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HETÆRINA CAJA. td

HÉTÉRINE CAJA.

Synon. Libellula caja ; Drury; pl. 45, £. 2 (5). 4 ae Calopteryx — Burm., n° 5 (5 indiqué © par M tres Hetœrina — De Selys, syn. n° 57. 5

Dimensions, Longueur totale g' ÀG-180m Q 317-58mm

Aile supérieure 26-28 26 27 — inférieure 25-27 25 26 Largeur de l’aile surér. 6 6 — — infér. 5 1/2 5-5 1/3 — de la tête 4 1/2-5 41/45

a adulte. ‘l'ète bronzée, une tache aux coins de la bouche et lèvres jaunâtre obscur; le bout de l’inférieure et une tache médiane basale à la supérieure noirâtres; cette tache touche souvent le bord antérieur. Rhinarium et les deux premiers articles des antennes bruns ; tubercules postérieurs de l’occiput visibles.

Prothorax bronzé à reflets cuivre rouge sans taches, Le lobe postérieur un peu proéminent, renflé, arrondi, bordé de roux.

Devant du thorax bronzé à reflet cuivre rouge, la suture médiane noire, l'hu-

mérale en raie étroite jaune obscur bien arrêtée ; les côtés bronzés avec trois raies jaunèâtres à la 1'°, à la 2° et au bord postérieur, toutes confluentes par en haut et par en bas, la 1'€ étroite, les deux autres plus larges que le bronzé noirâtre qui les sépare, la 2 suture offre aussi un vestige noir très-supérieur,

Dessous du thorax jaunâtre, avec 4-5 taches noires après les pieds. Espace in- M

teralaire roux marqué de brun.

Abdomen très-long, grêle, brun, plus foncé et noirâtre dans sa seconde moitié et en dessous; les articulations et les bords latéraux finement jaunâtres dans la première moitié; 10° segment un peu plus court que le 9°, terminé par une trèspetite carène dorsale, |

Appendices anals supérieurs noirâtres , ferrugineux à la base, un peu plus longs

que le dernier segment, semi-cireulaires, avec 4-5 petites épines au bord ex-

terne dans sa seconde moitié qui est seule courbée; l’arête du dessus finissant au,

bout qui est cylindrique obtus ; bord interne dilaté inférieurement après la base, formant au milieu une forte dent à pointe tronquée, finissant subitement au point

où commence le bout courbé. Appendices inférieurs de même couleur, d’un tiers : plus courts, écartés, droits, cylindriques, amincis au bout qui est un peu tourné

en dedans. Base interne avec un prolongement cylindrique sensible.

Pieds noirs, longs ; fémurs postérieurs un peu blanchâtres, pulvérulents en dedans. |

Ailes hyalines un peu salies d’olivâtre, le bout des supérieures sans tache, mais un peu plus sali; celui des inférieures avec une petite tache sanguine arrondie, bien marquée. Tache basale carmin des supérieures mal arrêtée, finissant à mi-chemin du nodus, un peu après le quadrilatère, touchant la médiane et le bord postérieur ; l’espace entre elle et la costale lavé de jaunâtre. Tache basale des inférieures ferrugineuse , presque transparente, touchant la costale et la postcostale qu’elle semble vouloir dépasser, s’arrêtant au bout du quadrilatère, excepté un prolongement supérieur étroit, le long de la médiane, qui s’arrête entre le quadrilatère et le nodus. Toutes les nervules des taches basales, la médiane, la sous-costale et les grands secteurs jusqu’au nodus rouges, tant en dessus qu’en dessous; la costale et le reste de la réticulation noirs; cependant les transversales basilaires deviennent blanchâtres en dessous chez les plus adultes. 19-21 antécubitales, environ 26-50 postcubitales, 8-9 au quadrilatère supérieur, 4-6 à l’inférieur, 5-8 basilaires, les nervules de ces deux derniers espaces en parties anastomosées.

© jeune. Bouche, bord du nasus, devant du front et occiput jaunes; les raies jaunes des côtés du thorax plus larges, les quatre fémurs postérieurs jaunes en dedans, les tibias postérieurs jaunes en dehors à teur base. © semi-adulte. Lèvres, front, bord supérieur de l’occiput et antennes jaunâtres; épistome bronzé; dessus de la tête vert bronzé cuivreux ; derrière des yeux bronzé | noirâtre.

Prothorax jaunâtre obscur, quelques traits bronzés au milieu, mais le lobe postérieur sans taches.

Thorax jaunâtre obscur, un peu plus clair en dessous ; lé devant avec une bande médiane assez étroite vert métallique, séparée par la suture noire; les côtés et le dessous sans taches, excepté le commencement inférieur d’une raie étroite vert doré avant la 1'° suture, un vestige supérieur vert avant la 2° et parfois une fine bordure postérieure brune.

