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LAÏS PUDIQUE

Synon. Lais pudica ; Hagen (De Selys, syn. n° 35).

Dimensions. Longueur totale g 520m Queen Abdomen 26-28 Appendices anals supér. 1 Tibias postérieurs b) 5 Aile supérieure 22.24 23 — inférieure 21-23 29 Largeur de l'aile supér. 6 1/2-7 1/2 7 — — infér. 6-7 G 4/2 — delatête 4-4 1/2 4 1/2

© noir. Tubercules de l’occiput peu ou point sensibles; épistome noir luisant.

Prothorax noir, le lobe postérieur à bord large arrondi.

Thorax noir sur les côtés et en dessous; le devant un peu cuivreux, l’arête médiane et la suture humérale noires. Un peu de jaune à la 2° latérale le long et au milieu de la poitrine.

Abdomen noir.

Appendices anals courts, forts, ies supérieurs aussi longs que le dernier segment, dentelés en dehors, excavés en dedans, élargis au milieu en dessous en

CAO:

feuille plate arrondie, suivie d’une dent courte mais forte, suivie d’une excision qui forme le bout aminci, mais arrondi obtus des appendices. Les inférieurs moitié plus courts, droits, étroits, leur extrémité tournée un peu en dedans et en haut, la pointe tronquée.

Pieds courts, noirs.

Ailes élargies (à peu près dans la forme de celles de la C. virgo), d’un rouge

sanguin, le bord antérieur brun, le bout extrême hyalin (un cinquième aux supérieures, un sixième aux inférieures). 17-18 antécubitales , environ 32-38 postcubitales, 4-6 aux quadrilatères, 5-8 basilaires.

o* jeune. Les mandibules en dehors, la base des antennes, les côtés de la lèvre supérieure jaunes, ainsi qu’une ligne humérale et deux latérales étroites, ces dernières s’anastomosant près des pieds et sous les ailes. Abdomen brun avec de petites lunules jaunes à la base des segments et une tache jaune apicale au 4° segment. Base des pieds tachée de jaune, fémurs bruns.

Ailes brunes, là où chez l’adulte elles sont d’un rouge de sang; leur bord antérieur plus foncé jusqu’au secteur principal.

©. Mandibules en dehors, base des antennes, lèvre supérieure jaunes. Le corps d’un bronzé foncé qui tend à devenir vert sur les côtés du thorax. La ligne humérale, les deux latérales et les bords de la poitrine, quelques points près des pieds et le dessous en partie jaunes. Les segments intermédiaires noirs, jaunes sur les côtés avec un point jaune en dessus ( le reste manque),

Pieds noirs, la base des fémurs postérieurs jaune en dedans.

Ailes enfumées, surtout au bord antérieur jusqu’après le nodus, la base et le disc bruns. 17-19 antécubitales, 34-58 postcubitales, 5 basilaires, 5 aux quadrilatères (7 chez l’un d'eux},

Patrie. La province d’Ypanema au Brésil, d'où le Musée de Vienne l’a reçue par M. Natterer. — Le Brésil, d'après les exemplaires du Musée de Berlin pris par M. Sellow.

Cette espèce forme une division particulière dans le grand genre Hetærina par ses ailes très-larges et la petitesse des tubercules de l'occiput.

Elle a le réseau postcostal des Laïs, la couleur rouge des mâles des Hetærina , et la forme des ailes des Calopteryx.

Sous le rapport de la grande extension de la partie colorée des ailes dans les deux sexes, elle rappelle l'A. titia (qui a un ptérostigma ).

SOUS-GENRE II. — HÉTÉRINE (nerærina, Hagen).

HeTÆRiNA ; Hagen (De Selys, syn.) 1853.

Ailes étroites avec un très-petit ptérostigma dans les deux sexes (parfois rudimentaire) où sans ptérostigma; pieds longs.

