C. Protliorax un peu renflé après le milieu de sa longueur
avec une très petite épine aux angles latéraux postérieurs ; élytres couvertes de gros tubercules, très serrés; deux espaces lisses près de la suture au tiers antérieur. M. regalis.
Division II.
Elytres non soudées.
D. Corps lisse; protliorax très rétréci postérieurement; deux taches d'un jaune fauve à l'extrémité des élytres; quelques petits points très faibles à leur base. M. Boean
1. MEGACEPHALA SENEGALENSIS Latr. Gen. Crust. et Ins. I, p. 176. n° I. de Lapone, Itcv. Ent. deSilb. II, p. 27.
— Vegacephala Oliv. Ent. II. 32, p. 8, n" 3, pi. 2. lig. 12, a. b.
— Megaloccphala Fabr. Syst. Eleut. I, p. 236, n' 6.
Patrie : Sénégal. Long. 25 à 32 mill. ; larg. 9 à 12 mill.
PI. U, fig. 1.
10 exemplaires. Coll. de l'auteur.
En dessus d'un vert brillant plus ou moins foncé
Tète lisse. Prothorax également lisse, arrondi latéralement, un peu rétréci
DES CICINDÉUDF.S. -1
en arrière. Ponctuation des élytres se changeant en granulations acuminées à partir du milieu de leur longueur jusqu'à l'extrémité. Poitrine granuleuse. Abdomen avec quelques points enfoncés. Fémurs non sinués, tibias lisses. Le nom de Senegalensis , imposé par Latreille à l'espèce qui nous occupe, doit être adopté de préférence à celui de Megacephala Oliv., bien que ce dernier soit antérieur, pour les mêmes raisons données plus haut, page 19.
2. MEGACEPHALA DENTICOLLIS de Cbaudoir {Aptema) Bull, de Moscou, 1843, p. 674. — Kordofana Kollar.
Patrie : Kordofan. Long. 27 mill. ; Iarg. 10 mill.
PI. U, fig. 2.
2 indiv., dont 1 coll. de l'auteur, et 1 coll. de Mniszech.
En dessus d'un vert très foncé, avec quelques reflets métalliques sur les côtés.
Tète chagrinée auprès des yeux et sur le front. Prothorax lisse. Rugosités des élytres devenant acuminées après le milieu de leur longueur. Poitrine et abdomen lisses ; ce dernier légèrement sillonné latéralement. Fémurs antérieurs lisses; intermédiaires et postérieurs avec de gros points enfoncés.
3. MEGACEPHALA REGALIS Bohem. {Aptema). Ins. Caffr. I, n° h, p. 2.
Patrie : Monts Makkaliens, Col. du Cap. Long. 25 mill. ; larg. 9 à 10 mill.
PI. 6. fig. 3.
Un indiv. Coll. de Mniszech.
Tète et prothorax d'un verl brillant. Elytres noires, avec des reflets d'un vert métallique latéralement.
Tète chagrinée. Prothorax lisse. Tubercules des élytres ne devenant pas acuminés postérieurement. Poitrine faiblemenl sillonnée. Abdomen lisse au milieu, fémurs avec quelques gros points enfoncés.
'i. MEGACEPBALA BOCANDEI Guérin.
Bévue et Mag. de Zool. 1848, p. Ô'i7, et Ins., pi. 137, lig. J.
Patrie : Guinée portugaise. Long. 13 mill. ; larg. 8 à 9 mill.
PI. 'i. flg. 'i.
6 indiv. Coll. de l'auteur.
Têteel prothorax d'un vert brillant. Elytres d'un vert terne ou noirâtre, excepté à leur hase.
rête lisse entre les yeux, chagrinée sur leurs bords et sur le front. Poitrine assez fortement sillonnée. Abdomen et cuisses lisses.
Celle espèce a été découverte par M. B. Bocandé, chez les Cassagnes, entre le rio Cazamance et le rio San-Domingo, vers le 16e degré de longitude ouest, et le 12° degré 25 minutes de latitude nord (Rev. et Mat]. d< Zool., loc. cil ).