Abdomen brun chatoyant en dessus, passant au noirâtre dans sa seconde moitié ; le dessus des deux premiers segments, un large anneau postérieur aux 3 , 4, 5°, le dessus des derniers vert bronzé. Chaque segment terminé par un cercle noir, les | 3,4,5, 6° commençant par un cercle jaune après l'articulation, interrompu au Milieu. Le hord postérieur du 10° jaunâtre, marqué dans son dernier tiers seulement d’une petite carène, terminée par une épine noire; pointes latérales en

apparence quadrifides ; valvules pas visiblement dentelées, n’atteignant pas le bout, jaunâtres ainsi que les côtés et le dessous de l'abdomen. Intérieur des fémurs jaunâtre pâle, l’extérieur noirâtre. Tibias et tarses brun foncé, l'extérieur des derniers tibias un peu plus clair.

Ailes hyalines lavées de jaunâtre, surtout à la base et le long de Ia côte. Ré-

(106 ) ticulation jaune roussâtre, costale brune. 17-26 antécubitales, environ 26 postcubitales , 5-6 au quadrilatère supérieur, 4 à l’inférieur, 4-5 basilaires.

Patrie. Venezuela (Puerto Cabello etc.). M. Hagen a examiné . une vingtaine de mâles et trois femelles pris par Appar, et quelques mâles de Colombie pris par Moritz et envoyés au Musée de Berlin.

Le male diffère de la sanguinea par le 10° segment plus long, les appendices inférieurs beaucoup plus longs et moins de nervules costales.

Les deux sexes sont très-voisins de la rosea et de la Or (voir les différences à ces articles).

C'est avec la rosea et la sanguinea la seule espèce sans ptérostigma et sans tache apicale aux ailes supérieures, dont les taches basales soient si petites.

J'ai beaucoup hésité avant de proposer d'attribuer à cette espèce le nom typique de caja; Drury a imposé ce nom à un mâle dont le front est bleu noirâtre, le thorax cuivré doré, l'abdomen noir, grêle, les ailes transparentes d’un beau rouge à leur base, les inférieures ayant une petite tache de même couleur à leur extrémité — habite l'Amérique méridionale.

Cette courte description peut convenir à plusieurs espèces et no- « tamment à la divina , à l'hebe , à la sanguinolenta et à la dominula. C’est en la combinant avec la figure donnée par Drury que jai cru nécessaire de l'appliquer à l'espèce que M. Hagen avait d’abord nommée À. hera. Cette figure ne semble pas, il est vrai, trés-correcte, parce qu'elle ne montre pas la tache apicale rouge des se-« condes ailes, de sorte qu'au premier abord on la rapporterait à la“ simplex, mais par ses grandes dimensions et par les taches basales* rouges qui ne s'étendent qu'à mi-chemin à peine de la base au“ nodus, il me semble que c’est ici qu'il convient de la citer : à cette occasion je dirai que la caja de M. Rambur est une sorte de magasin dans lequel se trouvent l'H. Brigthwilli, l'H. proxima (d’après: laquelle sont décrits les appendices) , l'H. dominula et les deux races de V'H, auripennis. Quant à la caja de M. Burmeister, elle appartient en partie à la divina, en partie à l’hebe. Ces auteurs n’ont connu que des mâles. M. Erichson (voyage de Schomburgk) attribue à Ja dominula le nom de caja.

( 107 ) 58. HETÆRINA DOMINULA. Hagen.

HÉTERINE DOMINULE.

Synon, Calopteryx caja; (Pars.) Ramb., n° 46. (w).- Erichson (Voy. de Schomburgk ).

Hetærina dominula ; Hagen. (De Selys, syn, n° 38).

Dimensions. Longueur totaie go" 42-44mm Q 35-372 Abdomen 34-56 28-30 Appendices an. supér. 1 — inférieure CESR S 1/2 — de la tête ÿ 4 3/s

La dominula a les formes de la cajæ, avec l’ensemble de la coloration de la divina. Nous commencerons par la comparer à la eaja , à laquelle M. Hagen avait d’abord cru qu’elle pouvait appartenir comme race locale.

o* adulte. Formes générales de la caja , notamment quant aux appendices anals, qui en diffèrent seulement, en ce que le bord interne supérieur offre, immédiatement après la dilatation, une petite dent analogue à celle de la divina, et que la dilatation est divisée en deux par une échancrure comme dans la rosea, mais moins profondément.

La couleur du corps diffère de cuja, en ce qu’elle est beaucoup plus foncée; le jaunâtre, qui est terne, n’existe distinctement qu'aux coins de la bouche et à la 2e raie latérale du thorax. La 1'° est très-fine, presque oblitérée, et la terminale peu visible; tout le reste, tête, prothorax, thorax, abdomen, pieds, est noirâtre ;, plus ou moins luisant , l’épistome bronzé obscur, le devant du thorax bronzé à reflets violets.

