‹ Monographie des espèces Européennes de la famille des attidesChapitre 110 sur 145 · GC · texte numérisé non relu

GC

E. Simon.

égal à leur diamètre; les latéraux sont presque trois fois plus petits; ils sont peu élevés.

Les yeux postérieurs sont un peu plus petits que ces derniers ; ils sont également espacés et peu reculés, car la longueur de la tête est moindre que sa largeur.

Le plastron est ovale.

Les pattes de la quatrième paire sont toujours les plus longues ; les cuisses des deux paires^mtérieures sont un peu rentlées, cliez les mâles seulement.

Chez la femelle celles de la troisième paire sont les plus courtes, tandis que chez le mâle ce sont celles de la seconde.

Les Ueliophanus ont tous ou presque tous la même coloration ; leur corselet, d’un noir brillant et glabre, est bordé en arrière d’une mince ligne blanche; leur abdomen, revêtu d’une couche de duvet tantôt noir mat, tantôt cuivré ou doré, est également bordé de blanc seulement en avant; il est, déplus, orné de deux ou de quatre taches blanches, dont les postérieures sont plus constantes que les autres ; le ventre est noir, il a aussi une tachette blanche à la pointe; leurs pattes sont noires ou jaune clair.

Dans ce genre nombreux, où la nature a si complètement caché la distinction des espèces que l’observateur le plus attentif ne peut les reconnaître à première vue, elle semble s’être dédommagée en variant de toute manière cette bizarre pointe dont l’organe copulateur du mâle est armé ; ainsi le seul caractère qui sépare ce genre des autres Attides est aussi le seul qui sépare entre elles les espèces qui le composent.

Les Heliophams habitent le dessous des pierres et y filent leurs petites coques blanches; dans les heures chaudes du jour ils montent sur les herbes et les plantes basses des environs, où ils chassent en sautant de feuille en feuille avec une excessive vivacité.

Quelques espèces, particulièrement celles de montagnes, ne quittent jamais la pierre où est leur demeure.

Monographie des Attides d’Europe.

1 er Groupe (H. CUPREUS, type).

L’apophyse fémorale est simple. L’article du tarse de la patte-mâchoire est long, étroit et plat. Le digital est une masse globuleuse assez irrégulière qui, placée obliquement sous la base de l’article, forme une saillie externe arrondie et lisse (1).

Ce groupe renferme les deux espèces parisiennes, connues de Walckeuaer. Le seul caractère qui lui soit exclusif est la simplicité de. sa dent fémorale, car la forme du corselet n’a rien de constant, si ce n’est que son sillon est presque toujours visible.

Dans les espèces de plaine, la cuisse est d’une largeur ordinaire et sa dent est placée au milieu ; dans celles de montagne, elle est plus large et sa dent est située plus haut

1. Heliophâinus cuit, eus Walck., Apt., t. I, p. 409. — Halni., Arach. , t. II, p. 42, fig. 128.— Koch, Arach., t. XIV, p. 56, fîg. 1313-1315. — Westring. — Blackwall.

Atlus utro-virms Sundevall, V. A. IL, p. 210.

Long, c? 4 3/4 mill., Ç 5 1/2 mil!.

c?. La cuisse de la patte-mâchoire est comprimée et deux fois aussi longue que large ; elle est rétrécie h ses deux extrémités ; son point le plus large, c’est-à-dire son milieu, se prolonge en une pointe courte, assez aiguë et un peu recourbée; le premier article de la jambe est beaucoup plus long que le second.

L’article génital est .aussi long que la cuisse; le digital est un carré irrégulier, dont les angles sont très-obtus, dont la portion supérieure, enchâssée dans le tarse, est rétrécie, dont la portion inférieure et large

t,l) L'apophyse fémorale, organe accessoire et de peu d'importance, varie profondément d’espece à espèce; le digital, organe d une importance fondamentale, est plus constant dans la forme , aussi ses modifications indiquent des divisions plus considérables.