TETRACHA. Weslwood in Uope. Col. Man, II, p. 7, 1838. Plwcoxantha de Chaudoir, Bull, de Moscou, 1850, p. 7. Ammosia Westwood. Trans. Eut. Soc. of London 1852, 2° Ser. II, p. 51. Hegacepkala Dej. Spcc. I, p. 7.
Cicindeta veterum auctorum.
Ce genre diffère du précédent par les caractères suivants (1) : Elytres non cylindriques, oblongues el allongées, avant toujours leurs angles liuméraux distincts par suite de la présence d'ailes membraneuses, hormis chez une seule esplcem. Abdomen de sept segments chez le rf , dont le pénultième est échancré; de six segments chez la ? .
Les <? sont ordinairement plus allongés el plus étroits que les ? ; dans une espèce, T. Klitijii, les elytres du <S décrivent une ellipse qui atteint son maximum de développement vers leur tiers postérieur.
[1] Lacordaire parle delà languette des Telracha, qui, dit-il, est plus ncumincc que chez les Wegacephala, el souvent prolongée en une petite pointe. Gen. Col. 1854, p. 12. Ce caractère n'est pas d'un usage pratique. Voir p. I, Languette.
(2) IV trai ha /< moralis Perty. Cet cntoino'ogiste n'a pas cité ce fait.
DESCICINDÉLIDES. "-23
MM. Serville et Saint-Fargeau (E?ic. Met., X, p. 618), ont placé toutes les espèces qu'ils connaissaient de Tetracha clans la deuxième division de leur genre Mttjacephula.
En 1834, M. de Laporte (Rev. ent. de SU . Il, p. 27 et suiv.),cita vingt-une espèces appartenant au genre actuel, qui fut très mal caractérisé par Hope (Col. man., Il, p. 7). Depuis, M. Westwood (Trans. of the Ent. Soc. of London 1852, 2e série, II, p. 49 et suiv.) a proposé de diviser les espèces qui le composent en plusieurs groupes, basés sur le nombre des dents des mandibules. Ce caractère, dit-il, ne parait pas avoir été employé jusqu'à présent d'une manière assez générale. Voici l'arrangement établi par ce savant entomologiste :
A. * Corpus alatum, latus, subdepressum.
a Mandibulae dentibus intermediis oblique Iruncatis. Color metallicus, elvlris ad apicem macula lutea nolatis. M. li-signata Dej. (Sénégal); M. Bocandei Guer. (Congo).
b Mandibulae dentibus intermediis acutis , sinistra dente secundo (apice acuto mandibulae pro dente primo compulato) parvo vel tertio minori. Color luteus. (Ammosia West.). M. Bifasciata Brullé, Amer, mérid. (œquinoxialis Dej.).
B. Elytra humeris angulato-prominenlibus.
* Mandibula recta, dentibus tribus apicalibus armala (dente basai i eomposito denliculoque ejus supero band computalis). Mandibula sinistra dente secundo minuto. Color metallicus, elytrol'iiii) apice macula lutea notato. M. Euphratica Oliv. Dej. Orient.
Mandibula sinistra dente tertio 1ère obsoleto. Color totus niger. Anima Hope. M. Sepulcralis Fabr. (Variolosa Dej. . Amer, mérid.
** Mandibula recta dentibus quatuor apicalibus arinata. Color metallicus, elvlris macula lutea apicali nolatis (1).
(1) Excepté chez les M. virginka Fab., femoralis Perty, et quelques aulres espèces. (Noie de M. Westwood.)
M0N0GRAPI1I i:
Mandibula sinistra dente secundo minuto. Labrum denticulatum. .}/. Auttralasiœ Hope. Port Essinglon, Nouv.-Holl.
Mandibula sinistra dente secundo tertio majori vel aiquali. Tetracha West. Hope. C. Carolina Linné. Amer, mérid., etc.