La tache basale sanguine des ailes supérieures s’avance jusqu’au 4/5 environ de l’espace antécubital ; elle est un peu arrondie en dehors, et touche à la fois la côte et le bord postérieur dans presque toute sa longueur; l’espace entre la côte et la médiane est d’un rouge un peu brun, Aux ailes inférieures la tache, à peine plus foncée, arrive presque jusqu’au nodus en touchant la côte et dépassant la postcostale, ne s’éloignant que d’un rang de cellules du bord postérieur qu’elle touche même jusqu'à la moitié de l’espace basilaire ; le bord inférieur de la tache est oblique, denticulé, un peu convexe; il commence inférieurement au niveau de Pextrémité du quadrilatère. En dessous les nervules sont rouges comme dans le reste des taches basales. Les ailes limpides; la tache apicale rouge, arrondie, des inférieures assez grande, 26-50 antécubitales, environ 40 postcubitales , 6-10 basilaires, 6-12 aux quadrilatères en partie doubles.

11 résulte de cette comparaison avec caja, que la différence à établir entre inula et divina serait très subtile , si les appendices anals n’existaient pas. A

Chez la divina la dilatation interne des appendices supérieurs forme toujours une plaque triangulaire plus subite, plus aiguë et plus étroite, rarement à peine 4 échancrée au bout (moins saillante et avec une large échancrure chez dominula). La tache basale des supérieures est aussi chez dominula rougeâtre au bord costal qu’elle touche dans sa moitié au moins (à sa base seulement chez divina). Les nervules du dessous basal des inférieures ne sont pas blanches, le bord externe de la tache de ces ailes est un peu convexe, non concave — aux supérieures il est arrondi (non droit comme chez la divina). Quant à la coloration du corps, on peut noter qu’elle est plus obscure, et qu’au thorax , chez dominula , on ne voit guère qu’une raie jaunâtre latérale, tandis que la divina en montre plusieurs. Sous ce

rapport elle ressemble à la hebe, dont la forme des appendices anals la sépare de suite.

Q adulte, Tête vert métallique foncé, nasus un peu cuivré, lèvres noires, la base de l’inférieure et une petite tache latérale sur la supérieure, une tache aux coins de la bouche et les deux premiers articles des antennes jaune pâle,

Prothorax et thorax vert métallique foncé ; une ligne réduite parfois à un court vestige huméral inférieur, une ligne étroite à la première suture, une raie à la seconde, et une au bord postérieur jaune pâle; ces deux dernières plus larges, toutes confluentes par en bas avec la poitrine, de même couleur, qui porte après les pieds de petites taches noires.

Abdomen en entier noir bronzé à reflets verts, surtout à la base et à l'extrémité, les côtés bordés de brun jaunâtre chez les moins adultes; 10° segment à carène presque complète, terminée par une épine noire relevée, ne dépassant pas le bout. Valvules noirâtres , finement denticulées au bout et n’atteignant pas l'extrémité de l’abdomen, pointes latérales petites, quadrifides. Appendices anals trigones, noirâtres , pointus.

Pieds noirâtres.

Ailes hyalines, notablement lavées de jaunâtre sale, surtout à la base et à la pointe, réticulation basale roussâtre, excepté la costale qui est noire, 22-26 antécubitales , environ 35 postcubitales, 5 (4-7) aux quadrilatères. 5-7 basi-

laires.

© très-jeune. Diffère déjà de caja et de rosca par le devant du thorax entièrement bronzé, avec une ligne jaune humérale très-fine. Cette femelle est facile à distinguer de celles de la rosea et de la eaja à la grande extension de la couleur vert bronzé , au noir de la lèvre supérieure, au prothorax sans taches jaunes, au devant du thorax bronzé (excepté une fine ligne humérale), aux pieds noirs. Ces mêmes caractères la séparent de la divina et de l’hebe, mais la rapprochent infiniment de la sanguinolenta. Cette dernière, cependant, est distincte par ses formes courtes , robustes, les côtés du thorax où le bronzé est plus vif et occupe $

( 109 ) beaucoup moins d'espace; l’épine du 10° segment plus longue , moins d’antécubitales.

Patrie. Décrite d’après une douzaine d'exemplaires mâles et femelles du Surinam appartenant en partie au Musée de Berlin (pris par Cordua); l’un des types de la caja de Rambur y appartient, il est indiqué du Brésil dans la collection Serville.

Les deux femelles que Je possède sont venues du Para, avec le mâle unique dela singuinea et un mâle sans abdomen, que, d’après la forme concave de la tâche basale des inférieures, et d’après le petit nombre d’antécubitales, je suis porté à considérer plutôteomme une sanguinolenta que comme une dominula.

Il est douteux si les deux femelles de Para n’appartenaient pas à la sanguinea , les mâles ayant les côtés du thorax de même couleur, mais je les ai rapportées ici, attendu que le mâle de la sanguinea a moins de noir aux lèvres, les pointes de l’occiput plus petites, et du jaune aux fémurs postérieurs, tous caractêres qui ne se trouvent pas chez la dominula femelle.

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