HETÆRINA MAJUSCULA. De Selys
HETÉRINE MAJUSCULE.
Synon. Jetærina majuscula; De Selys, syn, n° 58,
Dimensions. Longueur totale og DT 600 Abdomen 46-48 Appendices anals supér, 2 Tibias postérieurs 8 1/2 Aile supérieure 36-38 — inférieure 35-37 Largeur des ailes 8-8 1/2 — delatête G1/2 Ptérostigma O-4/4
o‘ adulte. Taille plus grande que celle des autres Hetærina proprement dites ; tête noire; lèvre supérieure et épistome vert bleuâtre métallique foncé, dessus de la tète noir bronzé.
Prothorax noir luisant ; thorax noirâtre bronzé en avant, avec une bande humérale roussâtre; les attaches des ailes , les côtés et le dessous roussâtres ; espace entre l’humérale et la 1'° suture latérale et deux raies latérales étroites, noir bronzé, ainsi que quelques marques à la poitrine.
Abdomen long, noir ; les côtés des trois premiers segments en partie roussâtres ainsi qu’un cercle étroit , interrompu sur le dos à l'articulation des 2° et 3°; le 10€ avec le bord postérieur déprimé au milieu, sans carène dorsale, ayant presque deux fois la longueur du 10° segment.
Appendices ana!s supérieurs noirs, forts, d’abord droits, arqués dans leur tiers apical qui est cylindrique, arrondi au bout. Leur milieu dilaté en dedans infèrieurement en une dent courte , suivie d’une échancrure avant la fin de la dilatation. Les inférieurs atrophiés , presque nuls, sous forme de tubercules peu visibles, peu écartés, l’angle interne portant un pinceau.
Pieds en entier noir luisant , trochanters à peine tachés de roux.
Ailes un peu élargies, assez arrondies, hyalines un peu salies, une petite tache apicale rouge, plus petite aux supérieures. Ptérostigma livide, très-petit, entouré d’une nervure noire, ou manquant irrégulièrement sur l’une des ailes, cas auquel il est remplacé par une uervule épaisse. Tache basale sanguine peu étendue ; aux supérieures elle dépasse à peine le quadrilatère, où elle s’arrondit après avoir quitté le bord postérieur; aux inférieures elle ne le dépasse pas et ne descend qu'à un rang de cellules au-dessous de la postcostale, ne touchant le bord postérieur qu’à l'extrême base. Aux quatre ailes le rouge pur s'arrête à la médiane, mais l’espace entre cette nervure et la costale est brun rougeûtre à nervules rouges. 50-57 antécubitales, 40-46 postcubitales, 15 basilaires et 15 au quadrilatère en-
(152) viron, les unes et les autres en partie anastomosées. Réseau basal plus serré que chez aucune autre espèce, rouge, le reste du réseau noir.
En dessous le reflet blanc argenté des nervules des taches basales est si marqué qu’il fait l’effet, vu sous un certain jour, de deux raies longitudinales argentées à chacune des ailes.
Sr jeune. Abdomen brun avec l'apparence d’une ligne basale médiane jaune.
Q. Inconnue.
Patrie. Je l’ai décrite d’après deux mâles adultes , rapportés de Colombie par M. Funck, voyageur belge. M. Hagen a vu au Musée de Berlin un mäle pris à Surinam, par Cordua, et un autre dans la collection de M. Schneider.
Le mâle de cet espèce est facile à distinguer de l’H. Brightwelli, par sa grande taille, la tache apicale des ailes supérieures distincte, les taches sanguines de la base des quatre n’arrivant qu'à mi-chemin du nodus, ne dépassant pas le quadrilatère aux inférieures ; le reflet blanc du dessous de ces taches plus marqué, le ptérostigma irrégulier parfois nul, le réseau plus serré, la forme du 10° segment, les appendices inférieurs presque nuls.
La femelle se distinguera sans doute de ses congenères par sa taille plus grande, l’épistome plus métallique, le réseau plus serré, le ptérostigma plus court ou atrophié.
LÉGION II. — EUPHÆA. De Selys.
Ptérostigma long, régulier.
