HETÆRINA SANGUINEA. De Selys
HÉTÉRINE SANGUINE.
Svnon. Hetærina sanquinea ; De Selys, syn. n° 55. y g ; YS, SY
Dimensions. Longueur totale og" 45% Abdomen 56 Appendices anals supér, À 5/4 Tibias postérieurs Aile supérieure 27 — inférieure 26 Largeur des ailes 61/2 — de la tête >
œ semi-adulte. Tête d'un bronzé cuivreux; lèvre inférieure jaunâtre, noire à ses extrémités ; la supérieure jaunâtre, bordée et traversée de noir; une tache jaunâtre au coin de la bouche; épistome cuivre rouge foncé; front noir verdâtre métallique ; dessus de la tête noir bronzé, avec une raie transverse cuivre rouge au front. 1% et 2° article des antennes jaunes; derrière de la tête noirâtre, tubercules presque nuls.
Prothorax noirâtre, sa base, une tache de chaque côté et le lobe postérieur bronzés; celui-ci proéminent, un peu relevé, renflé, arrondi, étroit,
Thorax bronzé à reflets violets en avant, avec une ligne humérale roussâtre , très-fine, bien arrêtée. Les côtés bronzé verdâtre, avec trois raies jaunâtres à la 1° et à la 2° suture et au bord postérieur, toutes confluentes par en bas, la première étroite, les deux autres plus larges, confluentes aussi par en haut sous l'aile inférieure. Dessous jaunâtre avec 5-6 taches noires après les pieds; espace interalaire roux, marqué de brun.
Abdomen très-long, grêle, bronzé, noir dans sa seconde moitié et en dessous; 10° segment moitié plus court que le 9°, terminé par une très-petile carène dorsale,
Appendices anals supérieurs bruns, un peu plus clairs à la base, ayant presque deux fois la longueur du 10° segment , droits, un peu courbés en dedans dans leur seconde moitié seulement , qui porte en dehors 4-6 petites dentelures ; arête supérieure finissant presque à l'extrémité. La dilatation interne commence après la base, s'élargit au milieu en dent à angle droit, suivie de deux petites excavations où commence le bout qui est cylindrique obtus. Appendices inférieurs très-exceplionnels , rudimentaires, presque nuls, formant chacun un petit tubercule robuste, pointu, divariqué, l’angle interne basal avec un petit prolonsement cylindrique recourbé en dedans, presque aussi long que les appendices qui, du reste, n’ont que le quart des supérieurs.
Pieds grêles, longs, noirs, la moitié basale interne des fémurs postérieurs et la base interne des autres jaunâtres.
Ailes hyalines un peu salies d’olivâtre, le bout des supérieures sans taches, celui des inférieures avec une-tache sanguine, pointue en dedans, un peu plus grande et plus nette que chez les autres espèces. Tache basale carmin des supérieures mal arrêtée, finissant à mi-chemin du nodus, un peu après le quadrilatère, touchant la médiane et le bord postérieur, surmontée de l’espace brun entre la sous-costale et la médiane, qui se prolonge en pointe jusqu’aux 2/5 du chemin de la base au nodus. La tache basale des inférieures brune, presque transparente, touchant la costale dans sa moitié , ne dépassant pas la postcostale ni le quadrilatère, excepté le prolongement supérieur le long de la médiane comme aux premières ailes, qui atteint les 5/4 de la distance de la base au nodus. Toutes les nervules des taches basales, la médiane et les grands secteurs jusqu'au nodus, rouges tant en dessus qu’en dessous, la costale , la sous-costale et le reste de la réticulation noirs. 25-25 antécubitales, environ 58 postcubitales, 9 au quadrilatère supérieur, 6 à l’inférieur, 6-7 basilaires.
Q (douteuse). Fond vert métallique, même dessin que chez le mâle, mais le jaune domine plus fortement sur le thorax. Pieds noirs. Ailes enfumées, la base lavée de jaune , 25 antécubitales.
__ Fatrie. Le Para, d’après un seul mâle que m'a procuré M. S. Stevens.
La femelle incomplète (du Musée de Vienne) pourrait ne pas y appartenir, car il serait étonnant qu’elle eût moins de jaune aux pieds que son mäle. Je soupçonne qu’elle concerne la dominula. (Voir cet article).
Le mâle diffère de toutes les autres sans ptérostigma, par ses | appendices anals inférieurs excessivement courts, fourchus, et le 10° segment très-court ; par la stature et la coloration générale il ressemble beaucoup à l'A, caja. Peut-être les taches basales des ailes n’ont-elles pas acquis toute leur coloration,
Avec ce mâle j'ai reçu plusieurs femelles de dominula. Il serait
possible que la femelle décrite par M. Hagen appartint aussi à cette | dernière espèce.