LIBELLAGO CURTA. Hagen
LIBELLAGO COURTE. ;
Synon. Libellago curta; Hagen (De Selys, syn. n° 74).
Bimensions. Longueur totale 7 NM à lea G°20 Abdomen 21 16 Appendices anals supér. 1 1 Tibias postérieurs 41/2 Ailes 22 29 Largeur des ailes 4 4 — delatête 4 4/2 4 4/2 Ptérostigma 2 2 1/3
o* adulte. Taille de la caligata, mais le corps moins robuste et les pieds non dilatés, Lèvre inférieure jaunâtre , noire en avant; la supérieure de même, mais bordée de noir. Rhinarium noir, jaune testacé en dessus. Tête noire tachée de jaunâtre ainsi qu'il suit : deux taches carrées devant les antennes, une bande de chaque côté des ocelles réunie avant et après par quelques points, des points entre les ocelles , une bande transversale sur l’occiput entre une tache qui se trouve à chacun de ses côtés. Antennes noires, le 2° article jaunâtre, noir au milieu.
Prothorax noir, lé bord antérieur et trois bandes maculaires, la première bifide, au milieu , jaunätres.
Thorax moins robuste que chez les L. caligata et rubida , noir avec une ligne jaunâtre sur la crête moyenne , passant aussi sur les sinus antéalaires et l’échancrure mésothoracique. Le devant ayant de chaque côté une bande antéhumérale large, jaunâtre, séparée en deux par un trait noir qui part des ailes et n'arrive pas au bord antérieur,
Sur les côtés le jaunâtre prévaut; un trait jaunâtre après la suture humérale, tronqué, n’arrivant ni aux ailes ni aux pieds: une large bande oblique ensuite avec un petit trait noir près des ailes et un autre près des pieds; enfin une bande triangulaire plus large près des ailes inférieures. Espace interalaire et calles tachés de jaunâtre. Le dessous après les pieds ayant trois bandes transverses mal arrêtées et mal séparées, jaunâtres. |
Abdomen déprimé. 1° segment jaunâtre avec une tache basale noire ; 2, 3, 4, >, 6° rouges avec deux petites marques ovales noires avant leur extrémité, un peu plus grandes au 2, le reste bleuâtre. Le dessous jaunâtre , ayant le milieu et une large bande de chaque côté noirs.
Appendices anals plus longs que le dernier segment, noirs, grèles, cylindriques, peu courbés, le bout avec une petite lame ovale en dedans; les inférieurs trèscourts, aigus, unguiformes, tournés à leur extrémité l’un vers l’autre.
Pieds grêles, noirs, à cils longs et pressés, les quatre tibias postérieurs jaunes en dedans, non dilatés.
Ailes hyalines, la base extrême un peu jaune, Ptérostigma étroit, noir ; 11-12 antécubitales, 1 dans le quadrilatère.
@. Très-semblable au mâle, mais le jaune plus dominant : ainsi les lèvres sont jaunes, noires en avant, les mandibules jaunes en dehors. Rhinarium jaune en avant, une tache noire à la base; le dessus de la tête comme chez le mâle, mais le jaune plus étendu.
Prothorax et thorax comme chez le mâle, mais la bande triangulaire jaune des côtés descend de manière à se réunir sous le thorax.
Abdomen plus court, déprimé, un peu rétréci à la base et vers le bout, jaune de cuir, les 2, 5, 4, 5, 6, 1° segments avec deux larges bandes longitudinales noires en dessus et deux en dessous ; celles du dessus se réunissent en fer à cheval vers l’extrémité des segments; toutes sont un peu interrompues à la base. Le 1° jaune en dessus avec une tache basale noire, le 9° avec deux grandes latérales jaunâtres, le reste noir.
Appendices anals ayant deux fois La longueur du dernier segment, noirs, un peu hérissés, très-pointus, un peu enflés à leur base. Valvules vulvaires larges, dépassant le dernier segment, un peu dentelées à leur extrémité en dehors, noires, Lachées de jaune extérieurement.
Pieds noirs, les fémurs jaunes à la base en dedans (nous ne connaissons que le pied antérieur et le fémur moyen).
Ailes semblables à celles du mâle, mais le ptérostigma un peu plus large, brun,
jaune au milieu ; 12-13 antécubitales.
Watrie. Décrite par M. Hagen d'après un mâle de Guinée et une femelle de Sierra-Léone, appartenant, le premier à M. Westermann, et le second au Musée de Vienne.
