‹ Monographie des guêpes solitaires ou de la tribu des Euméniens ... Servant de complément au Manuel de Lepeletier de Saint-FargeauChapitre 195 sur 430 · R. LIMBATUM, 0. Sp · texte numérisé non relu

R. LIMBATUM, 0. Sp

Noir, ayec le chaperon, le prothorax et la bordure des segments de l'abdomen, orangés, Ailes jaunätres.

Fem. Long. 45 mill.; env. 29 mill.

FEM. Chaperon pyriforme, tronqué droit à son bord inférieur. Tête, corselet et abdomen un peu rugueux, veloutés ; métathorax arrondi, sans épines ; disque du mésothorax étroit en avant. Insecte noir; mandibules, chaperon, une tache au dessus de l'insertion des antennes , une autre en arrière des yeux, et antennes, d'un ferrugineux orangé. Prothorax presque en entier, écaille, un point sur chaque angle du métathorax, bordure de tous lessegments de l'abdomen et anus, d’un jaune orangé; ces bordures assez larges et régulières, le premier segment presque entièrement orangé en dessus, échancré de noir au milieu. Pattes orangées; base des cuisses et hanches, noires; un point sur

: 443 6 où

chaque hanche, jaune. Ailes d’un jaune doré, un peu obseures vers le bout.

MALE. Inconnu.

Habite : L'Amérique.? (Collection de M. de Romand.)

Species non visa.

R. ANNULIFERUM, Boisd.

Sy. Boisd. Rygchium annuliferum. Voy. de l’Astrol. vi. 2° part. 654. Ins. pl. 12, fig. 3.

D'un noir foncé. Antennes jaunâtres, un peu plus obscures à leur base. Les cinq anneaux de l’abdomen bordés de jaune. Pattes noirâtres, avec les tarses jaunâtres. Ailes d’un jaune roussâtre, transparentes.

Habite : Le Havre Carteret.

Nota. Cet insecte, à en juger d’après la figure qui en a été donnée, ne me semble pas être un Rhygchium.

Genre ODYNERUS. PI. VI, fig. 4, et pl. VII, fig. 4, 9, 8.

Sy. Vespa Linn. Fabr. Christ. Oliv. — Odynerus Latr. Wesm. Lepel.

Car. Lèvre médiocrement allongée. Palpes labiaux gros, quadriarticulés et garnis de poils roides; le quatrième article, très petit; le premier le plus long, renflé au bout.

Mächoires. Galéa aussi long, ou plus long que la partie basilaire. Palpe maxillaire plus long que le galéa; de six articles de longueur inégale, diminuant plus ou moins régulièrement du premier au dernier, celui-ci souvent plus long que ie cinquième ; les trois derniers ensemble, sensiblement plus longs que le troisième.

Mandibules mousses, souvent striées et portant des dents mousses.

Tête variable. Antennes des mâles simples, ou terminées par un crochet, ou enroulées en spirale à l'extrémité.

Corselet et abdomen très variables ; le premier anguleux ou arrondi; le second ovale ou conique, sessile ou pédicellé ; le premier segment rétréci en pédicelle dans certaines espèces, mais jamais aussi parfaitement que dans les Eumenes, emboitant toujours plus ou moins le deuxième segment.

Genre comprenant des insectes de toutes les parties du monde.

De tous les genres qui composent la grande tribu des Guêpes solitaires, c’est ici le plus vaste, le moins défini, et par cela même, celui dont les abords sont le plus hérissés de difficultés.

Ces difficultés sont complexes et méritent d'être examinées en détail. Elles tiennent d’abord au nombre considérable des espèces que renferme le genre, et ensuite à la distance qui sépare les types extrêmes.

Les auteurs ont échoué devant cet obstacle, dont nous ne nous dissimulons pas la gravité. Il sape par la base toute diagnose uniforme du genre Odynerus, décaractérise le groupe, et trompe un œil peu exercé. La variété des formes permet, il est vrai, d'introduire des coupes dans le genre même; mais on ne tarde pas à découvrir, entre les types les plus tranchés et les plus éloignés en apparence, un nombre considérable d’intermédiaires qui les unissent par une suite de transitions presque insensibles; la loupe tombe des mains, et l’on aperçoit, comme dernière conséquence d’un travail ingrat et difficile, l'impossibilité d'arriver à aucun résultat positif.

