Nematodes penetrans Lec.—Corps étroit, allongé, très
légèrement atténué dans sa moitié postérieure, passant du brun rougeâtre foncé au noirâtre, recouvert en dessus d’une
pubescence uniforme d’un gris jaunâtre, peu serrée. Tête fortemént et rugueusement ponctuée ; front légèrement déprimé dans son milieu, en avant, marqué d’une ligne lon-
. gitudinale médiane lisse distincte, qui s'étend en arrière sur … le vertex ; antennes n'atteignant pas la moitié du corps, - ferrugineuses, le deuxième article plus long que le qua-
“. trième, le troisième au moins aussi long que les deux sui-
vants réunis, qui sont moins longs que larges, le 6ième d’un tiers plus long que le précédent et plus large ; les suivants » beaucoup plus grands, mais moins longs que larges, le dernier visiblement plus long que le précédent. Pronotum plus
- long que large, droit sur les côtés, à ponctuation médiocre
assez serrée, marqué au milieu de sa base d’une ligne enfoncée longitudinale, offrant en outre de chaque côté audessus du milieu une petite fossette transverse assez marquée et quelquefois une seconde petite fossette plus légère placée au-dessus de cette dernière. Elytres à peine rétrécis dans leur moitié postérieure, brusquement terminés à leur extrémité, presque tronqués, distinctement striés, les intervalles à ponctuation légère assez serrée, et légèrement rugueux transversalement. Dessous du corps d’un brun rougeâtre. Propleures sans traces de carène. Saillie prosternale assez profonde et subgraduellement rétrécie en arrière. Lames des hanches postérieures anguleusement dilatées en dedans, où elles sont un peu obliques, puis fortement rétrécies en dehors. Pattes ferrugineuses. Tarses postérieurs à premier article aussi long que les suivants réunis. Longueur, 5-6".
Les collections de la Division Entomologique du Canada
— contiennent un seul exemplaire de cette espèce portant
comme étiquette : “Bell Collection”. Horn donne comme distribution géographique, du Canada—c'est-à-dire des provinces d’Ontario et de Québec—à la Georgie.
GENRE XIIL-—-Hypocæœlus Esch.
Caractères génériques.—Corps oblong, légèrement atténué en arrière. Tête assez profondément enfoncée dans le pro. thorax. Epistome avec son bord antérieur légèrement arqué. en avant. Antennes filiformes, non dentées. Pronotum. à peu près aussi long que large. Sutures prosternales bien distinctes dans toute leur étendue. Lames des hanches pos: térieures dilatées en dedans, avec un angle plus où moins marqué, puis assez notablement rétrécies en dehors. Elytres nullement dentés à l'extrémité. Abdomen à dernier segment ventral simple et arrondi en arrière, et avec le dernier arceau dorsal obtus et nullement saillant. Jambes très légèrement épaissies vers le sommet. Tarses filiformes, à pénultième article coupé obliquement au sommet et pas plus échancré que les articles precédents.
Ce genre se reconnaît immédiatement par ses élytres deb : tés, à son dernier arceau dorsal obtus et nullement saïllant, et. surtout par le quatrième article des tarses, qui est simple.
Notre faune contient les deux espèces suivantes : TABLÉAU DES ESPÈCES
Dernier article des antennes à peine plus long que le précédent ; front avec une carène transverse distincte ri clypeus concave. 26. frontosus.
Dernier article des antennes plus long que le précédent. (femelle), ou même aussi long que les deux précédents (mâle) ; front portant une très fine carène longitudinale ; clypeus à peine déprimé. 27. terminalis.
Qui k Fa } À " :
26. Hypocælus frontosus Say.—De forme oblongue, légèrement arquée en arrière ; de couleur noir brünâtre, presque opaque. Antennes ferrugineuses, n’atteignant pas la moitié du corps, filiformes, à deuxième article plus court que le quatrième, le troisième un peu plus long, les articles 4-10 très graduellement plus longs et légèrement plus larges, le onzième article ovale, aigu au sommet, un peu plus long que le dixième. Tête densément et assez rugueusement ponctuée ; le front portant une petite carène transverse légèrement recourbée. Thorax un peu plus large que long, légèrement rétréci en avant, à côtés droits et convergeant légèrement en arrière, légèrement arqué à son tiers postérieur, avec les angles postérieurs aigus ; disque convexe, à ligne médiane distincte dans toute sa longueur, portant de chaque côté en avant de la base une légère dépression ; surface à ponctuation très dense et presque rugueuse. Elytres à stries distinctes, à intervalles plats, avec ponctuation dense et presque rugueuse. Prosternum peu brillant, très densément ponctué, les propleures plus brillants et à ponctuation moins dense. Pattes ferrugineuses, avec les cuisses plus ou moins rembrunies et quelquefois presque noires. Longueur 4-5.5 mm.
