RHINOCYPHA FENESTRATA. Wiedemann
RHINOCYPHE FENESTRÉE.
Synon. Calopteryx fenestrata ; Burm. n°2 ;.
Agrion — ; Wiedemann (teste Burm.) Rhinocypha — ; De Selys, syn. n° 86.
Rhinocypha vitrella; Ramb. n° 5 (%).
Rhinocypha infumata ; Ramb. n° 7 (variété).
Dimensions. Longueur totale og 29-30um Q 28-31%"
Abdomen 21 18-19 Appendices an. supér. 112 1 Tibias postérieurs 4 4/2 41/2 Ailes 24-25 24-29 Largeur de l’aile supér. À4-414/2
— infér. 41/25 6
— de la tête 6) 5)
o* adulte. Corps noir; un point roussätre à côté, et un autre en arrière des ocelles, un cinquième sur l’occiput entre ces deux derniers; le milieu des trois lobes de la lèvre inférieure jaunâtre ou tacheté de jaunâtre. Lobe postérieur du prothorax roussâtre, légèrement bordé de noir; une tache latérale jaunâtre sur le lobe médian qui est noir. Le tiers antérieur seulement de l'arête mésothoracique dilaté en triangle, formant une tache rousse en coin; sur le devant du thorax deux larges bandes rousses antéhumérales n’occupant que la moitié antérieure ; vient ensuite une ligne humérale fine, bleuâtre ? ne descendant pas jusqu’en bas; côtés bleuâtres (séparés de la partie antérieure par une large bande noire) avec une ligne médiane noire complète, aboutissant entre les ailes, et une autre courte, inférieure, tout-à-fait en arrière. Dessous du thorax noir avec quelques taches rousses à la poitrine et aux trochanters, Les sept premiers segments
en
(217) de l'abdomen avec un gros point postérieur latéral bleuâtre occupant tout le côté du premier segment , et précédé sur le 2° d'une tache longitudinale; les 2° et 3° ont en outre un trait long, bleuâtre, placé latéralement plus en dessous des taches dont on vient de parler. 10° segment un peu échancré au milieu , plus court que les appendices anals supérieurs qui sont minces, cylindriques, semi-cireulaires; les inférieurs moitié plus courts, un peu écartés, courbés en dedans.
Pieds noirs ; intérieur des quatre tibias et fémurs postérieurs jaunâtre pâle (peut-être blanc pulvérulent).
Ailes étroites, hyalines, un peu jaunâtres jusqu'aux nodus, avant lequel il y a 15-15 nervules. Cet espace n’équivaut pas à la moitié de l’aile jusqu’au ptérostigma. Le reste des ailes est brun fuligineux, à reflets vert doré, irisés et cuivreux, varié ainsi qu’il suit : aux premières ailes la moitié supérieure de l'aile entre le nodus et le ptérostigma est d’un brun opaque presque noirâtre. Aux inférieures toute la tache est du même brun plus foncé, excepté après le ptérostigma ; elle est percée de deux séries transverses de taches vitrées transparentes , irisées, un peu laiteuses, chaque série semble devoir être composée normalement de trois taches situées à peu près comme chez la perforata , mais formant deux bandes concaves en dedans, la tache médiane de la 1'° bande étant petite et placée plus loin de la base que les autres, comme chez la quadrimaculata, et les taches de la raie postérieure approchant plus de la côte et moins du bord postérieur qui y fait face. Ces taches étant assez variables, je les signalerai séparément plus bas.
Ptérostigma noir (à peine brunâtre au milieu chez un seul exemplaire), Le dessous des ailes beaucoup plus brillant que le dessus.
Var. o*. a. ou fenestrata Burm. La bande interne composée de trois taches vitrées distinctes , l’externe aussi divisée en trois, à peu près comme chez la perforala, un peu confluente (la tache supérieure adossée au secteur principal et plus petite n’existe pas chez la perforata).
Var. o'. B. type de la vitrella Ramb. La bande interne à peu près comme {a précédente, mais l’externe réduite à la grande tache médiane presque carrée; la tache supérieure réduite à un point (qui manque parfois) et Flinférieure à un point souvent oblitéré.
