Ditrérc beaucoup par la coloration
Le. corselet ressemble à celui du scenicus Ç; seulement il est un peu
E. Simon.
plus court; il est d’uu noir très-brillant et entièrement entouré d’une fine bordure blanche; sur le front est une large bande blanche transverse et au-dessous de chacun des yeux postérieurs est un grand triangle également blanc.
L’abdomen, d’un noir de velours, présente trois fines ceintures blanches non interrompues et également espacées ; la première suit la courbe du bord antérieur, les autres sont horizontales.
Au-dessus des filières, sont deux tachettes inclinées et rapprochées qui forment un petit cercle incomplet.
Le ventre est tout blanc.
Les pattes-mâchoires sont jaunes.
Les hanches des pattes le sont également, les cuisses sont jaunes et portent une tachette noire au sommet , les jambes sont brunâtres et les tarses fauves.
Andalousie.
J’ai pris plusieurs exemplaires dans la ville de Grenade.
7. CALL1ETHERUS TENERUS Ch. KOCli, Al'acll. , t. XIII, p. 46, flg. 1112, é,
Luug. c? 4 3/4 milL, ? 6 miil.
Corselet noir, bordé de blanc, orné de trois points blancs. Abdomen blanc avec une bande médiane foncée, bordée de noir de loin en loin. Pattes jaunes et annelées. Ckélycéres bidentées.
d 1 . Le corselet est plus court et plus étroit que chez le scenicus; le front est coupé carrément; les yeux de la rangée antérieure forment une plus forte saillie lorsqu’on le considère en dessus.
Ce corselet est noir, bordé en arrière d’une ligne d’un blanc très-vif et orné de trois tachettes blanches, l’une sur le bord du front, les deux autres dans le milieu du thorax ; ces dernières sont allongées et parallèles.
L’abdomen est revêtu d’une couche épaisse de poils blancs ; il porto une très-large bande longitudinale plus foncée, c’est-fi-dire formée de
Monographie des Attides d’Europe.
poils Lianes, jaunes, noirs et roux mêlés ; cette bande présente deux forts étranglements également distants; aux endroits non rétrécis elle est bordée d’un fin trait noir qui se recourbe en dedans; en arrière, elle se prolonge jusqu’aux filières, mais en avant elle n’atleint pas le bord antérieur, qui est alors entièrement blanc.
Les pattes-mâchoires sont d'un fauve clair.
Le dernier article est plus court que chez scenicus ; le second article de la jambe ne présente pas d’apophyse proprement dite, mais il est simplement élargi et un peu dilaté du côté externe.
La tige cylindrique des ciiélycèves est plus courte et plus large à la base que chez le scenicus ; le croc supérieur est recourbé et beaucoup plus grand que l’inférieur, il est placé, comme chez le dispar, tout à fait au sommet, seulement plus en dessus.
Les pattes ont la cuisse et la jambe brunâtres, avec deux anneaux jaunes sur chacune , l’un à la base, l’autre au sommet. Les tarses sont d’un jaune diaphane.
$. Le corselet est souvent couvert de duvet fauve qui cache la bordure et les deux taches centrales.
L'abdomen est variable et se présente sous plusieurs aspects. Voici les principaux :
1". Au second étranglement la bande médiane est interrompue ; elle est de plus entièrement bordée d’une ligne noire, qui figure alors un 8, dont le centre est grisâtre.
Au-dessous de l'interruption la bande se prolonge jusqu’aux filières et est coupée par deux petits accents noirs transverses.
2 e . La bande médiane est étroite et d’un beau jaune; eu avant, elle se termine en pointe et est bordée d’une ligne noire qui a la forme d’un accent ou d’un fer de lance. .
3 e . L’abdomen est tout blanc; la bande médiane, d'un fauve très-clair, est effacée aux endroits étranglés; elle paraît ainsi remplacée par trois taches, dont la première est un arc et les deux au très des triangles un peu rembrunis à leurs augles, qui sont arrondis.
Ajoutons que, dans celte dernière variété, les pattes sont entièrement jaunes, tandis que dans les autres elles sont comme chez le mâle.
Midi de la France. Allemagne. Midi de l’Italie. Sicile.
En Sicile et k Naples il remplace le scenicus ; il est aussi commun que lui et vit de la même manière.
K. Simon.
8. CALLiETHiiiuis CONFUSUS Lucas, Expi. SC. Alg., p. 163, pi. 8 (?)
Long, d 1 6 mill.
G ris blanc sans dessins. Apophyse de la patte-mâchoire forte et recourbée. Deux dents au sommet (le la tige des cltélyc'eres, l'inférieure obtuse.
rf. Le front, coupé carrément, laisse, voir la convexité des yeux.
Le corselet, dépourvu de sillon, est semblable à celui du lenerus ; il ne diffère que par une tête sensiblement plus courte et plus large; son tégument est noir et entièrement revêtu de poils fauves; sur le bord postérieur du thorax quelques poils plus blancs forment une très-mince bordure.
L’abdomen porte une épaisse couche de duvet gris blanc tirant un peu sur le fauve et ne formant aucun dessin.
Le ventre est comme le dos.
Les tiges des chélycères sonL de même longueur que chez G. Lenerus ; elles sont plus épaisses; leur tégument, d'un noir verdâtre, [tarait presque lisse; celte tige n'a que deux pointes vers son sommet, l’une interne, petite et aiguë, l’autre en dessous plus épaisse, obtuse et presque tronquée.
Les pattes-mâchoires sont d'un brun rougeâtre : le second article de la jambe est large el son apophyse externe est plus développée que chez aucune autre espèce, elle est épaisse à sa base, aiguë à la pointe, et fol lement recourbée comme chez Vhistrionicus.
Les deux paires de pattes antérieures sont noires, avec le premier article du tarse brun et le second fauve. Les deux paires postérieures oui les cuisses noires, les jambes el les tarses fauve olivâtre avec le sommet de chaque article rembruni.
Tous ces membres sont ornés, en dessus, de poils en écaiiles trèsblancs.
Andalousie
J’ai pris un individu à Cadix sur les rochers du bord de la mer.
Monographie des Atlidcs d’Europe.