtés une bande

(75) jaunâtre qui occupe entièrement le dessous des trois derniers ; de cette bandepart aux articulations basales des 3, 4, 5, 6°, un demi-cercle jaune interrompu au milieu. 10° segment presque entièrement jaunâtre, moitié plus court que le 9°, comprimé par en haut où l’arête dorsale forme une carène élevée terminée par une fine et assez longue épine jaunâtre aiguë, très-saillante, noire au bout. Pointes latérales en dents fortes.

Appendices anals plus courts que le 10° segment, coniques, pointus, un peu écartés, jaunâtres. Valvules vulvaires plus courtes que l’abdomen, pas visiblement dentelées ni épineuses, jaunâtres.

Ailes hyalines à réticulation roussâtre, excepté la costale qui est vert brillant; les transversales jaune foncé. Les ailes supérieures plus ou moins lavées de jaunâtre sale au bord antérieur et à la pointe; les inférieures lavées généralement de brun jaunâtre, très-clair à la base et plus foncé entre le nodus et le ptérostigma , où il forme l’apparence d’une bande transverse brune mal arrêtée, et n’al- Jlant pas jusqu’au bord postérieur.

Les quatre ailes ont au nodus un gros point mat opaque, d’un blanc jaunâtre, qui occupe la cellule qui suit le nodus aux supérieures et deux cellules aux inférieures; plus un faux ptérostigma oblong, mat, blanc jaunâtre placé à michemin du nodus au bout de l'aile, occupant 5 cellules aux supérieueres et 7 aux inférieures , où la nervure médiane se dilate pendant la durée du ptérostigma. Ailes supérieures : 38-40 antécubitales, 18-20 postcubitales. Ailes inférieures : 26-30 postcubitales.

Variétés, Le mâle varie pour la taille, pour le plus ou moins de largeur des ailes et pour la tache médiane de la lèvre supérieure qui peut la traverser en

entier.

La femelle varie pour la nuance ochracée des ailes supérieures et celle plus

ou moins foncée des ailes inférieures et pour le faux ptérostigma; aux supérieures il peut disparaître en entier ; aux inférieures il est parfois très-long ,

occupant jusqu’à 14 cellules.

Patrie. Décrite d'après un très-grand nombre d'exemplaires des deux sexes, provenant des localités suivantes : Thibet — Inde — Chine — Cochinchine — Java — Sumatra — Timor.

Le mâle est bien facile à reconnaitre à ses ailes supérieures hyalines, et à ses inférieures opaques en grande partie vert métallique , à pointe brune. La femelle est jusqu'ici la seule Caloptéryx qui nous offre un point eubital blanchâtre et un faux ptérostigma,. placé aussi près du nodus que du bout des ailes.

Nous avons hésité longtemps si nous ne séparerions pas, du moins comme race, les exemplaires de Java de ceux du continent asiatique, mais aujourd’hui nous sommes portés à ne pas les décrire séparément. Les mâles diffèrent fort peu; ils ont un peu

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en Avant: l'aile supérieure est un peu moins lavée de r nâtre. Le bord postcostal des ailes inférieures un peu hyalin chez qu iquesuns, ne l’est pas plus que d'ordinaire chez d’autres. — La partie métallique de ces mêmes ailes est ordinairement d’un beau bleu | violet chez quelques-uns (et non verte), mais cela existe parfois aussi chez les exemplaires de Chine.

Ce qui nous avait portés à croire à deux espèces, c'était l'aspect remarquable de la première femelle que nous avions reçue : de Java : elle n’a aucun vestige de ptérostigma aux quatre ailes et les secteurs ne sont pas même écartés à la place où il se trou- . verait (chez la vraie chinensis, il manque parfois aux ailes su- | périeures). Les ailes sont presque incolores , mais cela peut tenir à l’âge de même que l'oblitération presque complète du point nodal blanc. Cet individu ressemble ainsi par les ailes à la Vestalis gracilis , dont les nervules basilaires la séparent de suite.

M. Hagen a examiné depuis un second exemplaire femelle , de Pulopenang (Ile du prince de Galles) , reçu avec un mâle fort petit. Cette femelle aussi jeune que la précèdente, ayant la même dimension et les ailes également incolores, offre aux ailes inférieures un faux ptérostigma de deux millimètres avec un peu d’écartement des nervures qui le bordent et aux antérieures un petit ptérostigma sans écartement.

