Attus terebratus Clerck. A. S., p. 120, pl. 5, fig
Euophrys terebratus Koch, Al'., t. XIV, p. 12, fig. 1280-81.
Attus psyllus Walck., Aran. de Fr., p. 46. — Apt., p. 407.
Attus terebratus West., A. S., p. 564.
(Pl. I", fig. 22.)
Long, c? 5 1/4 mill., Ç 6 mill.
Corselet noir avec une ligne blanche sur le thorax. Abdomen noir avec 4 e Série, tome VIII. 35
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E. Simon.
une bande, médiane fauve, coupée en arrière par deux taches blanches transverses. Pattes rougeâtres et annelées.
d. Le. corselet est allongé et carré en avant; les yeux postérieurs sont gi-os ; la tête n’est nullement séparée ; la face est assez haute et les yeux touchent à son sommet* de sorte que l’espace du bandeau est grand ; les yeux latéraux sont de moitié plus petits et un peu plus élevés.
Le corselet est noir et presque glabre, ou du moins ne porte que des poils noirs espacés; le thorax est cependant orné d’une tache médiane allongée d’un blanc assez vif. Tous les yeux sont noirs et entourés de cils roux.
L’abdomen, d’un beau nùir mat en dessus et d’un noir chiné de blanc sur les parties latérales, porte une bande longitudinale d’un gris un peu rosé ; dans sa portion antérieure cette bande, assez large, présente de chaque côté un petit point blanc linéaire ; dans sa portion postérieure elle est coupée par quatre taches blanches transverses droites, ou un peu relevées dans le milieu en manière d’accent; la première de ces taches est la plus grande, et la postérieure, qui s’étend jusqu’aux filières, paraît envelopper la pointe terminale de l’abdomen.
Le ventre est gris clair.
Les pattes-mâchoires sont noires ; le tarse est tout à fait arrondi ; le digital est petit, circulaire et marqué d’une strie longitudinale ; l’apophyse tibiale est très-épaisse, verticale et accolée au tarse; elle est bifide à son extrémité en manière de fourche ; la branche principale est recourbée en crochet ; du côté interne la jambe est hérissée de poils spiniformes.
Les cuisses des pattes sont rougeâtres avec un anneau noir au sommet; les jambes, également rougeâtres, portent trois anneaux semblables ; les tarses sont fauves.
Ç. Des poils roux se remarquent de loin en loin sur le corselet. La tache thoracique n’est marquée que dans sa portion antérieure, c’est-àdire entre les yeux de la quatrième paire. La ligne médiane de l’abdomen se prolonge au milieu des taches transverses, de sorte que celles-ci paraissent doubles. Tandis que les figures du corselet sont presque effacées, celles de l’abdomen sont plus accentuées que chez le mâle (1).
Laponie. Suède. France. Alpes. Allemagne. Pologne.
(1) M. O.-P. Cambridge pense que le Sallicus sparsus de Blackwall n’est qu'une variété de cette espece; dans ce cas, il faut ajouter l’Angleterre à la liste des contrées qu’elle habite.
Monographie des Altidcs d’Europe.
49. Attos algerjnds Lucas, Expi. Se. Alg., p. 148, pl. 6, fig. 6, Ç.
Atlus armiger Lucl. Koch, Verh. Zool. Bot. Wien., 1867, p. 876, c?- Attus leporinus Lud. Koch, Verh. Zool,, p. 874, $ (1).
(Pl. I rc , fig. 21.)
Long, d 1 5 1/2 mill., Ç 6 1/2 mill.
Corselet rouge. Abdomen noir, avec deux lignes fauves transverses. Pattes fines et fauves, les antérieures noires, avec diux tachettes blanches.
<$■ Cette espèce s’éloigne beaucoup de ses congénères par la forme de son corselet ; la face est large et peu haute; les yeux sont très-inégaux, mais louchent à son sommet, de sorte qu’ils sont de niveau ; l’espace qui sépare les médians des chélycères est un peu moins grand que leur diamètre; en dessus la tête est plane, large, carrée et un peu rétrécie en arrière; les yeux postérieurs sont peu reculés et aussi gros que les latéraux ; le tégument de la tête est noir, celui du thorax est brun rougeâtre, mais tous deux sont entièrment couverts de duvet d’un beau rouge vermillon.
Tous les yeux sont noirs.
L’abdomen, grêle et long, est noir ; il présente dans le milieu deux lignes transverses fauves, un peu ondulées, et en arrière, au-dessus des filières, un point blanc très-vif.
-Le plastron est triangulaire et brun.
Le ventre a deux fines lignes blanches, parallèles, qui se réunissent aux filières.
Les pattes-mâchoires sont noires ; le tarse est large et bombé en forme d’olive ; le second article de la jambe est rétréci à la base, mais élargi et anguleux au sommet ; il présente en dessous et sur les côtés de fortes carènes longitudinales; sur son angle externe est insérée une longue lamelle très-grêle et divergente, peut-être mobile.
(1) M. L. Koch m’a communiqué les types de ces deux descriptions.
E. Simon.
Les pattes sont fines et d'un brun plus ou moins rougeâtre ; les antérieures, un peu plus fortes, ont la jambe et la cuisse noires et, de plus, sont ornées de touffes de poils blancs, qui forment sur chacune d’elles un élégant anneau.
<?. Var. La plaque céphalique est noirâtre; l'abdomen, brun sur les côtés, est jaune dans le milieu et irrégulièrement ponctué de noir (Vaucluse).
Ç. Le corselet est un plus étroit (1); la plaque céphalique est noire et presque glabre, tandis que le thorax est fauve (2) ; l’abdomen est le plus souvent d’une teinte brunâtre uniforme; les pattes-mâchoires sont foncées.
Les pattes sont d’un fauve clair; elles sont rembrunies aux articulations.
(Tout le bassin de la Méditerranée.)
France (Midi). Andalousie. Sicile. Grèce. Corfou (Algérie, Maroc).
Celte espèce est commune sous les pierres; sa vivacité est extrême.
C’est avec doute que je rapporte à ce groupe les espèces suivantes, dont la femelle est seule connue :