En 1850, M. le baron de Chaudoir appela du nom de Phocoxantha (loc. cit.) toutes les Tetracha dont la livrée est fauve ou rougeâtre, accompagnée de taches brunes ou noires mal limitées sur les élytres, et dont le faciès est en quelque sorte anormal; il n'a assigné à ce genre d'autres caractères (pie le premier article ou support des palpes labiaux plus long, les lobes latéraux du menton plus étroits, et des palpes plus grêles.
Je crois avec Lacordaire (Gen. des Col., 1854, I, p. 12 et 13), que les coupes génériques indiquées par Weslwood et de Chaudoir, ne doivent pas rire adoptées, les caractères sur lesquels elles reposent étant trop faibles pour qu'on puisse s'y arrêter.
D'après Lacordaire (Mém. s. 1. h. d. col. de l'Amer, mérid. Ann. de se. nat.,i. \\ , les Tetracha prennent leur vol moins fréquemment que les Cicindela. M. H.-W. liâtes (Trans. Ent. Soc. of London, 2e série, II. p. &9), qui a capturé un grand nombre de ces insectes dans la région de l'Amazone supérieure, confirme tout ce que Lacordaire a écrit à ce sujet; il dit même n'avoir jamais vu aucune Tetracha faire usage de ses ailes. Mais en revanche, les pattes de ces insectes sont plus robustes et par conséquent plus propres à la course, que celles des Cicindela, et correspondent parfaitement avec leurs mœurs terrestres. Toutes les espèces vivent sur les bords sablonneux des rivières, et l'on n'en trouve aucune dans les forêts. Leur taille dépassant celle des Cicindela, elles se nourrissent évidemment d'une proie plus considérable que ces dernières. Les larves sont excessivement rapaces, et habitent dans les mêmes lieux que les insectes parfaits, qu'on rencontre seulement pendant la belle saison.
L'étude du genre actuel a été très difficile pour moi, à cause du grand nombre d'espèces douteuses qu'il renfermait, et qu'on avait établies sur de
DES CICINDÉL1DES. 25
simples variétés (1). Il m'a donc fallu en éliminer beaucoup. Je ferai observer à cette occasion cpie les caractères les plus saillants, chez les Tetracha se trouvent : 1° dans la ponctuation et la granulation des èhjtres; 2° dans la présence, la forme, ou l'absence tks taches qui ornent ces dernières. Le nombre des espèces décrites s'élève aujourd'hui à 39.
Caractères spécifiques communs à toutes les espèces : Antennes, labre, mandibules, pattes et tarses d'un fauve plus ou moins pâle ou foncé !î). Extrémité du labre et des mandibules noire ou noirâtre. Dessous de la tète et poitrine d'une couleur métallique plus ou moins éclatante. Abdomen ordinairement d'une couleur moins brillante que les élytres, son extrémité d'un brun plus ou moins pale ou foncé. Pattes lisses.
Premiers articles des antennes tachetés de noir chez quelques espèces.
Toutes sont du Nouveau Continent, sauf la T. k-signata, du Sénégal ; la T. Euphratica, de l'Orient, et une troisième espèce, provenant de la Nouvelle-Hollande, cpie M. Hope (Ann. and Mag. of nat. Hist., vol. 1\, 1862, p. 425), a décrit sous le nom de Megacephala Australasiœ. Celte espèce est citée dans le travail de Westwood (loc. cit.) qui la place auprès de la M. Carolina.