Je ne connais pas cette espèce. Horn nous donne comme distribution géographique le Canada—Ontario et Québec, la Pensylvanie et le Missouri.
27. Hypocælus terminalis Lec.—Antennes atteignant à peu près le milieu du corps, le premier article assez notable et atteignant le bord postérieur des yeux, le second mince, le troisième environ un tiers plus long que le quatrième, les articles 4-10 augmentant graduellement de longueur et de grosseur, le onzième plus long que les deux précédents
ne de
réunis, parallèle sur les côtés et obtusément arrondi au bout.
La partie infléchie du prothorax est largement mais distinc- 4
tement concave, pour recevoir la base des antennes au milieu de l’espace compris entre la suture prosternale et les bords. latéraux. Les hanches postérieures sont graduellement, mais fortement dilatées intérieurement et largement tron-. quées postérieurement. Le thorax est un peu plus long que large, se rétrécissant graduellement en avant, à disque modérément convexe, avec ponctuation dense et presque rugueuse. Elytres striés, les intervalles très légèrement convexes, densément et rugueusement ponctués. Premier article des tarses
médians et postérieurs aussi longs que tous les autres réunis. . 44
Longueur 4 mm.
Cette espèce se reconnait immédiatement à la longueur du dernier article des antennes.
Horn nous donne comme distribution géographique Île Canada ; De Bonvouloir dans sa monographie l'indique comme étant d'Ottawa ; “Ottawa (Canada) ; M. Billings”.
GENRE XIV.—Schizophilus Bonv.
Caractères génériques.—Corps allongé, assez atténué en arrière, ‘Tête médiocre, convexe, assez enfoncée dans le prothorax, mais proéminente en avant. Epistome très fortement excavé longitudinalement, de chaque côté en
avant, et très fortement échancré à son bord antérieur, ce
qui le rend bilobé. Antennes n’atteignant pas la moitié du corps, à articles 5 et 6 plus longs que larges, subégaux, les suivants graduellement un peu plus grands, à peine dentés en dedans, le dernier oblong, allongé, sensiblement plus long. que le précédent. Pronotum aussi long que large. Ecusson
très légèrement arrondi en arrière. Lames des hanches postérieures placées assez obliquement, fortement dilatées dans leur moitié interne, avec leur bord postérieurs interne assez oblique en dehors. Pattes de longueur médiocre. Jambes à peine épaissies vers le sommet. Tarses filiformes, comprimés, à pénultième article pas plus excaveéchancré en dessous que les articles précédents,
La forme remarquable de son épistome et la structure de ses antennes font que ce genre est facile à distinguer du précédent.
Une seule espèce dans notre faune :
28. Schisophilus subrufus Rand.—Corps allongé, : assez atténué en arrière, passablement aplati ; de couleur brun rougeâtre ou ferrugineux, légèrement brillante ; recouvert d’une pubescence jaune assez serrée et un peu villeuse. Tête fortement penchée, mais non rugueuse ; épistome passablement rétréci à la base, près de deux fois plus étroit que l’espace compris entre l'œil et lui ; front nullement déprimé dans son milieu en avant, mais assez proéminent, sans trace de carène sur le vertex, en arrière. Antennes dépassant un peu les angles postérieurs du thorax. Pronotum aussi long que large, très légèrement et graduellement atténué de la base au sommet, avec ses côtés nullement sinués et ses angles postérieurs assez fortement prolongés en arrière, couvert d’une ponctuation forte et serrée, et offrant au milieu de la base un petit enfoncement linéaire longitudinal n’atteignant pas le milieu en avant. Elytres striés légèrement, à intervalles plats et à ponctuation assez forte dans les intervalles Abdomen finement et densément ponctué. Pattes d'un ferrugineux clair, les tarses encore plus pâles, les postérieurs à premier article égalant en longueur les trois suivants. Longueur 8mm. (Bonvouloir.)
Je ne connais pas cette espèce. Horn dit simplement :. “This is rather an inconspicious species, resembling, at. first sight, some of the paler varieties of Dolopius lateralis. It seems to be extremely rare. I have seen but two specimens.” M
GENRE XV.—Epiphanis Esch.
Caractères génériques.—Corps assez allongé et assez rétréci en arrière. Tête médiocre, convexe, assez enfon-. cée dans le prothorax ; épistome légèrement rétréci à la. base, avec son bord antérieur un peu arqué, nullement excavé de chaque côté. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, sensiblement épaissies vers le sommet, | à article quatrième et septième assez petits, subégaux, ou plus longs que larges, les articles huit à onze subégaux, au moins deux fois plus longs que les précédents, le dernier subégal aux précédents. Pronotum sensiblement" moins long que large. Lames des hanches postérieures placées assez obliquement, dilatées dans leur moitié interne en une. surface un peu subquadrangulaire, assez brusquement coupées en dehors, où les lames se trouvent réduites à un re-. bord assez étroit et parallèle. Jambes à peine épaissies. vers le sommet ; tarses filiformes ,comprimées, à pénultième article coupé obliquement en dessus, mais pas plus excavééchancré que les précédents (Bonvouloir.)