M. Wesmaël, dans son excellent mémoire sur les Odynères de Belgique, a classé les espèces qui lui étaient connues en trois groupes distincts et parfaitement caractérisés. Mais ce savant base ses groupes sur neuf espèces seulement, prises dans les termes extrêmes de la série, et que de difficultés ne rencontre-t-on pas lorsqu'on cherche à faire cadrer dans ses sections l’innombrable cohorte des espèces exotiques!

Lepeletier de Saint-Fargeau, tout en démontrant l'insuffisance des caractères de M. Wesmaël, n'échappe pas au même reproche, dès que l'on envisage un plus grand nombre d'individus qu’il n’a pu le faire. Sa méthode, et par suite ses divisions, basées sur la forme du métathorax, présentent ce double défaut, d’être généralement d’une application difficile et relative; de séparer les espèces les plus voisines, originaires des mêmes contrées, pour grouper entre eux les éléments les plus divers, Le caractère même de la présence ou de l’absence d'une suture transversale sur le premier segment de l’abdomen, si net et si concluant dans la grande majorité des cas, se nuance, dans certaines espèces, d’une manière insensible, et devient une source de confusion.

C’est après avoir senti l'insuffisance des groupes établis jusqu’à ce jour, et cherché vainement des caractères qui fussent à la fois précis et d’une observation facile, que nous crûmes pouvoir tourner, plutôt que trancher la difficulté, en puisant dans la distribution géographique des espèces, un des principaux éléments de notre classification; mais ici encore les difficultés abondent, car au milieu des espèces d’un aspect uniforme, en apparaissent d’autres qui échappent à la règle.

Nous nous sommes donc vu dans la nécessité de nous laisser guider par le coup d’æil autant que par les caractères, sans nous flatter d’avoir mieux réussi que nos devanciers, ni d’avoir établi des groupes parfaitement faciles à saisir.

Ainsi, première difficulté, résultant de l'impossibilité de trouver des caractères tranchés, et par suite d'établir des divisions régulières. Une seconde, qu'il est important de signaler, consiste dans la confusion où sont tombés les entomologistes relativement à la synonymie dés espèces incomplètement décrites par les anciens auteurs.

Il ne pouvait guère en être autrement, puisqu'il s'agit d'un genre dont les espèces se touchent, espèces qui atteignent un nombre considérable, et dont les différences sont trop faibles pour avoir été saisies par les anciens. Aussi, les définitions spécifiques qu'ils nous ont laissées, s’appliquent-elles indifféremment à une douzaine d'espèces parfaitement distinctes en elles-mêmes. M. Wesmaël, avec l'admirable . patience qui lui est propre, est parvenu à rétablir la véritable synonymie des Odynères du nord de l’Europe; à ce titre, il a droit à la gratitude de l’entomologiste ; mais il reste encore beaucoup à faire, beaucoup à rayer, beaucoup à ajouter; jusque-là, à combien de confusion ne doiton pas s'attendre?

