HETÆRINA PROXIMA. De Selys
HÉTÉRINE VOISINE.
Synon. Calopteryx caja ; (Pars.) Ramb. n° 16. (5). Heiœrina proxima. De Selys, syn. n° 47.
Dimensions. Longueur totale g' 49m Q 56mn Abdomen 40 30 Appendices anals supér. À 1/3 Tibias postérieurs 7 Aile supérieure 29-30 28 — inférieure 28-29 27 Largeur de l’aile supér. G 1/2 G1/2 — — infér. 6 6 — de latête à 1/2 ÿ
o* adulte. Ressemble à s'y méprendre aux petits exemplaires de la carnifez, tant sous le rapport des dimensions que de la coloration , avec les ailes un peu étroites comme chez la race fulgens , quoique le corps et les pieds soient un peu plus longs. La lèvre supérieure variant de même, tantôt jaune avec un point basal médian noir, tantôt fortement traversée et bordée en avant de noir. Le noir bronzé de la tête, du prothorax et du thorax peu brillant, un peu violet; le cercle noir de la poitrine peu marqué; l’hu mérale et la 1" latérale jaunes, très-fines , parfois bien marquées. Tout cela se trouve d’ailleurs plus ou moins chez la carnifex. La seule différence notable consiste dans la forme des appendices anals : les supérieurs sont plus larges, plus courts; ils n’ont de tubercule basal ni en dessus ni en dessous ; le bord inférieur est dilaté en dedans, depuis le premier tiers jusqu’au delà du 2° en une plaque large, longuement maïs peu profondément échancrée ou
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( 1% ) évidée en dedans, finissant subitement en dent obtu:e à l’origine du bout courbé des appendices, qui est plus court que chez aucune autre espèce, gros, épais el arrondi à la pointe. Appendices inférieurs plus que moitié plus courts, assez épais, peu écartés, le bout aminci, un peu tourné en dedans, leur base interne sans dent marquée. Ils diffèrent de ceux de la longipes par l'absence de tubercule basal supérieur, de dent supérieure après la dilatation; par la dilatation qui s'étend beaucoup plus loin, et qui est plus échancrée , surtout par l'extrémité très-courte , épaisse.
On peut dire que les ailes ne diffèrent pas de celles de la carnifex, car chez un exemplaire les taches basales sont dessinées comme chez le type, touchant même un peu plus loin la costale aux inférieures, tandis que chez un autre elle nous fournit aux quatre ailes le dessin de la race fulgens. 22-26 antécubitales , 32-26 postcubifales, 5 (7) basilaires, 9-10 (6) aux quadrilatères, les unes et les autres en partie doubles.
Chez un exemplaire jeune, la tache apicale des supérieures est nulle.
© jeune. D'un roux jaunâtre pâle; la tête n’a de vert bronzé qu’en dessus et derrière les yeux; bouche pâle, la suture médiane du thorax jaune, bordée de chaque côté d’une raie étroite acier. Les sutures latérales jaunes, fines, l'espace entre l'humérale et la 1"° latérale avec une tache cunéiforme vert bronzé et pointue par en haut, adossée à la suture latérale; un reflet vert en dessus de l’abdomen, les articulations jaunes; dernier segment à carène pointue, dépassant le bord; le petit tubercule qui se trouve en dessous peu visible; pointe latérale trifide à dents égales; une dent isolée plus loin en dessous; valvules dépassant un peu le 9° segment, denticulées dans leur tiers apical.
Appendices anals courts, trigones, pointus.
Ailes lavées de jaunâtre clair, surtout à la base, à réticulation roussâtre clair dans sa première moitié, mais la costale noire. 23 antécubitales, 23-26 postcubitales.
J'y rapporte encore, avec doute, une femelle adulte sans tête ni appendices, dont la suture médiane du thorax est noire; les bandes vert métallique qui la bordent un peu plus larges, et le prothorax avec une petite tache médiane et deux grandes latérales rousses ; les fémurs postérieurs ont une raie roussâtre dans leur moitié basale interne; les ailes un peu salies au bout, à réticulation brune dans leur première moitié. Cette femelle pourrait aussi appartenir à la plus
grande race de la divinu.
Patrie. Le Brésil, d'après le mâle type qui fait partie de ma collection ; 1} provient de la collection Serville , où M. Rambur Favait confondu avee sa caja. C’est le seul dont les appendices existent en partie. J'en possède un autre, mâle, et M. Hagen en a vu quatre, tous du Brésil (dont un de la province d'Fpanema, communiqué par M. Kollar avec la femelle (du Brésil) que nous
(07) attribuons à la proxima, avec quelque doute, il est vrai, en nous basant sur l'habitat, la stature, et les lignes jaunes du thorax qui sont nettes et étroites, bien que sur un fond brun roussâtre. La femelle adulte douteuse faisait aussi partie de la collection Rambur; les côtés de son thorax n’offrent pas ces lignes jaunes nettes ; le
fond en est orangé, (sauf, bien entendu, la bande cunéiforme vert bronzé).