Ce genre se distingue surtout par la structure de ses antennes qui, au lieu d’avoir des articles augmentant gradue lement de longueur à partir du quatrième, offrent cette particularité que les articles 4-7 sont très petits, presque égaux entre eux, tandis que les articles 8-11 sont plus de deux 100 plus longs.
Une seule espèce connue :
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29. Epiphanis cornutus, Esch.—Corps légèrement atténué dans son tiers postérieur, d’un noir de poix, avec les élytres d’un brun noirâtre plus ou moins obscur et quelquefois brun rougeâtre, recouvert d’une pubescence jaunâtre assez serrée. Antennes ferrugineuses, un peu plus longues que la moitié du corps, (mäle) ou n’atteignant pas tout à fait la moitié du corps (femelle). Pronotum moins long que large, droit sur les côtés en arrière, subgraduellement rétréci dans ses deux tiers basillaires, puis plus fortement atténué en avant, avec ses angles postérieurs accuminés, nullement dirigés en dehors, à ponctuation forte, serrée et rugueuse, et offrant au milieu de sa base une ligne longitudinale lisse qui atteint presque le bord antérieur. Elytres striés, les intervalles légèrement convexes, à ponctuation fixe, serrée, mais non rugueuse. Dessous du corps plus brillant que le dessus, à ponctuation serrée et fine. Pattes ferrugineuses, ainsi que les tarses, dont le premier article est un peu moins long que tous les suivants réunis. Longueur 4-6mm.
On donne comme distribution géographique de cette espèce l’Alaska, le Canada (Ontario et Québec), le New- York et la Pennsylvanie. Les collections de la Division Entomologique en comptent deux exemplaires provenant des collections de Keen, étiquetés Duncan, B. C. et Q. C. I.
XVI ANELASTES, Kirby
Caractères génériques.—Corps allongé et peu atténué en arrière. Tête médiocre, assez enfoncée dans le prothorax ; épistome légèrement rétréci à la base, infléchi par rapport à la tête, avec son bord antérieur légèrement arqué en avant. Antennes dépassent à peine les angles postérieurs du prothorax. Pronotum moins long que large ; écusson en
triangle allongé, obtus au bout. Sutures prosternales sen-. siblement arquées en dehors. Bord antérieur du propectus fortement relevé en carène au milieu, un peu arquée, nullement sinué de chaque côté. Lames des hanches postérieures dilatées dans leur moitié interne en une surface transverse, brusquement coupée en dehors, où les lames se trouvent réduites en un rebord étroit et parallèle. Tarses fili: formes, comprimés, les antérieurs un peu épaissis à Ia base. ne
Une seule espèce dans notre faune :
3. Anclastes Druryi Kerby.—De couleur variable passant du rouge ferrugineux au brun foncé, opaque ou très faiblement luisant, convert d’une pubescence brune à peine perceptible. Tête finentent mais non densément granuleuse, avec une fine impression linéaire sur le front. Pronotum plus large que long, légèrement rétréci en avant, ses côtés arqués, les angles postérieurs divergents, non carênés. Disque convexe avec au milieu une impression linéaire plus distincte en arrière, à granulation fine mais peu serrée. Elytres à stries ponctuées, profondes, les intervalles convexes, à ponctuation serrée, devenant granuleuse vers la base. Dessous du corps à ponctuation fine et serrée. Jambes posté-. rieures (mâles) garnies à leur sommet, en dedans, d’une rangée de poils jaunâtres assez longs ; premier article des tarses postérieurs pubescent en dessous.
Cette espèce est bien reconnaissable de toutes les autres et possède un facies tout à fait caractéristique. Elle est relativement commune à l’ouest des montagnes Rocheuses où on la trouve depuis l'Alaska jusqu’au Nouveau Mexique ; elle se rencontre aussi à l’est des montagnes Rocheuses, mais moins fréquemment. J'en ai vu des exemplaires de l'Alberta ainsi que de l'Ontario. Il ne serait pas éton-
nant qu’on la rencontrerait aussi dans la province de Québec.
A. Druryi varie excessivement par la taille, par la couleur et même par la forme de son thorax, bien qu’elle conserve toujours son facies caractéristique. Il n’y a pas de doute que la forme /atreillei Lec. ne constitue qu’une simple variété à corps plus allongé et surtout beaucoup plus parallèle, rétréci seulement tout à fait en arrière, à pronotum sensiblement plus court, plus régulièrement arrondi sur les côtés et marqué sur son disque de petites fossettes plus apparentes ; les elytres sont aussi plus longs et l’abdomen est plus finement ponctué. Dans une série considérable, le passage d’une forme à l’autre est presque insensible.
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