Le mâle ressemble beaucoup à celui de la caligata, mais il est
facile à en séparer par ses tibias non dilatés, le thorax moins robuste, l'abdomen autrement coloré, les appendices inférieurs moindres. Il est plus petit que la rubida, dont les tibias sont noirs en dedans, et plus grand que la dispar , dont les trois derniers segments sont noirs en dessus.
La femelle se distingue de celle de la caligata à ses pieds plus noirs , de celle de la dispar à ses fémurs jaunes à la base, ete. , etc.
89, LIBELLAGO CALIGATA. De Selys.
LIBELLAGO BOTTÉE.
Synon. Libellula nov. sp.; n° 1520. Catalogue des Insectes recueillis par C, Fr, Drège dans l'Afrique méridionale (rédigé par Erichson), Hambourg 1841.
Libellago caligata; De Selys, syn. n° 75.
Dimensions. Longueur totale ÈS | ms Q 50° Abdomen 22 20 Appendices anals supér. 1 1 Tibias postérieurs 6 6 Aile inférieure 23 26 Largeur de l’aile infér. 4 <
— de la tête 3-5 1/2 5-9 1/2
Ptérostigma 2 2 4/4
o* semi-adulte, Stature de la L. rubida, mais la tête et le thorax encore plus robustes ; abdomen peut-être moins déprimé à son extrémité,
Tête noire; les yeux bruns, ainsi que les côtés de la bouche et la lèvre inférieure ; occiput roussâtre, cette couleur se prolongeant en avant par deux pointes latérales jusqu’au niveau des ocelles, un gros point triangulaire de même couleur derrière chaque œil près de l’occiput.
Prothorax à bord postérieur trilobé ; le lobe médian très-grand, arrondi, relevé, roussätre, finement bordé de noir; le reste noir avec la base, deux lignes médianes, puis deux taches de chaque côté , roussâtres.
Thorax noir acier, rayé de roussâtre ainsi qu'il suit : l’arête dorsale, les sinus antéalaires , une bande antéhumérale presque divisée en deux par une ligne noire, une fine ligne après la suture humérale.Les côtés, le dessous et l’espace intéralaires roussâtres , avec une raie noire après la suture humérale , la 4re suture , une autre sur la 2° suture et une troisième sur le bord postérieur.
Les six premiers segments de l’abdomen roussâtres, leurs sutures , articulations et l’arête dorsale finement noirs. Au 4° il y a une tache dorsale noire fourchue en avant; aux 5° et 4° une raie longitudinale latérale foncée, s’arrêtant à la ligne noire transverse de la suture antéterminale, Aux 5° et 6° le roux ne forme plus
( 252 ) qu’une longue tache aux côtés de l’arête, touchant la base et la suture antétermipale, et une tache analogue en dessous. Les quatre derniers segments bleuâtres en dessus avec l’arête, les articulations et les bords finement noirs, le dessous noir; le dernier segment moitié plus court que le 9°, ayant son arête dorsale terminée en carène pointue,
Appendices anals noirâtres, les supérieurs peu courbés en dedans, conformés comme chez les L. dispar et rubida , les inférieurs comme chez cette dernière. Fémurs noirâtres, roussâtres en dehors , les derniers avec une raie interne de même couleur. Tibias très-dilatés sur les côtés (comme chez les Platycnemis), rougeâtres à cils noirs, l’intérieur des derniers plus pâle, tarses brun noirâtre.
Ailes hyalines, leur partie antécubitale un peu lavée de jaunâtre, surtout vers la base ; l'extrême pointe des inférieures à peine limbée de grisâtre. Ptérostigma noir, un peu dilaté, son milieu roussâtre. 9-11 antécubitales, 12-15 postcubitales, 4 transversale dans le quadriiatère.
o* plus adulte. Les bandes du thorax sont rouges, les parties claires de l’abdomen bleues, excepté aux deux premiers segments où elles sont rousses; les fémurs noirs, les tibias rouges en dehors, blancs en dedans.
©. Corps olivâtre, varié de noir ainsi qu’il suit : le bord des lèvres, un point basal au milieu de la supérieure , deux traits longitudinaux en avant de l’épistome touchant le rhinarium, une ligne sur les angles latéraux, les sutures du front et une petite tache en T devant les ocelles, le tour de chacun de ceux-ci, enfin le derrière des yeux, mais laissant en dessus aux côtés de l’occiput un gros point olivâtre sur chacun.
