VESTALE GRACIEUSE
Synon. Calopteryx gracilis ; Ramb., n°10.
NY 0701 SR Selys, syn. n° 27.
" Dimensions, Longueur totale œ 64-66em C 38-61me
Abdomen no SES, ON QUE ; IN SRE TSNSNENNNEE
Appendices supér. A 1/3 EEE
| | AOTETATIETU
% Tibias postérieurs 7 El Aile supérieure 39-41 39-427 ARE — inférieure 58-46 31-40 w* Largeur des ailes - 9-10 9-10 . |
— de la tête 6 6
o«* adulte. Tête petite; thorax médiocre; abdomen excessivement long, trèsfin ; le corps presqu’en entier d’un beau vert clair métallique. | |
Lèvre inférieure , la supérieure (sauf un point noir basal médian), l’espace entr'elle et les yeux, rhinarium, une raie transverse devant les antennes interrompue au milieu, 1% et 2° article des antennes jaunâtre elair et livide; derrière des yeux brun bronzé obscur. |
Deux petites taches médianes et une latérale jaunâtres au prothorax, ainsi que le rebord fin, arrondi et un peu relevé du lobe postérieur.
Dessous du thorax, attaches des ailes, une ligne fine à la suture humérale et à la 1° latérale , une plus large à la 2° et à la 5° jaunâtre clair, ces lignes communiquant ensemble par la suture du dessous des ailes et rejoignant le jaune du dessous.
Abdomen vert clair métallique en dessus; une tache carrée basale brune au 4% segment en dessus, un cercle étroit noirâtre aux articulations des autres, les 2°, 5°,4°, 5° portant à leur base contre l'articulation un cercle fin, jaune, interrompu par du noir au milieu, mais communiquant sur les côtés avec du jaunâtre pâle, qui forme une raie s’amincissant graduellement et disparaissant au bout du 8° segment dans le noir du dessous de l’abdomen , qui, à la base, ne forme au contraire qu’une ligne médiane étroite. 10° segment moitié plus court que le 9°, jaunâtre en dessous, son arête dorsale formant à la fin une petite carène terminée par une épine aiguë fort petite, une autre épine aiguë plus grande sur les côtés près des appendices inférieurs. On voit les rudiments d’une épine latérale analogue au bout du 8° et du 9° segment.
Appendices anals d’un brun noirâtre, analogues à ceux des Caloptéryx, mais | les supérieurs insensiblement et notablement dilatés en dedans à partir de leur milieu jusqu’au bout, où ils sont tronqués subitement en biseau en dedans et même un peu échancrés à leur extérieur; dans leur partie courbée, ils portent 4-5 épines assez saillantes. Les inférieurs plus écartés à leur base que chez la Calopteryx virgo, courbés l’un vers l’autre à leur pointe.
Pieds jaunâtres, longs, très-grêles, à cils noirâtres, longs, divariqués. L’exiérieur des fémurs, l'intérieur des tibias et les tarses bruns, plus ou moins noirûâtres.
Ailes étroites, entièrement hyalines , plissées transversalement, ce qui leur donne sous certains aspects, un reflet irisé ; le bord antérieur des supérieures surtout à la base et à l'extrémité, et les secondes ailes en entier, lavés de jaunâtre clair un peu verdâtre. Réticulation noirâtre, excepté les transversales entre les grandes nervures du bord antécubital et du quadrilatère qui sont en partie jaunâtres, la nervure médiane et le secteur supérieur qui sont roussâtres. Ailes supérieures : 28-56 antécubitales, environ 45-58 postcubitales. Ailes inférieures : 25-29 antécubitales, environ 40-48 postcubitales, 3-6 aux quadrilatères.
Le nodus est placé aux deux cinquièmes de la base au bout des ailes,
Q. Elle est presqu’entièrement semblable au mâle pour la coloration, seulement l’aile supérieure est uniformément lavée de jaunâtre comme l’inferieure. Valvules vulvaires plus courtes que l’abdomen , fortes, denticulées et épineuses à leur extrémité, jaunâtres bordées de brun. L’épine dorsale qui termine la carène du 10° segment est aussi prononcée que les deux latérales inférieures. Appendices anals bruns, coniques, pointus, divariqués; les cellules de l’espace postcostal sont un peu moins nombreuses, les nombres des nervules costales sont égaux aux moindres nombres indiqués à l’article du mâle.
Variété. Les types principaux de M, Rambur ont les ailes lavées d’un jaunâtre plus clair, surtout chez les femelles; leur taille est un peu moindre, et le nombre des cellules, notamment dans l’espace postcostal est moindre dans les deux sexes, ainsi que celui des nervules costales. 27-98 antécubitales et 45 posicubitales aux supérieures, 25-26 antécubitales et 45 postcubitales aux inférieures.
Il m'a été impossible d'établir une différence spécifique; M. Rambur a d’ail-
leurs étiqueté parmi ses types un mâle de la Cochinchine qui est semblable aux nôtres,
Patrie. Les exemplaires que j'ai d’abord décrits viennent de l'Inde, du Thibet et de la Cochinchine, ceux de la variété signalée ensuite avaient été reçus de Bombay, par MM. Serville et Guérin.
La gracilis est remarquable par son long abdomen et par la grande ressemblance qui existe entre les deux sexes.
A l'article de la V. luctuosa, j'ai indiqué comment on pouvait distinguer les femelles des deux espèces. Celle de la gracilis a beaucoup d’analogie avec celle de la Neurobasis chinensis. Elle s'en sépare cependant de suite par l'espace basilaire libre, le secteur principal contigu à la médiane, le médian ramifié, moins de nervules aux quadrilatères, la réticulation presqu’entiérement noire,
Quant à l'iridipennis, elle différe de la gracilis par le secteur principal non contigu à la médiane, par le roussâtre qui domine
( 86 ) sur le front et sur toutes les”sutures du Ne et par ses ailes non plissées { Voir l’article de l’amæna ). |
GENRE V. — HETÉRINE !{HETÆRINA, Hagen.)