Mûle : la base des quatre ailes avec une grande tache rouge, le reste hyalin (brun chez l'A. titia). L'espace postcostal rempli de petites cellules irrégulières aux ailes supérieures, de deux rangs de cellules régulières aux inférieures.

Couleur du fond du corps bronzée rougeâtre , ou noirâtre.

Femelle : ailes hyalines (brunes chez l'A. titia) , plus ou moins jaunâtres ou verdâtres. L'espace postcostal de deux rangs de cellules régulières aux quatre ailes.

Couleur du fond du corps vert bronzé ou brun.

Nous divisons en deux groupes , d’après les ptérostigma, les nom-

breuses espèces de ce sous-genre qui babite les parties chaudes des deux Amériques.

17 GROUPE (H. caja).

Pas de ptérostigma.

A. Tibias noirs.

a. Bout des ailes du mâle sans tache. — I. simplex.

b. Bout des inférieures seulement du mâle avec une gouttelette rouge. — Æ, sanguinea — rosea — caja — dominula — auripennis — hebe — sanguinolenta — mortua — septentrionalis.

ec. Bout des quatre ailes du mâle avec une gouttelette rouge. — À. læsa, — longipes — carnifex — proxima.

B, Tibias jaunes en dehors, — (Le bout des ailes du mâle ou hyalin , ou limbé de brun). — À. cruentata — vulnerata.

2° GROUPE (H, tilia.)

Un petit ptérostigma, parfois rudimentaire, dans les deux sexes.

A. Pieds jaunes en dehors. (Le bout des ailes du mâle sans tache). Æ. americana B, Pieds noirs.

a. Bout des ailes du mâle limbé de brun. — 17, moribunda — tricolor — titia. b. Bout des quatre ailes du mâle à gouttelette brune. — H. macropus — occisa. c. Bout des inférieures du mâle à gouttelette brune. — À, sempronia.

d. Bout des inférieures du mâle à gouttelette rouge. — I. Brightwelli.

e. Bout des quatre ailes du mâle à gouttelette rouge. — 7. majuscula.

On s’étonnera peut-être que nous ne séparions pas comme sousgenre les Hetærina pourvues d’un vrai ptérostigma aux quatre ailes dans les deux sexes, alors que nous avons donné ce rang aux Lais, dont les femelles ne diffèrent point pour ainsi dire des Hetærina.

Le motif principal qui nous a fait prendre ce parti, c’est que le ptérostigma n’est pas toujours constant ; il manque fréquemment à l’une ou l’autre des ailes ou ne se montre que d’une manière rudimentaire chez les H. occisa et majuscula. Cela prouve qu'ici, ce caractère n’a pas la ;même valeur que dans les autres Caloptéry-

(98 ) gines. Dans la légion des Caloptéryx, nous avons attribué à la présence d’un vrai ptérostigma dans les deux sexes (genre Echo), une valeur générique, parce qu'il y est très-fixe et accompagné d'autres caractères. Les Phaon nous présentent , il est vrai, un ptérostigma parfois nul ou irrégulier, mais il y a d’autres organes et la bifurcation du 1* secteur du triangle, qui légitiment leur séparation comme genre. Dans les autres légions (Euphæa, Amphipteryæ et Libellago), le ptérostigma a une importance beaucoup plus grande ; il existe dans toute la légion, (excepté aux supérieures des mâles du genre Micromerus).

Le second motif qui milite contre l'élévation des Hétérines à ptérostigma comme sous-genre, c'est qu'elles sont sous tous les autres rapports semblables à celles sans ptérostigma, y compris la coloration et la forme des ailes du mâle; tandis que les Laïs sont, par la coloration et la réticulation des ailes du mâle, très-distinctes des Hetærina. Le groupe pudica leur ressemble un peu, il est vrai, pour la nuance rouge des ailes ; mais ses ailes sont si larges et ses pieds si courts, que dans son ensemble c'est un groupe presque subgénérique.

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