O. SPINIPES
Chaperon un peu échancré, noir, à angles arrondis dans la femelle; segments de l'abdomen tous ornés d’une étroite bordure jaune, régulière.
Syx. Lion. Vespa spinipes. Syst nat. 11. 950. 10. — Faun. suec. 1682. Réaum. Guëpe solitaire. Mém. Ins. vi. Mém. 8. p. 251. pl. 26. fig. 2. + Panz. Vespa spinipes. Faun. Germ. fasc. 17. {al. 18. Fabr. Id. Ent. syst. 11. 268. — Syst. Piez. 263, etc. — V. quinquefasciata. Ent. syst. 1. 267. — Syst. Piez. 262. Christ.? V. muraria. Hymen. 233.
1. C’est bien ici l'espèce observée par Réaumur ; Audouin en a examiné les nids, et les a trouvés conformes à la figure qu’en donne le célèbre observateur; ses mœurs, il est vrai, semblent lui être communes avec l'O. Reaumurii observé par M. L. Dufour, et avec l'O. parietum observé par Lepeletier Saint-Fargeau; mais la figure que Réaumur donne de son insecte est assez bonne pour décider la question : la forme ovale de l'abdomen qui se rétrécit en avant est bien celle de l'O. spinipes, et nullement de l'O. parietum, les bandes étroites et régulières de l'abdomen nous montrent qu'il ne s’agit pas ici du Reaumurii, qui lesa au contraire élargies sur les côtes; il est vrai que les cuisses du milieu ne sont pas dentelées sur la figure, mais les nervures des ailes manquent également, les ailes postérieures sont figurées comme étant au-dessus des antérieures, et l'aile gauche est inversée, la côte regardant en arrière; il est donc évident qu’en présence de pareilles inexactitudes, nous ne devons pas être frappés de celle qui tient à la forme des pattes, et l’attribuer au manque d'habitude que les artistes de cette époque avaient dans l'art d'observer.
Rossi. V. spinipes. Kaun. Etr. 11. 143.
Spinol. Odynerus spinipes. ns. Lig. fasc. 1. 89.
Latr. O. spinipes. Hist. Crust. et Ins. xur. — Odynerus mura-
rius, id. |
Wesm. O. spinipes. ! Monogr. Odyn. Belg. p. 6.
Lep. St-Farg. O. spinipes.! Hymen. 11. 608.
Herr.-Schaeff, Pterochilus spinipes (1). Faun. Germ. fasc. 173,
Fem. Long. 10 mill.; env. 23 mill.
Mâle. Long. 9 mill.; env. 20 mill.
Pour la descriplion de l'espèce , voir Lepeletier de Saint-Fargeau, loc. cit. | Rapp. et diff. Dans cette espèce, les bordures des anneaux de l’abdo-
men sont très étroites et régulières dans les deux sexes; ce caractère, joint à sa taille, ne permet de la confondre qu'avec les O. reniformis, lœvipes et melanocephalus. Elle diffère de ce dernier par ces mêmes bordures , qui sont jaunes et non blanchâtres; du second par un chaperon noir et à peine échancré dans la femelle, et du premier par l’absence de jaune sur le chaperon et le métathorax. Quant au mâle, il est très distinct par les cuisses du milieu, qui sont dentelées, caractère qu'il n’a de commun qu'avec l'O. melanocephalus, dont il se distingue par ses ornements jaunes et non blancs, et par la deuxième nervure récurrente des ailes, qui vient tomber juste sur la nervure de séparation des deuxième et troisième cubitale, tandis que dans le melanocephalus elle s’insère un peu plus en dedans de cette dernière.
Habite : L'Europe. (Musée de Paris et toutes les collections.)
132: MELANOCEPHALUS, n. SP. Noir; segments de l'abdomen liserés de blanc jaunâtre.
. Syn. Gmell. Vespa melanocephala. Edit. Linn. 1. 5. 2768. 96. fem. Rossi. V. albo-fasciata. Faun. Etr. 11. p. 143. 870. Oliv. V. spinipes. Enc. vi. 687. mâle.
- Wesm. Odynerus melanocephalus ! Monogr. Odyn. Belg. 12. Herr.-Schaeff. Pierochilus dentipes. Faun. Germ. fasc. 173. p. 3. — Pterochilus tinniens. Id. p. 6. tab. 16 (2). (le mâle).
Lep. St-Farg. Odynerus melanocephalus. ! Hymen. 11. 610.
Fem. Long. 8 mill.; env. 17 mill.
Mâle. Long. 742 mill.; env. 47 mill.
1. Il est impossible de se rendre compte de la raison qui a déterminé Herrich-Schæffer à faire passer tous les Odynères de ce sous-genre dans le genre Pterochilus ! 2. La femelle pourrait appartenir à une autre espèce,
Pour la description de l'espèce , voir Lepeletier de Saint-Fargeau, loc. cit.
Rapp. et diff. Cette espèce est distincte de toutes les autres de cette division, par les liserés de son abdomen qui sont blanchâtres et non jaunes, sauf de l'O. Alexandrinus, avec lequel elle à les plus grands rapports; la femelle en diffère par son écusson sans points blancs et par les liserés de l'abdomen qui sont plus étroits. Le mâle est plus facile à distinguer, car ses cuisses du milieu sont dentées et la hanche n’est pas armée d’un éperon, tandis que dans l O. Alexandrinus c’est l'inverse, les cuisses sont lisses et la hanche du milieu est éperonnée.
Habite : L'Europe. (Musée de Paris, et toutes les collections.)