Var. ©’. y. infumata Ramb. La bande interne a sa tache médiane réduite à un point blanc d’une ou deux cellules. L’externe a ses trois taches bien marquées, comme chez la variété «.
o* jeune. La couleur brune des ailes est beaucoup plus pâle, transparente et presque sans reflets métalliques. C’est un individu de cet âge que M. Rambur a
déerit sous le nom d’infumata.
©. M. Rambur signale ainsi un individu de la collection Serviile, qui aujourd’hui
n'existe plus, et qu’il croit être la femelle : il diffère du mâle en ce que le thorax présente antérieurement en dessus, une ligne fine médiane et deux bandes, en place des deux taches et des deux points; l’abdomen a une ligne dorsale visible surtout à la base; le bord postérieur des segments très-finement, et une petite
tache postérieure sur les deux avant derniers , jaunes ; appendices auals plus longs
que le dernier segment, divariqués , noirs, tibias entièrement noirs. Lars
Ailes d’un vert jaunâtre très-pâle, plus foncé à la base; ptérostigma d’un brun roussâtre.
Une femelle type, communiquée par M. Hagen, me fournit la description suivante :
Corps d’un brun noirâtre (plus clair et un peu bronzé sur l’abdomen), varié de jaune un peu roussitre sur la tête ainsi qu’il suit : deux marques ternes sur la lèvre supérieure et une aux coins de la bouche, un vestige en avant de l’épistome : une grande tache médiane et une latérale à côté, sur sa partie supérieure plane; deux taches rapprochées sur le front, quatre points autour des ocelles, un de chaque côté de l’occiput et une marque sur le bord médian de ce dernier.
Les taches du prothorax et du thorax jaunes, ainsi qu'il suit : la base du prothorax, une tache de chaque côté sur son milieu, et trois taches, dont une dorsale , sur le lobe postérieur; la fine arête mésothoracique (le coin dilaté brun foncé occupe le 1° tiers du devant du thorax), une raie antéhumérale plus large en avant, n’atteignant pas en arrière les sinus antéalaires; une très-fine ligne sur la suture humérale , ne descendant pas jusqu’en bas; une très-large bande entre la 4'e et la 2° suture latérale, séparée d’une bande analogue entre la 2 et le bord postérieur par la ligne noirâtre de la suture, enfin de grandes taches un peu ternes à la poitrine.
Le jaune réparti ainsi qu’il suit sur l’abdomen : une fine arêle dorsale distincte sur les 2, 3, 4° segments, interrompue aux articulations , reparaissant un peu aux 8° et 9° qui portent à leur extrémité un point jaune. Les côtés du 1° jaunes, ceux des cinq suivants avec une raie latérale qui est divisée en deux taches, dont la postérieure très-petite et en forme de point rond, tandis que la première disparait graduellement sur les 5° et 6°,
Appendices anals bruns, minces, écartés, très-pointus, ayant deux fois la longueur du 10° segment.
Pieds brun foncé en dehors, brun clair en dedans.
Ailes lavées de jaune verdâtre surtout vers la base, la réticulation d’un brun roussâtre.
Le ptérostigma jaunâtre pâle, son premier tiers et son extrémité gris brun.
Patrie. Java, d'après les trois mâles types des collections Latreille et Serville. Je possède trois autres mâles adultes, sans indication de localité. M. Hagen a examiné dix mâles et quatre femelles.
Le mâle de la fenestrata ressemble à celui de la perforata. (Voir à l’article de cette dernière et de la bisignata les moyens de l'en séparer).
J'ai réuni avec d'autant plus de probabilité la RA. infumata de
d'Énntin d
(2497 Rambur à sa vitrella, que ma variété & fait tout-à-fait le passage de l’une à l’autre par la disposition de la tache vitrée médiane de la première série. M. Rambur ajoute, il est vrai, que l’infumata aurait les ailes un peu plus longues et plus étroites. Mais je ne trouve pas que ce caractère soit sensible. R
M. Rambur a cru que la fenestrata de M. Burmeister se rapportait plutôt à la perforata. C’est une erreur prouvée par l’examen du type de la collection Winthem.
La fenestrata a une grande analogie dans la coloration des ailes avec la fenestrella et la quadrimaculata , mais elle s’en distingue sûrement par ses ailes plus étroites, par le bord postérieur des premières non hyalin et par le coin mésothoracique court.