‹ Monographie des espèces Européennes de la famille des attidesChapitre 130 sur 145 · Heliophanus tribülosus. Sp. nov · texte numérisé non relu

Heliophanus tribülosus. Sp. nov

Long, d 1 5 mill., S 6 raill.

d 1 . La cuisse est courte et large, en dessus elle est convexe et lisse, en dessous elle est carénée; vers la partie supérieure (mais pas au sommet) elle projette une robuste apophyse promptement divisée en deux branches : la plus petite est aiguë, l’antre, un peu coudée vers le tiers de sa longueur, est terminée par deux infimes pointes.

Le second article de la jambe est deux fois plus court que le premier, il porte du côté externe une apophyse obtuse accolée au dernier article et armée elle-même d’une épine crochue.

Le tarse dépasse peu le digital ; celui-ci est triangulaire et ses angles inférieurs sont aigus.

Le corselet est bien voisin de celui des précédents, son tégument est un peu chagriné, la saillie de ses yeux est peu visible; une dépression à peine sensible se remarque au-dessous des postérieurs.

Il est, ainsi que l’abdomen, couvert de poils jaune d’or légèrement irisés ; ce dernier présente une bordure blanche, qui se prolonge sur les côtés presque jusqu’aux filières , il est orné en arrière de deux petites tachettes blanches, rapprochées et souvent réunies par la pointe.

Le ventre a aussi deux points blancs.

Les pattes ont la cuisse noire, la jambe brunâtre et le tarse fauve ; elles sont, de plus, ornées de duvet blanc.

Monographie des Attides d’Europe.

Chez quelques individus, une touffe de poils clairs se voit au-dessous de chacun des yeux postérieurs.

Ç. Le tégument du corselet a une teinte rougeâtre sur les côtés.

Les pattes sont entièrement jaune clair ou jaune rougeâtre, sans aucune marque noire.

Auvergne. Pyrénées orientales.

2â. Heliophanus Cambridgii. Sp. nçv.

(PI. III, flg. 12.)

Long, c? U 1/2 mill.

(?. La cuisse, un peu plus étroite que celle de l’ uncinatus, est un peu concave intérieurement ; sa base présente un talon saillant et son sommet porte en dessous, du côté externe, une longue apophyse un peu inclinée en dedans, très-grêle â sa hase et un peu élargie à son extrémité, où elle présente deux infimes pointes divergentes (1); à la base de cette apophyse est un croc aigu qui s’élève clans la même direction. Les autres articles sont semblables.

Le corselet diffère peu de celui de Y uncinatus , il a seulement un sillon à peine marqué; il est entièrement d’un noir mat et chagriné.

L’abdomen est souvent uniformément couvert de poils fauves ; d’autres fois il porte une bordure antérieure et deux tachettes postérieures blanches.

Les pattes sont noires, avec les tarses jaunes.

Ç. Le corselet, plus étroit et plus long, est glabre et d’un noir brillant.

Toutes les pattes sont d’un jaune vif.

Autriche. Corfou.

M. O.-P. Cambridge a découvert cette espèce et me l’a obligeamment communiquée.

(1) Il faut peut-être mieux considérer cette double apophyse comme une exagération de celle du cognatus, le croc de la base représente alors la branche externe; les petites bifurcations de la branche interne sont rudimentaires sur l’un de no individus.

K. Simon.

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