Quadrilatère peu ou point réticulé, régulier , beaucoup plus court que l’espace basilaire.
M. Hagen m'adresse la description suivante pour les généralités de cette légion :
€ TÈTE forte, transversale, une fois plus large que longue (deux fois sans la bouche); yeux ovoïdes, quelquefois plus grands et beaucoup plus globuleux en arrière que chez les Caloptéryx (Epallage) ; l'espace entre les yeux presqu’au même niveau, peu déprimé. Front horizontal , court mais large, un peu bombé, déprimé au milieu; entre le front et les ocelles une ligne imprimée; une autre parallèle entre les ocelles et l’occiput, et de chaque côté une impression plus ou moins marquée. L'espace entre elles qui porte les ocelles petit, peu élevé; ocelles de même grandeur, séparés par une impression ; l'occiput étroit, linéaire, Tuberculé de chaque côté du derrière de la tête ou nul, ou médiocre, ou très-marqué et obtus, ou petit aigu.
» ANTENNES de forme très- semblable, insérées bien en dessous et en dehors des
(155) ocelles, entre le front et les yeux ; les deux premiers articles très-courts, de même longueur , cylindriques ; le 1°* coupé obliquement en dedans, tous deux appliqués contre la tête dans un enfoncement ; le 3° redressé, ayant deux fois la longueur du 2°, un peu moins fort, cylindrique, un peu renflé au bout, droit ; la soie terminale encore plus mince, un peu renflée à la base, aussi longue que les trois premiers articles réunis. |
» Face. Bouche un peu saillante ; l’épistome horizontal , court, droit en avant, rhinarium très-peu renflé. Lèvre supérieure courte, ovoïde. Mandibules fortes ; machoires fortes, leur bord interne plus droit, le bout aigu à dents très-fortes, leur palpe cylindrique, un peu courbé, un peu plus long que la machoire sans Ja dent apicale. Lèvre inférieure un peu plus longue que large, fendue presque jusqu’au milieu, les pointes un peu obtuses ou aiguës, rapprochées ou divergentes, un peu plus épaisses que la base de la lèvre. Palpes presque de même longueur, moitié moins larges, arrondis en dehors, un peu amincis à la base, avec une dent interne courbée très-longue ; 5° article plus court ou plus long, cylindrique, mince. Langue carrée au bout ou émarginée,
» PRoTHORAx court mais large , son bord antérieur relevé ; au milieu deux grands festons, séparés par deux autres très-pelits, deux autres encore sur les côtés. Lobe postérieur court, petit, arrondi, ou large, émarginé avec un rebord fin.
» Torax court, assez fort, ou long, grêle ( Dicterias), élargi en avant jusqu’à la base des pieds intermédiaires où il y a un rétrécissement; échancrure mésothoracique petite, aussi longue que large; sinus antéalaires un peu plus longs que larges, à bord postérieur rétréci au milieu, puis élargi; leur angle externe court, aigu.
» Pins placés antérieurement, courts et forts, ou très-longs , grèles, les postérieurs dépassant peu le 3° segment de l'abdomen ou bien le 5° (Dicterias) ; cils très-courts, rares; une barbe interne au bout des antérieurs; tibias droits; 127 ar. ticle des tarses court. Onglets avec une dent interne bien visible avant le bout,
» AïLEs ou de même forme, ou les postérieures élargies au bord postérieur ; longues, étroites ou larges, dépassant le 7° segment chez les mâles, le 10° chez les femelles, trois à cinq fois plus longues que larges ; la base étroite, pétiolée ou non; le bord postérieur plus ou moins élargi vers le milieu, le bout ovoïde ou en demi-cercle. Cellules moins nombreuses que chez les Caloptéryx, quadrangulaires; une rangée entre deux secteurs; la membrane unie, non crispée; les secteurs principal et subnodal non contigus à la nervure médiane ou un peu contigus (Epallage indica et Dicterias); Y'espace huméral formant la moitié ou le tiers de l’aile ; l’espace médian très-court (un sixième au moins de l’espace huméral), étroit, droit, réticulé; l’espace basilaire d’un tiers plus court que l'espace huméral vide (réticulé chez l'Heliocharis). Quadrilatère petit, rectangulaire, au moins moilié plus court que l’espace basilaire , vide ou avec 1-3 transversales: arculus presque droit ou un peu fracturé; les deux secteurs naïissants très-Séparés
1e." 200 NF URANTE
(154) à son premier et dernier tiers environ. Le secteur supérieur (1°) du triangle presque droit, un peu courbé à son extrémité. Le secteur inférieur (2°) du triangle en général plus courbé, avec une courbure basale moindre en sens inverse ; tous deux finissant, plus ou moins éloignés l’un de l’autre, après le nodus (le second avant le nodus chez Epallage fatime); les secteurs toujours simples, presque droits, ou courbés à leur extrémité; le subnodal droit: 11-35 antécubitales. Ptérostigma oblong, régulier, long ou très-long.