(1) Indépendamment de celles qui sont publiées, il en existe une foule d'autres, dans les colle-lions, qui ont été nommées, sans être décrites, par des marchands d'insectes. Chacun sait que ces industriels n'ont, en créant des espèces, d'autre but que d'élever le prix de leurs denrées entomologiques, c'est-à-dire d'augmenter en proportion les dépenses des amateurs, et d'embrouiller la synonymie. Ce système étant très fâcheux, je conseille fortement à ces derniers de rejeter ions les noms inédits d'espèces, soi-disant nouvelles, qu'on leur vendra. Ces noms, suivis tantôt de celui d'un entomologiste connu pour leur donner plus de valeur mercantile, tantôt d'un Mild grotesque , que la vanilé la plus ridicule voudrait, malgré les usages et les lois de la probité, imposer au momie scientifique, ont, en effet, le grave inconvénient de troubler l'amateur ou le monographe travaillant sur les collections, ei souvent même de les dérouter complètement. Pourquoi ces prétendus sai ants ne se contentent-ils pus du monopole de la fabrication des insectes, de la préparation des rats pinçant de la guitare, et des grenouilles tirant l'épée ?
(-J) Excepté chez les Tetracha viridis, cœrulea et femoralis.
2f> MONOGRAPHIE
Division I.
Taille grande, robuste; épaules peu saillantes pour des insectes aîlés.
A. Coloration générale d'un vert Foncé, bleuâtre ou noirâtre. Quatre hulies jaunes sur les élytres. (T, k-signata, Sénégal.)
Division II.
Taille comparativement plus petite; corps ovalaire; deux taches jaunes ou fauves de grandeur et de formes variables, à l'extrémité des élytres.
B. Extrémité de celles-ci entière; coloration généralement brillante. L'une des espèces provient de l'Ancien Continent : T. euphratir.a (Espagne, Algérie. Orient); les autres habitent toutes le Nouveau-Monde : T. carolina, sobrina, virgula, infuscata, Martii, punctata, fulgida, ehilensis, rutilant.
C. Prothorax subquadrangulaire ; élytres atténuées après le milieu de leur longueur et prolongées en deux épines suturales à l'extrémité : T. Spinosa,
Bolivie.
I). Élytres parallèles, obliquement échancrées à leur extrémité : T. ucutipennis, Saint-Domingue.
E. Corps un peu plus allongé; taches des élytres généralement beaucoup plus petites tendant à disparaître chez quelques espèces. Coloration tantôt noirâtre, tantôt assez, brillante. T. smaragdina, Mniszechii, brasiliensis, angustata, Lebasii, af finis, gracilis, bilunata, distinguenda.
Division III.
Corps allongé; pas de taches sur les élytres.
F. Coloration noire, ou d'un vert bleu ou \iolet très Foncé. T. Lacordairei. virginica, Lafertei.
DES C1C1NDELIDES. 27
G. Labre noir, avec ou sans une tache jaune au milieu; cuisses d'un non brillant. Élytres d'un vert éclatant, bleuâtre ou violet. T. viridis, Brésil.
H. Mandibules, labre et fémurs d'un noir brillant. Elytres d'un violet foncé ; atténuées vers l'extrémité ( é ). T. cœndea, Bolivie.
I. Mandibules, antennes et cuisses d'un noir brillant; prothorax allongé. El v très atténuées en arrière; corps aptère. Tibias et tarses avec des taches noires à l'extrémité. T. Femoralis, Paraguay.
Division IV.
Corps robuste. Coloration ordinairement fauve ou d'un testacé pâle.
J. Élytres subelliptiques chez les <? seulement, ayant deux taches noires ou noirâtres au tiers postérieur ; terminées en pointe à l'extrémité. T. Klugii, testudinea .
K. Élvtres atténuées en arrière; les <$ beaucoup plus étroits que les ? . T. bifasciata, cruciata.
L. Elytres ovalaires dans les deux sexes, un peu atténuées après le milieu de leur longueur chez les t? seulement ; troisième et quatrième articles des tarses antérieurs noirs chez ces derniers, fauves dans les ? . T. laminata, asperula.
Division I.
l'aille grande, robuste ; épaules peu saillantes pour des insectes ailés.
\. Coloration générale d'un vert foncé, bleuâtre ou noirâtre. Quatre taches jaunes sur les élytres. T. k-sigtutta (Sénégal).