Enfin, il faut mentionner une dernière difficulté, et celle-là est certainement la plus grave, parce qu'elle a sa source dans le genre lui-même, dans son extrême complexité, qui ne permet pas de lui assigner des limites fixes et déterminées. M. le marquis Spinola, frappé de la connexité de ce genre et du genre Eumenes, semblerait disposé à les fondre l’un dans l’autre. A cela nous répondrons que si lesliens qui les unissent sont étroits, le fossé qui sépare lestermes extrêmes est trop large. Etpuis,que de difficultés pour l'étude, dans la fusion de deux genres déjà si inextricables par la quantité des espèces qu'ils renferment ! D'ailleurs, un certain nombre des intermédiaires dont parle M. Spinola, et où il cherche un passage entre les Ewmenes etles Odynerus nous semble appartenir au genre Montezumia, et, par conséquent , s'écarter également des deux autres. Bien que le genre Odynerus ne soit pas défini, nous croyons pouvoir classer sous le nom d’Eumenes toutes les espèces dont le premier segment de l'abdomen tout entier est transformé en un long pétiole et n’emboîite pas le second ; et sous le nom d’Odyner#s, toutes les espèces, pédicellées ou non, chez lesquelles ce caractère n’est pas parfaitement développé (1). Nous ajouterons de plus que dans les Odynerus les mandibules sont en général striées et dentées, que les yeux ne couvrent pas entièrement les côtés de la tête, tandis que chez les Eumenes les mandibules sont en général lisses, sans dents sensibles, et les yeux cachent entièrement les côtés de la tête. Enfin, si l’on cédait au désir de M. Spinola, si l’on réunissait les Odynerus aux Eumenes, il faudrait à plus forte raison y réunir le genre Rhygchium de cet auteur, genre bien autrement indéfini, le genre Pterochilus, qui se nuance avec les Odynerus

1. Nous faisons ici abstraction des genres dans lesquels nous avons été obligé de fractionner celui des Odynerus. (Monobia, Monerebia et Leptochilus.)

par le P. glabripalpis; nous ne pourrions même en séparer le genre Alastor, qui s'enchaine naturellement au même groupe par les Odynerus alastoroides et alastoripennis. Que conclure de tout cela , sinon que les insectes de la tribu des Euméniens, quoique formant une série non discontinue, sont en nombre trop considérable et affectent des formes trop diverses pour que l'étude en soit possible sans y introduire des coupes ? Ces coupes paraissent arbitraires et le sont en effet, parce que la nature n’a pas placé de barrière entre les groupes que nous sommes forcé d'établir. Mais la faute n’en est point au naturaliste; elle n’accuse que la faiblesse de notre esprit, trop imparfait pour concevoir les mystérieuses harmonies de la création, et qui les assimile forcément à ses règles étroites et symétriques; elle n’accuse que cette admirable complication de la nature, qui , tout en diversifiant ses œuvres, les enchaine et les rapproche pour en former un réseau aussi simple dans son plan qu'il est complexe dans ses détails.

Le genre Odynerus peut se diviser en quatre sous-genres :

{ 1. Une suture transversale | Antennes des mâles simples. . . Symmorpans.l sur le premier segment { Antennes des mâles lerminées par de l'abdomen. ( un crochet. . ANCISTROCERUS.

Antennes des mâles terminées par un crochet. Pas d’éperon aux MandDules Ne ASE

Antennes des mâles enroulées en spirale à l'extrémité. Mandibules des mâles armées d’un éperon. . Opropus.

IT. Pas de suture transversale sur le premier segment de l'abdomen.

LElONOTUS.

I. PREMIER SEGMENT DE L'ABDOMEN PORTANT EN DESSUS UNE SUTURE TRANSVERSALE ({).

Tableau pour servir à la détermination des espèces de cette section.

1 Ailes brunes avec des reflets violets, . . . . . . ? Ailes transparentes ou enfumées. . . . ... . . 5

2 Fu entièrement noir. . . . . . . . . + . aferrimus. ua à 7. Corps jaune et noir. . . NE SRE

3 {Une seulc bande jaune à l'abdomen. . . . . . . unifascialus. . . 21. Deux bandes jaunes à l'abdomen. A JOL TOME

4 Métathorax taché de jaune, aïles brunes. . . . . , Bellone. . . . 32. Métathorax noir, ailes transparentes... . . . . . . biphaleralus. . . 14. Deuxième cellule cubitale triangulaire, subpédonculée. . 19

5 {Deuxine cellule cubitale en trapèze, son bord radial sen-

AE + CSM ER EEE

Pas de laches jaunes sur le deuxième segment de l'abdo-

Deux taches jaunes sur le deuxième segment de l'abdomen. 7 | men.