» ABDOMEN cylindrique, plus court que chez les Caloptéryx (un peu plus long que les ailes chez le mâle, de leur longueur chez les femelles), souvent assez robuste, les 5, 4, 5, 6, 7° segments égaux, longs; le 8° un peu plus court, les 2° et 9° égaux, plus courts; les 1° et 10e égaux, encore plus courts; le bout un peu élargi, la base à peine plus épaise ; le bord postérieur du dernier segment souvent prolongé et retroussé en tubercule dorsal chez les mâles; point d’épine ou pointe latérale chez les femelles.
» PARTIES GÉNITALES : Mmûle. 1°" segment uni; pièce antérieure du 2° fendue, tronquée au bout ; hameçons en plaque quadrangulaire ; hameçons postérieurs petits, en lamelle arrondie, un peu excavée. Gaîne du pénis globulaire, arrondie , ou avec des pointes latérales aiguës; lisse ou très-striée. Bord génital uni ou élargi en pointe. Appendices anals supérieurs courts, en feuilles larges avec le bout en couteau ou hastiforme , ou bien appendices semi-circulaires peu courbés, simples. Les inférieurs courts ou presque nuls, ou longs (Epallage indica).
Femelle. Appendices anals courts, grêles, aigus. Valves génitales très-courtes, larges, dépassant à peine le 9° segment, sans dentelure, avec une pointe apicale tournée en haut et un palpe courbé.
» CouLeurs ET DESSIN. La couleur du fond d’un noir brun ou rouge mat, ou olivâtre ( Heliocharis). Tête et prothorax ayant rarement des taches jaunes. Thorax avec 8 à 10 bandes jaunâtres ou roussâtres, souvent minces et oblitérées; Pieds unicolores noirâtres, ou roussâtres et jaunâtres en dedans. Ailes ou hyalines, ou à bout sali et coloré, ou avec une bande médiane sur les postérieures, ou noirâtres opaques avec des espaces vert ou violet métallique en dessus et quelquefois en dessous. Réticulation noirâtre. Ptérostigma jaune, brun ou noir. Abdomen unicolore ou avec des bandes interrompues jaunâtres ; ou en partie roussâtre ou bien en partie olivâtre (Heliocharis). Appendices noirâtres.
» VizuositÉs, scuLeTures. Les Euphæa sont peu velues , excepté parfois sur le front. Sous les 8° et 9° segments il y a parfois des poils qui forment une sorte de pinceau. Il n'existe aucune superficie polie sur le corps; partout se voit un chagrin très-fin, plus marqué chez les Epallage.
» DirréRENCES d’AGE (voir l’article de la légion des Libellago).
» DiFFÉRENCES SExUELLES. Les parties génitales. L'abdomen des mâles un peu plus long, la coloration du corps un peu plus foncée; dans le sous-genre Anisopleura, la dilatation antécubitale de la côte des inférieures chez le mâle; dans le sous-
(155) genre Euphœn, les ailes du mâle en partie opaques et le bout dorsal du 10° segment redressé presqu’en tubercule. »
La légion des Euphæa est dans le mème cas que celle des Calopleryx ; elle se divise en deux cohortes géographiques , que j'avais également présentées comme deux légions séparées dans mon Synopsis des Caloptérygines.