Prothorax et thorax variés de noir, à peu près comme chez le mâle, mais cette couleur ayant moins d'extension : sur le devant elle n’occupe que deux bandes aux côtés de l’arête, confluentes par en haut avec une raie antéhumérale qui ne va pas jusqu’en bas, la suture humérale très-fine, ainsi que celle au-dessous des ailes, une bande incomplète inférieure entre la 4'° suture et l’humérale, mais touchant l’humérale par en bas, enfin une raie sur la 2e suture.
Abdomen un peu déprimé à la base, arrondi dans la 2° moitié, ressemblant par le dessin à celui de la Libellula concellala, olivâtre, ayant l’arête dorsale (qui va du 2° à la fin du 7° segment) noire , ainsi qu’un cercle aux articulations, les sutures transversales antéterminales des mêmes segments, qui rejoignent sur chaque côté une raie noire longitudinale, interrompue au commencement de cha-
que segment. Le dessous des mêmes segments offre un dessin presque semblable: à celui du dessus. Le 1° segment jaunâtre, excepté une grande lache dorsale noire ne touchant pas l'extrémité; le 8° noir avec une bande latérale et le dessous jaunes ; le 9° noir avec deux raies dorsales parallèles, rejoignant une tache finale latérale, olivâtres; le 10° noir avec un point dorsal et deux latéraux olivâtres.
Les appendices anals noirs, écartés , très-finement pointus , le tubercule intermédiaire olivâtre,
(255) Valvules vulvaires noires avec une bande latérale alivâtre. Pieds noirs en dedans, olivâtres en dehors, les fémurs avec une seconde ligne noire; les tibias non dilatés, les tarses et les cils noirâtres. Ailes hyalines un peu salies. Ptérostigma brun foncé, jaunâtre clair au milieu. À transversale au quadrilatère (2 dans l’un des supérieures).
Patrie. Le sud de l'Afrique et le sud de l’Abyssinie.
Décrite d’après un mâle adulte de Port-Natal , déposé au Bristish Museum, deux exemplaires de Caffrerie pris par Wablberg et appartenant au Musée de Stockholm , cinq pris par Drégé au Cap de Bonne-Espérance, et deux rapportés de Schoa (sud de l'Abyssinie) par le D' Rüppel.
Le mâle est bien facile à distinguer des autres espèces à ses tibias très-dilatés , rouges. en dehors, quoique sous le rapport de la taille ét du dessus du thorax il rappelle la curta et la rubida.
La femelle se reconnait aussi à ses pieds olivâtres en dehors.
Celle de la curta a un ptérostigma plus court et les fémurs moins jaunes; quant à celle de la rubida, elle est jusqu'ici inconnue, mais elle se reconnaitra jrobablement à un ptérostigma plus long et à des pieds plus noirs. La dispar femelle avec ses pieds noirâtres ne peut être confondue avec la caligata.
GENRE X. — MICROMÈRE (micromErus, Ramb.).
Micromeru:s Ramb. — De Selys, syn. 1855.
LiBELLAGO ( Pars.) De Selys, Monogr. Lib. eur. 1840.
CALOPTERYX Burm.
Les deux secteurs de l’arculus naïssant d’un même point, à l'endroit où l’arculus est fracturé, un peu plus baut que son milieu; le principal droit (comme chez les Amphipteryx et les Thore); le médian s’en séparant avec une courbure inférieure avant la moitié du quadrilatère. Pas de secteurs supplémentaires interposés entre le médian et le bref, qui finissent très-rapprochés l’un de l’autre, un peu avant le niveau du ptérostigma. Les ailes hyalines, les supérieures du mâle sans ptérosligma avec le bout extrème opaque; le 2° secteur du triangle et la seconde partie du bref ondulés (fracturés) ainsi que le supplémentaire entre le médian et le principal et le supplémentaire inférieur entre le subnodal et le médian. Le nodal se séparant du principal seulement au premier tiers du chemin du nodus au ptérostigma. Réticulation large; ceux des secteurs qui sont ondulés formant des cellules pentagones.
Epistome très-renflé et avancé, tronqué au bout, profondément séparé du front
et s’élevant plus haut que le niveau de celui-ci.
( 254 ) Les deux espèces connues M. blandus — M. lineatus sont des iles
de la Malaisie. Elles se ressemblent beaucoup et se distinguent à la
disposition des marques jaunes du prothorax, du thorax et à la couleur des pieds pour les deux sexes ; à la dimension de la tache noire apicale des ailes supérieures du mâle et à la coloration du 9e segment abdominal de la femelle.
Ce sont jusqu'ici les deux plus petites espèces connues de la sous-famille des Caloptérygines.