AGRION Fab.
LiBeLzLuLA Drury.
CaLopTEryx, Burm., Ramb.
LesTes Wesitwood, Say.
Herzærina Hagen, (De Selys, syn.) 1855.
Ailes longues, non pétiolées, non plissées (rarement élargies); le ptérostigma ou nul ou très-petit dans les deux sexes, aucun secteur bifurqué, arculus non fracturé, ses secteurs très-courbés naissant d’un même point à sa partie inférieure, le principal coutigu à la nervure médiane ; le 2° du triangle très-courbé en dehors, sans rameau inférieur. Le nodus placé un peu ayant la moitié de l'aile; le côté intérieur du quadrilatère plus court que l’extérieur, le supérieur notablement courbé, convexe. Espace basilaire réticulé. Secteurs peu courbés., Le 1% et le 2 du triangle finissant rapprochés presque sous le nodus (avec un seul rang de cellules entre eux jusqu’au bout).
Coloration du corps foncée, plus ou moins métallique, à sutures et marques claires.
Lèvre inférieure fendue dans sa moitié apicale, les deux bouts aigus, rapprochés. 2° article des palpes plus court, large, arrondi en dehors, le 3° moitié plus court.
1°* article des antennes caché, en demi-anneau ; le 2° long, couché et appliqué contre la lêle dans un enfoncement, à bout arrondi un peu renflé; 5e un peu plus long, moins fort; la soie plus courte.
Deux petits tubercules pointus derrière l’occiput.
Pieds longs, ciliés.
Appendices anals supérieurs semi-circulaires, plus ou moins dilalés et dentés en dedans,
Les espèces de ce genre n'ont encore été rencontrées que dans les parties chaudes occidentales de l'Amérique méridionale (Brésil, Guyane, Colombie), et dans les contrées analogues de l'Amérique septentrionale (Guatemala, Mexique, Géorgie), de sorte qu'ainsi que me le fait remarquer M. Hagen, elles ne dépassent pas au sud ni au nord le 40° degré de latitude (ligne isochimène 15°).
Elles y remplacent la 1° cohorte des Caloptéryx ; le sud des États- Unis est le seul pays où les deux groupes possèdent simultanément des représentants , savoir : les Het. americana , tricolor , seplentrionalis, etles Calopteryx et Sylphis, angustipennis , apicalis.
(87) cognala, maculata et virginica. Là se trouve done leur limite géographique.
Nous n’avons pas enccre vu d'Hefærina de l’ouest de l'Amérique méridionale (Pérou, Chili) ni de Buenos-Ayres.
Les six espèces du sous-genre Laïs, sont toutes de l'Amérique méridionale ; les vingt-cinq Hetærina proprement dites, se répartissent ainsi :
Amérique méridionale : 17 Mexique et sud des États-Unis : 6
Espèces se trouvant à la fois dans le Mexique et l'Amérique méridionale 2 ( Het. vulnerata et cruentata).
Les espèces se ressemblent beaucoup, au point que plusieurs sont très-difficiles à distinguer, surtout les femelles.
Pour les mâles, il faut surtout tenir compte de l’organisation des appendices anals, qui heureusement sont un peu différents presque dans chaque espèce ; de la forme et de la dimension des taches basales , rouges et brunûtres des ailes (sous-genre Hetærina), de la présence ou de l’absence de gouttelettes apicales ou de limbe apical brun ou rouge aux quatre ailes ou aux inférieures seulement.
Pour les femelles , nous trouvons quelques caractères dans la carène dorsale et les pointes latérales du 10° segment et dans les dentelures et la dimension des lames vulvaires.
Les caractères spécifiques qui en général s’appliquent aux deux sexes sont : la taille, la longueur et la coloration des pieds; la couleur de la lèvre supérieure, de l’épistome , le dessin du prothorax, les lignes humérales jaunes et les raies alternativement foncées et claires des côtés du thorax, la forme et la couleur du ptérostigma lorsqu'il existe, enfin la réticulation.
SOUS-GENRE I. — LAIS (Laïs, Hagen) 1833.
Laïs Hagen (De Selys, syn.) 1853. |
Mâle et femelle. Espace postcostal de deux rangs de grandes cellules régulières jusqu’au niveau du bout du quadrilatère. Ailes hyalines ou uniformément colorées. Jamais de ptérostigma.
Couleur du fond du corps bronzée, vert ou noir.
Les mâles sont faciles à distinguer des Hetærina proprement dites à leurs ailes sans taches basales (ou uniformément colorées chez la pudica), et à l’espace postcostal des ailes supérieures de deux rangs seulement de cellules régulières. Il n’en est malheureu-
SR. CL F - A Si: LA
( 88) sement pas de même des femelles, et nous devons avouer ne pas encore connaitre pour elles de caractères subgénériquess
A défaut de ces caractères , qui manquent jusqu'ici, nous ferons remarquer que celles du groupe hyalina , diffèrent un peu des Hæterina par leurs ailes plus complètement limpides, et celle du groupe pudica par ses ailes très-larges, entièrement colorées.
Les Laïs n’ont encore été trouvées que dans l'Amérique meridionale tropicale occidentale.
4 GROUPE (L. hyalina).
Ailes hyalines assez étroites.
Tubercules de l’occiput bien marqués.
Pieds longs.
A. Une gouttelette apicale brune aux ailes MISEENrER du mâle. L. globifer — œænea — cupræa.
B. Pas de gouttelette apicale aux ailes du mâle.