E. Simon.

fait saillie au côté interne ; l’angle supéro-externe est surmonté d’un stylet assez épais, qui se prolonge jusqu’à l’extrémité du tarse. '

Le corselet est long, élevé, aussi large en avant qu’en arrière, à tète non rétrécie, à sillon transverse à peine marqué, à tégument lisse.

Le corps ne présente aucune tache ; il est entièrement noir et couvert d’une couche, légère de duvet cuivré.

Les yeux antérieurs sont d’un vert foncé; les autres sont noirs.

Les hanches et lés cuisses des patles sont noires, sauf en dessus, où ces dernières portent une bande longitudinale fauve ; les jambes sont d’un brun fauve, plus foncé à la base.

Les tarses sont d’un fauve plus clair, avec des poils espacés et des griffes noires.

Variété, â. Pattes entièrement noires. — (Angleterre.)

? 1". Tous les yeux sont noirs.

Le corselet est entièrement couvert de poils blancs argentés très-courts et couchés en avant.

L’abdomen est en entier revêtu d’une couche épaisse de duvet jaune brillant; sur le tiers postérieur de sa longueur sont deux assez larges tachettes blanches triangulaires; son bord antérieur est entouré d’une ligne circulaire de poils d’un jaune plus clair, qui se prolonge en se dégradant jusqu’aux deux taches blanches.

Les pattes-mâchoires sont entièrement jaunes ou très-linement ponctuées de noir, avec des poils blancs.

Toutes les patles sont d’un jaune vif; les trois paires antérieures ont l’extrémité interne de la cuisse ornée d’une petite ligne longitudinale noire ; sur la paire postérieure cette ligne se prolonge jusque sur la hanche et aussi en avant sur une partie de la jambe.

Le plastron est noir brillant. Le ventre est verdâtre et unicolorc. — (Paris.)

Ç 2". Le corselet est couvert de poils courts, blancs et argentés ; le faible sillon qu’il présente en arrière des yeux postérieurs est rempli de poils blancs, qui forment ainsi une ligne transverse.

L’abdomen est entièrement revêtu d’une couche de poils dorés. Son bord antérieur porte une ligne transverse très-étroite et très-blanche. Son dos est orné en avant d’une ligne horizontale de poils blancs interrompue dans le milieu, et en arrière de deux points blancs assez espacés.

Le plastron et les pattes sont tout à fait comme dans la variété précédente.

(205) Monographie des Attides d’Europe.

Le ventre, noirâtre, présente quelques poils blancs au-dessous des filières. — (Paris.)

Ç 3 e . Le corselet, d’un noir très-brillant, porte de loin en loin de courts poils fauves plus serrés sur la tète.

L’abdomen, d’un vert métallique, est bordé d’une bande blanche, trèslarge en avant, qui se prolonge en se rétrécissant jusqu’aux filières.

Sur le dos s’étendent deux très-larges bandes de poils blancs argentés qui, en avant, n’atteignent pas la bordure et se prolongent en arrière jusqu’aux filières en se rapprochant. .

Le plastron est noir et le ventre est couvert de poils blancs.

Les pattes et les pattes-mâchoires sont entièrement jaunes. — (Saint- Florentin.)

Ç h”. La coloration ressemble beaucoup à celle du type.

Les pattes-mâchoires sont d’un jaune transparent; sur la cuisse se remarque une tache noire allongée ; sur chacun des articles de la jambe est une petite tache noire centrale.

Les hanches des pattes sont jaunes en dessous et noires en dessus; les cuisses postérieures sont entièrement noires ; les jambes sont jaunes et portent deux lignes longitudinales noires ; les tarses seuls sont entièrement jaunes.

Suède. Angleterre. Allemagne. France. Italie. Espagne. Algérie, Pologne.

\ota. VA il us cuprcus de Savigny est une espèce du mémo groupe, niais qu’il faut se garder de confondre avec celle-ci : la dent fémorale placée au sommet de l’article est un peu courbée en bas comme chez II. recurvus; les articles de la jambe sont d'un jaune pâle. Dans l’ouvrage de M. Cambridge on trouvera une description détaillée de cette espèce, intéressante sous bien des rapports.

Page 1