Il est à remarquer que l’on trouve , selon les lieux de provenance, des différences semblables chez la Calopteryx splendens. M. Hagen avait d'abord nommé cette variété ou race de Malaisie Neurobasis florida. Il faudra voir en comparant de nouveaux exemplaires femelles, s’il y a quelque chose de constant dans le peu de coloration des ailes et dans l’absence ou la diminution du ptérosligma.

N. BB. Fabricius a décrit le mâle dans deux genres différents : une première fois sous le nom de Libellula chinensis, en lui assignant sa véritable patrie; une seconde sous celui d’Agrion nobilitata, en donnant erronément l'Amérique méridionale pour habitat. Olivier a copié Fabricius.

CAP 2e COHORTE DE LA LÉGION DES CALOPTERYX.

Quadrilatère à côté intérieur beaucoup plus court que l'extérieur; le supérieur notablement courbé, convexe. Pas de rameau inférieur au 2° secteur du triangle. ( Espace basilaire presque toujours réticulé ).

Appendices apals snpérieurs des mâles semi-circulaires, plus ou moins dilatés ou dentés en dedans.

Ces insectes habitent les parties chaudes de l'Amérique , excepté les trois Vestalis qui sont de l'Asie orientale et de la Malaisie.

Le tableau qui suit présente les espèces groupées de la maniére qui m'a paru la plus naturelle.

N. BB. À la page 75 et finale de mon synopsis des Caloptérygines, publié en 1855, il s’est glissé une faute typographique assez importante à corriger : la seconde parenthèse (côté supérieur du quadrilatère convexe) qui répond à notre 2° cohorte, y embrasse par erreur le grand genre Phaon qui appartient à la 1r° cohorte chez laquelle ce côté n’est pas distinctement convexe.

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(79) GENRE IV. — VESTALE (vesrauis, De Selys).

VesraLis, De Selys, synops. 1853.

Ailes assez étroites, sans ptérostigma, plus ou moins plissées transversalement ; arculus non fracturé, ses secteurs courbés, naissant de son tiers inférieur, le principal contigu à la nervure médiane ; la costale non métallique ; le secteur subnodal, le médian et le 1°* du triangle ramifiés à leur extrémité; le 2° du triangle courbé en dehors; espace postcostal simple; le nodus au tiers ou aux deux cinquièmes de la longueur des ailes; côté intérieur du quadrilatère plus court que l'extérieur; le supérieur un peu convexe. Espace basilaire libre. Le 2° secteur du triangle sans rameau inférieur , finissant presque sous le nodus, le 1° a quatre ramifications, dont la dernière finit aux deux tiers des ailes beaucoup plus loin que le nodus.

Thoraxtrès-eflilé, long.

Coloration du corps acier ou vert métallique; les sutures et le dessous plus ou moins jaunes ou roussâtres.

Lèvre inférieure fendue dans sa moitié apicale, les deux bouts aigus, distants; 2° article des palpes d’égale longueur, droit en dehors, étroit; le 3° presque moitié plus court.

1° article des antennes en demi-anneau, 2°, 5° et soie égaux, longs, (le 2e moins fort).

Pieds longs, ciliés.

Appendices anals supérieurs du mâle semi-circulaires, un peu tronqués au bout.

En traitant des genres précédents , nous les avons successivement comparés aux Vestalis, qui se distinguent de tous par le grand nombre de secteurs ramifiés, par l’origine inférieure des secteurs de l’arculus et par l'inégalité et la convexité du quadrilatère qui en est en quelque sorte la conséquence.

Sous le rapport de la position de ces secteurs , de la forme du quadrilatère (convexe en dessus et plus court à la base) comme sous celui de la courbure du 2° secteur du triangle, de la nullité de son rameau inférieur et de la direction droite du secteur subnodal, c'est ce genre qui se rapproche des Hetærina, surtout du sousgenre Lais, dont on le distinguera facilement, toutefois, à son espace basilaire libre et à ses secteurs ramifiés à leur extrémité.

Les appendices supérieurs des mâles varient un peu de forme selon les espèces, ce qui ne se voit pas chez les autres genres de l'ancien continent ; c’est un rapport de plus avec les Hetœærina.

Les trois Vestalis connues habitent l'Inde , la Chine , la Malaisie et le Japon et peuvent se diviser en deux groupes.

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PV. amæna nie gracilis (Inde ).

23, VESTALIS LUCTUOSA. De Haan.

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