‹ Monographie des espèces Européennes de la famille des attidesChapitre 115 sur 145 · Heliophanus apiatus. Sp. nov · texte numérisé non relu

Heliophanus apiatus. Sp. nov

(PI. ni, lig. 7 et 7 a.)

Long. <f h mill., $ 5 1/2 mil!.

(?. La cuisse est aussi large et aussi courte que chez le précédent, surtout au sommet, où elle est tronquée ; sa face inférieure est plane, sa base présente un petit talon et sa face interne un petit tubercule ; son bord supérieur est armé en dessous d’une apophyse peu épaisse, très-aiguë, un peu inclinée en bas, qui a la moitié de la longueur de l’article

Le premier article de la jambe est plus long que le second, mais ce dernier est anguleux du côté externe; le tarse est petit, sa base est large et son sommet rétréci; le digital est volumineux, son contour est circulaire et sa surface présente des plis compliqués.

Le corselet est plus court, plus large et plus bombé que chez les précédents, surtout au niveau des yeux postérieurs; en cet endroit il ne présente pas trace de sillon (1).

(1) Ce corselet est presque semblable à celui de 1 ’ Heliophanus uncinatus Voy. plus loin) ; il est curieux que cette forme bombée se répète dans presque tous les groupes du genre.

E. Simon.

La tête est longue, relativement au thorax.

Ce corselet, noir luisant, présente une. bordure très-fine et peu visible.

L’abdomen, noir de velours, porte quatre tachettes d’un blanc éclatant, dont les postérieures, un peu Jplus petites, sont aussi plus rapprochées que les antérieures; elles forment, avec deux taches latérales et une ventrale, un petit cercle autour des filières (Voyez truncorum ),

L’abdomen est en outre bordé d’une ligne qui se joint en arrière aux taches latérales.

Les membres sont noirs, avec les tarses brunâtres.

Les pattes-mâchoires seules sont garnies de duvet blanc.

$. Le corselet, large en arrière et rétréci en avant, a un sillon à peine visible et remplacé par une ligne transverse de poils clairs ; il est sans bordure et couvert de duvet cuivré.

L’abdomen, d’un noir vert, a une large bordure qui se prolonge jusqu’aux filières, où elle s’élargit en manière de tache.

Les quatre points dorsaux sont comme chez 1e mâle.

Le ventre est orné de deux larges bandes longitudinales blanches.

Les pattes-mâchoires sont d’un jaune vif.

Les pattes, d’un fauve olivâtre, ont les cuisses rembrunies.

Sicile. Naples.

J’ai pris cette espèce en grand nombre; elle est excessivement commune.

Nota. J’ai sous les yeux un jeune c? pas assez développé pour être décrit et classé, mais qui me parait appartenir à cette espèce ; tout son corps est d’un vert clair ; son abdomen, bordé de blanc en avant, présente en arrière, au-dessus des filières, quatre petites taches transverses rapprochées.

Ses pattes sont fines, blanches et diaphanes, quoiqu’un peu verdâtres aux articulations.

C'est probablement une femelle semblable que Ch. Koch a figurée sous le nom de micans ; mais ceci n’est pas certain.

Monographie des Attidcs d'Europe.

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