Dans la première cohorte sont les douze espèces de l'Ancien monde, toutes de l'Asie tropicale et de la Malaisie, excepté l’Epallage fatime de Turquie. Leurs ailes sont peu ou point pétiolées , l'espace postcostal formé de plusieurs rangs de cellules à son extrémité, les pieds courts.
La seconde cohorte connue par deux espèces des bords de l'Amazone, a des ailes très-pétiolées, à espace postcsstal simple jusqu’au bout et les pieds très-longs.
Je n’ai pas trouvé nécessaire Jusqu'ici de former plusieurs grands genres de la première cohorte. Les deux espèces de la seconde ont dû , au contraire, être considérées comme genres , d’après les caractères de l’espace basilaire réticulé ou non, et la longueur relative des pieds.
Le premier grand genre est réparti en quatre sous-genres d’après la position du nodus et la forme de la lèvre supérieure dans les deux sexes, confirmées par la forme du 10° segment et des appendices anals des mûles.
C'est d’après ces principes que je présente les tableaux syncptiques qui suivent, le premier conduisant jusqu’à la connaissance des genres et des sous-genres , l'autre jusqu’à la répartition des espèces en divers groupes.
s£j2S 0Q ‘ SVIMHLIIQ ‘INA ee \ DUR est du es À nenbsnf ojduis jesooisod ? s3uoç quowonissaoxo spoid foaqty astejiseq oovds4 | sovdsq “snnoie,| 2P NE? -iu nenbsnf sep[1019d soiiv
*sÂ(9$ 2 ‘ SIUVHOOIIAH ‘HA "ALUOHO) :G
Souou e se + + + + + + s$uoy spord fopnoni outepiseq eds
. Hd , EL: soduris sa1rein9 PSN AM D 119-198 noutiie dd 5
Ês , “opel *SAJIPUU op onioum ve] @ poexd snpou 27 -Ipni "Jopur s[eus ‘puaddy ‘sonbedo
| sAjOS 0 VHANG GE © © © © © * * * 1uomonon oned uosofiy "9
VEHANT °NOIDAT 20
-jur 91ejIp eudaiut PIO LR “sq I LE | -an00 nod “sodns sjeue *puoddy *,9 À -n94 a1geftipenŸ “atiruf SAS 94 “VYHANH ‘TA
op ?uiom ej iuear poejd snpou o7 -sjanoo=so1 spord ‘osqij a4repiseq 20r8ds7 “dieu ) ÉDOVTIVA YF + + + + * * * * sm “994142 U0S e pnbrduwos peysoopsod aoudso {sopçonpd quiod no nod so[iy | -uiod ‘s$uoç sinalip}ui Sa] *Sa[reu £ 3 ua “saquop ‘aodns "puoddy ,9 *ALUOHO9 ;,:4 . *59X9$ XN9
| nou ej enbsoid d en P À s0r suep Spa (00 Be © #30 Le PULE SNPOU ŸT \iurod no ned sajte
SAS 9Q ÉYUNTTAOSINY CE * * *,*, SOUUOUIpNE SANS) £oaqrf o2pe1 pen Ÿ É ur say {o$uezof uo ‘spdns "puoddy VE. , *29)E[IP S2ANNMPQUI S2P 9(U1S09 ne
“aILE,[ 2p S4n ne poed snpou 2'}
*SHUNAHN9 -$SN0S *CAUNAI
‘210 ‘vounSuesoiye
*shijoS 24 ‘ruozewe -sheS 2€ * PRIE P “shoes 2€ ‘vordo “uobDE] ‘ SU98NJOI *QUOY ‘EUTIINI)
“uobppr ‘suapuelds
‘QUO ‘CICBAIACA ‘shpoS aq ‘rixvedse
*U9ÜDIT * EYE1099P
“quoy ‘aedsip
“dinyr ‘ane
*sliyoS 24 ‘ R91put
*shoS 2 ‘S2pLO1SeI
+ 9 np siuod np s910o xne ajurod op suq
9 np situ -od np s2100 xne 21101p ajuiod ouf
*Sa9TEIIP ‘JUI OF |
‘soyronp "dns Say y