‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 66 sur 317 · SATIS A · texte numérisé non relu

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ire COHORTE DE LA LÉGION DES EUPHÆA.

Ailes peu ou point pétiolées, 2% secteur du triangle courbé à son extrémité, l'espace postcostal formant 5-4 rangs de cellules après le quadrilatère. Secteur médian naissant du principal vers la fin du quadrilatère et le subnodal à mi-chemin de l’arculus au nodus; ptérostigma long, plus ou moins dilaté. Des secteurs supplémentaires interposés entre le bref et le médian; arculus fracturé ; pas de tubercules derrière les tempes. ( Espace basilaire toujours libre).

Pieds courts ou très-courts.

5° article des palpes labiaux plus court que le second.

Corps robuste, le fond de la coloration noirâtre non métallique , le thorax ayant souvent cinq raies claires de chaque côté.

Nous connaissons douze espèces, toutes de l’Asie tropicale et de la Malaisie, excepté l'Epallage fatime qui se trouve en Turquie et en Asie nineure. Elles ne forment selon nous qu'un grand genre.

GENRE VI. — EUPHÉE (eurxA, De Selys).

Euruxa, De Selys, monogr. Lib. eur. 1840, — Ramb. EPALLAGE , Charp. 1840.

(Les caractères sont ceux de la cohorte).

Ce grand genre se divise en plusieurs sous-genres, en prenant en considération le quadrilatère libre ou réticulé, la position du nodus ; la forme de la lèvre supérieure, de la lèvre inférieure, de la langue ; et pour les mâles, la coloration des ailes, la forme du bord costal des inférieures, la forme du 10° segment et des appendices anals.

N. B. L'Euphæa picta de M. Rambur est une Thore. Son Euphæa paulina (ex Drury) est une Agrionine d'un genre voisin des Argya.

À. Quadrilatère libre.

a. Le nodus placé au tiers de l'aile , . . . . . . .1. Anisopleura. b. Le nodus presqu’à la moitié de l'aile. , . . . . . 2, Epallage. B. Quadrilatère réticulé.

a, Le nodus placé avant la moitié de l'aile, . ,. , . . 3. Euphæa. b. Le nodus à la moitié de l'aile. . . . . . . . . 4. Dysphæa.

SOUS-GENRE Ie". — ANISOPLÈVRE (axisorceura, De Selys). ANISOPLEURA, De Selys, syn. 1855.

Ailes étroites non colorées, pétiolées jusqu'au tiers de la base à l'arculus ; secteur principal non contigu à la nervure médiane; le subnodal se séparant du principal à mi-chemin de l'arculus au nodus aux ailes supérieures, et aux trois

( 159 ) quarts aux ailes inférieures. Le nodus placé aux tiers de l’aile à peu près. Qua-

drilatère libre.

Lèvre supérieure petite, courte, en ovale régulier transverse. Lèvre inférieure

grande , fendue un peu moins que jusqu’au milieu, les pointes larges, peu aiguës, divariquées. 3° article des palpes plus court que le 2° dont le bord externe est un peu déprimé au milieu. Langue largement, mais peu profondément émarginée au hout, les pointes plus aiguës que chez les Epallage.

Tête large, peu excavée en arrière, peu renflée derrière les yeux. Front déprimé, très-petit; épistome un peu avancé, arrondi en dessus.

Thorax court, fort, dilaté en avant.

Abdomen cylindrique.

Pieds courts, ciliés.

o‘. La côte des ailes inférieures formant une dent obtuse, saillante, à michemin de la base au nodus. Bord postérieur du 18 segment non relevé. Appendices anals supérieurs presqu’en lozange, un peu aplatis; les inférieurs rudimentaires.

Q. La côte des ailes ordinaire , semblable aux quatre.

Bord postérieur du 10° segment échancré.

L'espèce jusqu'ici unique de ce groupe (A. lestoides), habite l'Inde. Elle est très-singulière par la courbure en dent obtuse que forme la costale aux ailes inférieures du mâle et qui rappelle un peu ce qui se voit chez les Libellulines des genres Diastatops et Palpoplevra. Ses appendices anals supérieurs sont aussi d’une forme très-différente de celle qui se voit chez les autres Caloptérygines. Ils ont une certaine analogie avec les appendices des Agrionines du genre Platycnemis.

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