1. Cette suture apparaît sous la forme d'une ligne élevée, tres prononcée dans certains cas, peu distincte dans d’autres.

en. -

7 (éaioras noir. . . sucdentah oriente mn rE ni Métathorax laché de jaune. a abee Ce ir Lee LE CONTINENT

Cp

8 Krdete noir et jaune , ou entièrement RL ne Eten: Abdomen noir el rouge. . . . . . . Hi 21 ”

Deuxième segment de l’abdomen ferrugineux avec sa base 9 noire, son bord postérieur fortement relevé. , . . . tuberculecephalus. 22. Deuxième segment de l'abdomen noir et janne. 122

Premier segment de l’abdomen à moitié aussi large que le 10). deuxième. J M difformEs: MAS Premier segment de l'abdomen n plus ‘de moitié aussi free que le deuxième.

Deux ou trois bandes jar à l'abdomen. . . . . . os ee crassicornis. 1 Tous les segments bordés de jaune. ETACISNNNTNTA 2 clegans. . .0... 04.

12 Deuxième segment fortement rebordé, . + . . . Li La ta F Deuxième segment sans rebord sensible. 13 Deux bandes jaunes à l'abdomen. . . . . . . . 14 13 Trois bandes jaunes à l'abdomen. . . . . . . . 25 Plusieurs bandes jaunes à l'abdomen. . . . . . . 16 Les bordures, d’un jaune vif; ailes un peur prie le long 14% delacôte. . : où biphalenaisa. . 14.

Les bordures, d’un j jaune blanchâtre. TE 15 Abdomen Chagriné. :: /, ": /. : 0 PU , SCAabriISCUS. |, 24 Abdomen lisse. b-hre QE 20 16 { Angles du métathorax, jaunes. . . . : . . . . |} enimacula. . . 6.

birenimaculatus . 16. lAngles du métathorax, noirs. . 17

re du premier segment de rte régulière, . 18

parietum. SIP IDE Bordure du PRRER HET de l'abdomen, flargis sur Le fastidiosuseulus. . 19. côlés. ; oviventris. . . 12.

ochlerus. : . . 11.

sgjen très pelite: Le, Eye DR NAT PS TE Z DIE AU Taille grande ou moyenne. Et ad 5 Tes fortement bidenté. . . . . . . . . alastoroides. . 33. Métathorax (1) arrondi, . . . . . . . alastoripennis. . 34. Chaperon fortement échancré midi LENS CPR A RTE TARA TE Bustillos 0%, 117025; | Chaperon peu ou pas échancré dans la femelle. . . . | Ombi guus. MODE à Ecasson rougoi mn 1 0, LUE, 0. 1 UC#UOTOpICUES RIMENS7; HONSSON DOI TER PU ete ONU al SN ENS Le RERSRAERS PR: 52 | Base du deuxième segment de l'abdomen, jaune. . . . Afropos. . . . 15. Base du deuxième segment de l’abdomen, noire. . . 23 . Deux lignes ou points jaunes sur le premier segment de . 23). l'abdomen. AUDE ME Pas de ligues ni de points jaunes sur le premier segment de l'abdomen. . . Ras

l'abdomen.

Pas de dépression tongitudinale su sur le epr emier segment de

! Une dépression longitudinale sur le premier ss de a} l'abdomen.

1. Cette espece offre deux lignes suturales sur le premier segment de l'abdomen , mais toutes deux très indistinctes.

%5 Handesilarpes tes "Li 06h cali onacs ciérifastiaEuss sas 9e Bandes 1res ÉTOILES cite 2 Me is nlat + 21 UNDER ON. -, 19. Quatre bandes jaunes à l'abdomen. . . . . . . . Catskill. . . . 17.

antilope. . . . 13.

antilope. . + . 13.

Cinq bandes jaunes à l'abdomen. . . {onivetris AE 7

fastidiosusculus . 19.

{ Une suture sur le premier segment de l'abdomen. 10 : , | Deux sutures sur le premier segment de l'abdomen. . . uen eh HN

Sous-genre SYMMORPHUS, Wesm.

PI. var, fig. 1.

Premier segment de l'abdomen portant en dessus une suture transversale. Abdomen un peu pédicellé; le premier segment en entonnoir, plus long que large, et portant sur sa face dorsale un sillon longitudinal.

Antennes des mâles, simples.

Insectes européens.

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